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samedi 21 janvier 2012

Nouvelle Zélande : "Capitaine ! Antarctique en vue !"


Le sud de l'Otago :


Nugget Point :


Nous voici arrivés au sud de l'Île du Sud de la Nouvelle-Zélande et si on atteint les 10°C dans le vent glacé qui nous arrive de l'Antarctique c'est un miracle ! Quelques éclaircies tout de même mais cette région des Catlins, battue par les vents, creusée par les vagues et grisée par la pluie apparaît sauvage dans le sens où l'on n'y croise pas grand monde à part des moutons. Des conditions de vie bien rudes certainement. 
Le qualificatif de sauvage est ici à entendre dans le sens de sans hommes et rude. Et malheureusement pas dans le sens d'une nature préservée. Les forêts ont été dévastées et rien ne repousse dans ces contrées désolées à cause de ces mêmes moutons.

Premier arrêt pipi à "Kaka Point"... Et oui il fallait l'inventer celle là ! Mais vous savez, nos cerveaux sont engourdis par le froid. 
Rien de bien spectaculaire, une plage typique de Nouvelle-Zélande. On devient difficiles !.
Alors nous continuons jusqu'à Nugget Point. Oui,  nous on adore les nuggets. Alors on s'équipe : 2 polaires, un blouson, les grosses chaussettes en laine de biquette et c'est parti, pliés en deux, marchant et luttant contre le vent au bord de la falaise. On se la joue un peu à la façon Brontë, "Wutherings heights" vous savez, "Les hauts de Hurlevent"... Mais plus on approche de la pointe, plus le paysage se révèle d'une grand beauté...

Nugget Point


Des falaises, le vent, un phare du bout du monde qui monte la garde et l'océan à perte de vue. Au-delà, l'Antarctique...


Le Southland :


Curio Bay :


Chauffage à fond dans le van. Il ne faut pas qu'il nous lâche celui-là !.
Nous nous dirigeons doucement vers Curio Bay toujours plus au sud, en passant par Cannibal Bay. Oui ce n'est pas très recherché, mais le nom est suffisamment explicite.
On s'arrête pour une courte balade vers des chutes d'eau. Le temps ne favorise pas la vie en plein air dirons-nous. On roule sous une averse monstrueuse, les essuie-glace ne sont pas loin de s'arracher (ah non, ce n'est pas le moment qu'ils nous fassent défaut  !).

Arrêt aux Matai Falls & Horseshoe Falls. La végétation est luxuriante et le bruit de l'eau qui s'écoule omniprésent. Le bonheur simple au milieu de la nature accueillante... seul bémol, le poison 1080 (fluoroacétate de sodium) utilisé en abondance pour éradiquer l'opossum dans une lutte à des fins écologiques (sic !). 
La surveillance des enfants est indispensable car le danger d'empoisonnement reste malgré tout bien réel.



On arrive à Curio Bay, pas de camping sauvage ce soir là. Il nous faut du chauffage ! On va se brancher dans le camping local, très rustique ! 
On se prend un bon goûter bien chaud et on se ré-équipe pour les conditions polaires. Du moins avec l'équipement disponible. On lorgne avec envie nos voisins qui ont bonnets et gants, eux, les chanceux !.
On ressort sous un vent terrible et des bourrasques glaciales pour aller sur la baie de Curio qui est en fait une ancienne forêt pétrifiée. On reconnait par terre les traces des arbres, la forme des troncs. On a l'impression d'être dans un autre monde.

Tout à coup on aperçoit un manchot à œil jaune (yellow eyed penguin) s'extirper avec difficulté des vagues se fracassant sur les rochers. Nos visages glacés s'illuminent. Une douce chaleur nous envahit. On se regarde : YES, c'est l'heure des manchots ! Ce n'était pas prévu au programme.
Quel bonheur, on peut les voir de tout près ces yellow eyed penguin endémiques de la Nouvelle-Zélande (garder une trentaine de mètres de distance pour ne pas les effrayer tout de même). Ils se dandinent, sautillent de rocher en rocher, écoutent, crient et rejoignent finalement leur nid caché dans les fourrés. Et tout ça au terme d'un voyage bien périlleux. Ils sont très vulnérables sur la terre ferme. Il s'agit d'une espèce menacée d'extinction : plus que 4000 à 7000 couples sur toute la Nouvelle Zélande.

Un autre grand moment dans nos petites vies :



On voit bien dans le film pourquoi ils sont nommés "Yellow-eyed penguin".
Par contre les anglais sont un peu pénibles à ne donner qu'un seul nom à plein de bêbêtes : penguins c'est à la fois pour les manchots et les pingouins ; "Seals" c'est à la fois pour les otaries et les phoques. Nous on y perd notre latin !

Nous revenons bien tard au van. La nuit tombe, la mer est déchaînée  le vent violent (annoncé par les prévisions météo à 100 km/h) et nous nous sommes pas loin de nous transformer en glaçons !
Après une nuit bien agitée, nous tombons nez à nez le lendemain matin sur... Rémi et Caro. Vous vous rappelez, on avait passé une belle soirée ensemble. Et bien eux ont été très matinaux : ils se sont réveillés avec le soleil , sous les nuages vers 7h, leur van face à la mer, avec le spectacle grandiose des dauphins s'amusant dans l'eau près de la plage. Sans hésiter, ils ont enfilé leurs maillots (même pas de combis !) et sont aller nager pour leur plus grand bonheur avec les dauphins de Curio BayAouah, quelle expérience pour eux, ils en sont encore frigorifiés (l'eau est à 7 °C !) mais ravis !! Bye bye Rémi et Caro et vive la jeunesse ! 
Nous aurons aussi la chance de voir quelques dauphins batifoler mais ils sont loin, nos photos ne sont pas terribles... Les jumelles étaient indispensables.


Waipapa Point :


Nous continuons notre route pour nous arrêter à Slope point, the "Most southern point of the south island", en effet, là-bas juste en face de nous, plein sud, c'est l'Antarctique, jamais nous n'en serons aussi proches, 4800 km, une paille (à moins d'aller un jour en Terre de Feu... ce n'est pas que ça nous déplairait !). 
En tout cas on la sent la banquise qui traîne pas loin (ou du moins ce qu'il en reste), le vent est glacial et on revient en courant vers le van, on va adopter la manchot attitude, se blottir les uns contre les autres pour se réchauffer !

Prochain arrêt à Waipapa Point : belle balade sur la plage, joli phare, mais surtout on rencontre un couple qui nous indique qu'ils ont vu "a very big sea lion". "As tall as me" nous affirme le monsieur (ah bon ?). Vite on court sur la plage, on ne veut pas le manquer le lion de mer, on n'en a encore jamais vu "en vrai" !!
On avance, on avance et tout à coup sur le sable, un gros tas. Quelle rencontre ! C'est vraiment une espèce d'animal flasque, qui semble tout mou et bien maladroit. Et pourtant partout il y a des panneaux indiquant qu'il peut être dangereux et très vif ! 
Bien sûr on ne s'en approche pas trop près. On le contemple longuement quand soudain il se lève sur ses nageoires, remonte la tête, tourne sur lui même avant de s'effondrer de nouveau par terre. Quelle masse !! On comprend le "as tall as me" du monsieur qui ne nous paraissait pas si grand... 
C'est vraiment énorme et d'une puissance insoupçonnée !


Vous avez-vu le mastodonte ? Près du phare (Waipapa Lighthouse), on rencontrera ses copines, beaucoup plus délicates et féminines, toutes en courbes, pleines de charme ! Il va falloir se mettre au gainage musculaire les filles !

Les déplacements de la bête sont plus parlants en vidéo :




Bluff - Invercargill :


Après ces rencontres fauniques, nous allons à Bluff. C'est la ville la plus au Sud de la Nouvelle-Zélande. Il fait un temps épouvantable. Il s'agit d'une ville portuaire et industrielle. L'ambiance est glauque !

On est bien loin de l'Europe :

Panneau indicateur de Bluff

On continue notre route jusqu'à Invercargill, pluie toujours et ambiance tout aussi glauque. On va se réchauffer chez notre ami Mac Donald, old friend, on en profite pour regarder les "weather forecast in the newspaper". Pas terrible, pas terrible ce qui s'annonce... Bon allez, on va se coucher. On verra demain !


Lake Monowai :


Le lendemain matin on se réveille sous le gris souris persistant. Mais bon ici, on est heureux quand la pluie s'arrête !
Alors on reprend la route pour commencer la remontée de la West Coast vers le Nord, on décide de faire une incursion par une gravel road vers le Lake Monawai
Un rayon de soleil transperce les nuages et on s'arrête dans un endroit enchanteur. Une forêt de hêtres australs magnifique ; un lac et un beau sentier qui nous tend les bras. C'est sans compter le retour de nos amis les "black flies", vous vous souvenez ces espèces de moucherons minuscules qui vous arrachent des morceaux de peau. C'est pas possible !!
Avant de sortir de van on s'équipe pour lutter contre l'attaque, mais il est midi et on avait oublier que nos chères têtes brunes à midi ils ont faim... 
Je décide de partir en éclaireur, en homme des bois pour profiter de la timide éclaircie, filmer, photographier. Le ciel s'assombrit dangereusement. Le reste de la petite troupe n'aura pas le temps de pousser jusqu'au lac. On court jusqu'au van pour échapper de justesse aux trombes d'eau qui s'abattent sur nous.






Fiordland National Park :


On continue notre route jusqu'au village de Te Anau. Pluie, pluie et repluie. Alors on va faire du shopping. 
Ça change, c'est parti pour les souvenirs ! On se dirige vers l'Info Center : demain ils annoncent un grand soleil. Pas possible ! Peut-être aurons-nous de la chance pour aller au Milford Sound, c'est un très beau fjord parait-il... 
Et nous retombons sur Rémi et Caro, ben oui on suit tous le même itinéraire !!

Demain c'est parti pour la croisière sur le fjord ! A nous le Fiordland National Park ! For you... next time !





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mercredi 18 janvier 2012

Nouvelle Zélande : Victoria, Edward et les autres, clin d'oeil aux british et aux scottish !

Oamaru :


Alors aujourd'hui "Welcome to victorian Oamaru", sur la côte Est, nous voilà arrivés sous un beau soleil et un vent frisquet dans une ville où enfin subsistent quelques vestiges d'un passé pourtant pas si lointain, Oamaru et ses bâtiments victoriens nous accueillent... et nous tomberons sous le charme !


Les bâtiments sont superbes, c'est un vrai plaisir de déambuler dans cette ville. Par derrière la gare, une rue : Tyne Street, bordée d'ateliers et autres échoppes. C'est là que Peter Jackson à trouver la main d'œuvre qualifiée pour la fabrication de certains décors et ustensiles nécessaires à sa célèbre trilogie : le Seigneur des Anneaux...



Nous ferons de belles rencontres ce jour là : le fiston tombe sur le kiwi de ses rêves - même que quand on appuie dessus, il fait le vrai cri du kiwi - et surtout à la library nous tombons polaires Quechua (vous vous rappelez il fait froid !) contre deux autres polaires Quechua, à fond la forme les français !!

Quelle belle rencontre avec Rémi et Caro deux jeunes français pour 6 mois en van en Nouvelle-Zélande alternant wwoofing et visites. Politesse à l'anglaise mais ça fait du bien de parler français ! : "I call for a tea"? 
On se fait visiter nos demeures respectives de routards, vastes et luxueuses (nous on a des toilettes même si elles sont portatives. Elle nous permettent de s'afficher self-contained !!). Eux en sont encore à l'époque victorienne... 
De bonnes tranches de rire, Caro tombe amoureuse du kiwi du fiston et va vite s'acheter son jumeau. It's so cute !


Yellow Eyed Penguin :


Mais c'est que l'heure tourne, finis tea et scones, c'est bientôt l'heure des "Yellow-eyed penguins" !! Et oui Oamaru est (surtout) connue pour être un superbe spot d'observation des manchots antipodes ou encore à œil jaune.
On démarre les vans direction Bushy beach :
  

On s'installe tranquilou en haut de la falaise, la vue est superbe, avec les gâteaux apéro, en attendant que Messieurs et Mesdames les manchots daignent sortir de l'eau, les enfants aux jumelles scrutent la plage. On est prêt !
On ne s'ennuie pas car on papote avec Rémi et Caro qui nous racontent leurs expériences, en particulier leurs séjours wwoofing : ça consiste à travailler dans des fermes bio en échange du gîte et du couvert, idéal pour rencontrer des gens, parler anglais et apprendre... La petiote, notre déléguée aux relations publiques est sous le charme. C'est décidé elle fera du wwoofing un jour. Le concept nous intéressait et ces témoignages vécus ne font que renforcer cette impression. 
Ça donne des idées... Mais fini de rêver, à côté de l'otarie lézardant depuis le début sur la plage, enfin nous voyons notre premier manchot antipode, flottant près du rivage, se laissant porter par les vagues jusqu'au sable, et hop maladroitement se hissant sur ses petites pattes. Il s'arrête, scrute les alentours, radar enclenché. Aucun danger à l'horizon. Il peut entamer une longue marche pour remonter toute la plage et aller retrouver son nid dans les broussailles. 
Spectacle extraordinaire. Encore une fois que la nature est belle. Le fait que cet oiseau retrouve pile poil, non pile plume, après une journée en pleine mer à pêcher ; la plage où est son nid, est étonnant !



C'est superbe !! Nous attendons la tombée de la nuit et allons dormir, après avoir quitté à regret nos compagnons de route ; humains et animaux, en camping sauvage sur un port, tout seuls face à la mer, au coucher de soleil et dans le vent, la vie est belle !


On se réveille, le van n'a pas tourné lui, au contraire du vent, face à l'océan toujours là et d'une couleur magnifique. Une matinée radieuse. Les plaisirs des voyages et de l'aventure...

Moeraki Boulders :


Nous continuons notre route et nous nous arrêtons aux Moeraki Boulders qui intéresseront les géologues en herbe : de curieuses boules de roche constituées de calcaire, de silice, d'aluminium ... 
Et nous voilà, escaladant les rochers, on croirait des carapaces de tortues !



Dunedin :


On peut enfiler les kilts : on se dirige en effet vers la capitale de la région de l'Otago, Dunedin, ville qui devait s'appeler "New Edinburgh" mais qui a finalement pris le nom celtique de cette ville "Dun Edin", un petit bout d'Ecosse Ici siège la plus vieille université de Nouvelle-Zélande et de beaux bâtiments sont encore debout : on se gare aisément en ville et nous commençons notre tour alors qu'un jeune joue de la cornemuse, on est directement mis dans l'ambiance !  La gare de la ville est très réputé pour son style architectural edwardien.

Gare de Dunedin
First Church

Bien sûr nous ne manquerons pas de rendre visite à notre vieil ami écossais Mac Donald.
Alors il y a un truc à ne pas louper à Dunedin c'est la rue la plus pentue du monde. Et oui la Baldwin street rivalise avec les rues de San Francisco ! On grimpe tout en haut, c'est fou cette pente !! Mais il faut du souffle pour tout grimper sans s'arrêter. 
A voir à la fin du film ;-) :


Une petite citation locale : "The people are Scots. They stopped here on their way home to heaven thinking they had arrived." So wrote Mark Twain in his book "Following the Equator" (1895) during his visit to Dunedin on the south east coast of the South Island of New Zealand.

Otago Peninsula :


Après ce petit bain de ville, on prend la direction de la petite presqu'île d'Otago à l'est de Dunedin. Cette péninsule qui jouxte la ville de Dunedin fait la part belle à la faune sauvage que l'on peut observer sans grosse difficulté.  À part la colonie d'Albatros Royal de Taiaroa Head pour l'observation de laquelle on se doit de payer 40$... sauf si vous l'observez de la digue de Aramoana située en face avec des jumelles. 
Une péninsule agricole, vallonnée et très touristique.  Le côté Dunedin nous semble un peu trop habité, on préférera l'autre côté plus sauvage. 



Mais il se met à bien pleuvoir. Tiens ça faisait 3 jours, un record !.
On trouve un superbe endroit pour dormir sauvage, au bout d'une pointe, le long de Aramoana Road, on verra les paquebots de croisière passer devant nous et surtout des albatros royaux, exceptionnel !


Un très beau coin de Nouvelle-Zélande, assurément.

La prochaine étape sera notre virée dans les Catlins, la côte Est toujours mais en descendant vers le Sud, on se rapproche du pôle et des glaçons. Ressortez les doudounes et tout le fatras ! 

À la prochaine.





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dimanche 15 janvier 2012

Lake Tekapo, Lake Pukaki et Mount Cook ! Ke de K !


Lake Tekapo :


Nous avons quitté Akaroa, ancien village français pour nous diriger vers le centre de l'île, vers les Alpes chères à Edmund Hilary, un néo-zélandais bien célèbre, qui a escaladé le fameux Mount Cook, plus haut sommet de Nouvelle-Zélande, d'ailleurs on a bien failli passer à côté sans le voir !!
La route traverse les paysages du Canterbury, paysages décevants car assez plats et surtout très agricoles, mais les derniers kilomètres avant le Lake Tekapo se révèleront enchanteurs ; enfin ils sont là les paysages tant rêvés, à nous "Lord of the rings" !!

Nous tombons au détour d'un virage sur le Lake Tekapo : un bleu turquoise extraordinaire, ciel bleu extraordinaire, paysages extraordinaires !
Vous l'aurez compris, notre journée au Lake Tekapo aura été exceptionnelle, inoubliable, lumineuse : un autre de nos coups de cœur !
Nous entamons une randonnée de 3-4 h qui monte à l'observatoire du Mount John, en effet ici l'air est très pur, et l'impression d'immensité, de solitude se renforce face à de telles couleurs. Sublime !



Un grand vent froid mais vivifiant nous accompagne tout l'après-midi, c'est revigorant ! Les cocos s'accrochent et luttent pour avancer, c'est épique ! 
Un petit arrêt pique-nique pour reprendre des forces. Pour en avoir plein la vue :


Une randonnée à classer dans les TOP !!
Le soir le temps se couvre rapidement, (normal on a eu 8 h d'ensoleillement, il ne faudrait pas bouleverser les statistiques !), on décide d'aller se relaxer aux "Hot pools", au milieu des arbres, avec vue sur le lac.  Sous des averses terribles, nous nous ramollissons dans une eau à 37°C et ressortons à la nuit, "al dente", prêts à se glisser sous la couette... et la nuit fut la première d'une série de nuits... glaciales !!! On dort tout habillés avec les polaires, les chaussettes, quelle nuit !! 4-5 °C maxi, on branche le chauffage en se levant, limite s'il faut aller dégivrer. Dans le camping, on se croirait au pôle Nord, tout le monde est en anorak, bonnet et gants, on hallucine, mais non il fait vraiment un froid de gueux ! Allez un bon petit thé bien chaud et des toasts grillés au Nutella (difficile d'y enfoncer la cuillère d'ailleurs) nous remettent d'aplomb !

Lake Pukaki :


Réchauffés, on quitte Tekapo pour le lac quelques kilomètres plus loin : le Lake Pukaki, plus kaki du tout vu qu'il est turquoise lui aussi (le jeu de mot est facile !!).  On s'aperçoit alors qu'il a neigé ! On n'a pas rêvé : la nuit a vraiment été froide : les sommets qui nous entourent sont tout blancs, c'est grandiose !!


Logiquement (heureusement qu nous avons un guide et une carte pour nous le dire ! ), le Mont Cook se dégage au bout du lac Pukaki, sauf que là-bas, tout là-bas, il y a plein de nuages :

Lake Pukaki
Alors, on y va au Mont Cook ou on n'y va pas ? Bon allez on tente !! La route pour aller dans ce petit bout du monde qu'est le village d'Aoraki au Mont Cook (vous suivez encore ?) est magnifique mais plus on s'en approche plus la légère bruine se transforme en trombes d'eau et nous arrivons au milieu d'un rêve  des nuages, on n'y voit pas à 100 mètres !! Oh non !! 


On remarque quand même des campeurs, courageux ou fous, des randonneurs équipés pour les pôles qui s'attaquent à la montagne (ils sont ou ils vont givrer, trop de kiwis est néfaste !!).
Nous on déguste notre sandwich pain de mie au rythme des gouttes de pluie qui s'écrasent sur le van, en guettant la prochaine infiltration sous le déluge !
En vain, on scrute le ciel, notre danse du soleil ne fonctionne encore pas (il faut l'arrêter celle-là). 
On se replie d'où on vient, au moins là-bas il ne pleut pas ! On revient sur nos pas (50 km tout de même) pour consulter les "Weather forecast" au I-Center à Twizel. And tomorrow, probability of rain : 0%. A dream or a Big mistake ?? Wait, wait to be wet ???

Nous passons la nuit (difficilement) en camping sauvage sous des arbres le long de la route 8. On va encore une fois se peler, il fait un froid terrible et interdiction de faire des feux : "total fire ban". On enfile tous les vêtements qu'on a. 

Mount Cook National Park :


Mais nous sommes récompensé le lendemain matin : on ouvre l'œil... avec les rayons du soleil !! Youpi, vite vers Aoraki ! A nous le Mont Cook pour une fois sans nuages !
Nous réempruntons la même route qui longe le lac Tekapo, mais cette fois-ci sous un soleil splendide, heureux et chanceux que nous sommes, et contemplons une fois encore des paysages somptueux :


Courageux nous aussi, nous avons mangé plein de kiwis, nous nous attaquons à la "Hooker Valley Track".
3 h de randonnée prévue, il nous faudra presque 5 h avec nos arrêts, et le sentier se révèlera très pierreux et technique, mais que de beautés autour de nous ! Des ponts suspendus, nous voilà tels Indiana Jones marchant courageusement vers le fond de la vallée, de vrais aventuriers à la conquête du glacier !



L'arrivée au glacier "au pied" du Mont Cook (encore bien loin), après 2h30 de marche, est éblouissante :



Oui ce sont bien des morceaux de glace, des icebergs qui se promènent devant nous pendant qu'on reprend notre souffle. C'est qu'on n'est pas comme Edmund Hilary nous. Vous savez, c'est lui qui a grimpé l'Everest et qui s'entraînait là. Il nous faut un peu de repos avant d'entamer le retour. Aïe les mollets !

En tout cas nous avons encore eu beaucoup de chance avec cette journée magnifique dans les Alpes Néo-Zélandaises ! 
Direction ce soir-là de nouveau la côte Est et le Pacifique pour continuer notre périple vers le Sud.

A venir donc au prochain numéro : Oamaru, charmante ville victorienne et ses manchots... Encore de bien beaux souvenirs !





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mardi 10 janvier 2012

Oh, des cachalots ! A Kaikoura, hourra !

Pour se repérer :


Une carte pour visualiser notre parcours sur l'Île du Sud en Nouvelle-Zélande :


De Blenheim à Kaikoura :


Au menu aujourd'hui : la sublime route côtière le long du Pacifique de Blenheim à Kaikoura, les otaries et les cachalots, juste en photos et vidéo comme petit apéro ! C'est le 10 janvier et nous sommes devenus des "weather forecast" optimistes : un soleil radieux pendant presque 3 jours. Hop le moral est remonté en flèche et on en a pris plein les mirettes !!
Nous avons donc emprunté la route qui descend le long du Pacifique jusqu'à Christchurch : le ciel bleu azur et le soleil radieux nous ont permis de contempler le Pacifique, quel océan celui-là !, dans toute sa splendeur : l'eau d'un bleu laiteux comme on ne l'avait encore jamais vu, les plages de sable noir, les montagnes en fond, nous en sommes restés bouche bée, vraiment Waouh ! Que c'est beau, mais que c'est beau !


Clarence Beach


Il nous aura fallu pas mal de temps pour atteindre Kaikoura, puisqu'on s'arrête toutes les 5 minutes, photos, films... mais quelle route, inoubliable !


Kaikoura Beach

Kaikoura est bien touristique, en effet c'est ici que l'on peut admirer au mieux la faune locale. Du coup le camping sauvage avec notre Jucy violet risque d'être difficile.  On se rabat sur le super camping TOP 10 pour la plus grande joie... des cocos qui vont pouvoir se défouler sur le jumping pillow géant et aussi dans la piscine, gla gla mais elle est chauffée parait-il (à moins qu'on en ait perdu notre anglais sous le soleil qui tape ! ). On part réserver une croisière au cachalot (Kaikoura Whales Watching) pour le lendemain.  Puis nous allons visiter la ville et la côte. Le long de la Kaikoura Peninsula Walway et de la South Bay Parade on admirera encore les otaries, les oiseaux et les totems maoris.
La lumière est splendide. Et avec le soir qui arrive, cette lumière baisse, les nuages se profilent, un bel orage nous attend puis un arc en ciel... 
Quelle belle journée ! Ce bleu laiteux sur l'océan...





Kaikoura Whales Cruise :


C'est donc avec une grande impatience que nous arrivons le lendemain matin, prêts à embarquer pour partir à la rencontre, on l'espère des cachalots - en anglais "sperm whales" - rigolo tout de même. Bref on espère, on espère et après quelques kilomètres au large, on aperçoit le souffle d'un premier cachalot, moteurs coupés, silence, un spectacle grandiose : la baleine reprend son souffle une douzaine de fois, ce qui nous laisse le temps de contempler sa taille, sa peau, on voit son évent aux jumelles, avant de plonger pour 90 minutes, extraordinaire !!  Beaucoup de chance pour nous : nous verrons 4 cachalots, et serons admiratifs devant de tels animaux, une telle puissance, un jour exceptionnel dans notre vie de petits voyageurs ! 


On revient enchantés par le spectacle :


Après cette magnifique matinée, nous allons pique-niquer au sommet de la colline, le "Kaikoura Scarborough Street Lookout" nous offre un panorama à couper le souffle,  avec un beau rainbow
Superbe !



Nous poursuivons notre route vers le sud et avant de nous arrêter pour la nuit dans un camping gratuit en pleine nature au bord de l'Océan Pacifique Sud, à Hurunui River., on s'arrête à côté de Gore Bay pour observer Cathedral Cliff (falaise de calcaire) :


On passera la nuit dans un banc de nuages isolés. Ce n'est pas grave. Surtout que l'on rencontre un pêcheur néo-zélandais retraité d'origine autrichienne et on passe une bonne soirée à discuter !


Banks Peninsula :


Le lendemain nous passerons par Christchurch, sans nous y arrêter (c'est plutôt prévu pour la fin du voyage) et nous nous dirigeons vers la presqu'île de Banks qui se situe juste au sud.


Beaucoup de chance, le temps est encore au beau fixe et nous atteindrons Akaroa dans l'après-midi. On laisse le van au camping Top 10 en haut de la colline et on descend explorer le village à pied.
En fait, Akaroa est un petit bout de France en Nouvelle-Zélande puisqu'un français, Jean-François Langlois,  commandant de baleinier, fonde Akaroa en 1840 pour qu'elle devienne colonie française. Revenu en France pour soulever des fonds nécessaire à son objectif, il doit patienter pour collecter l'argent et obtenir les autorisations royales. 
Ce temps d'attente mettra un terme aux ambitions coloniales françaises dans l'Île du Sud. A son retour, le traité de Waitangi (si controversé) vient juste d'être signé entre certains chefs Moaris et William Hobson, gouverneur envoyé par la Couronne Britannique.  Les Anglo-Saxons affluent alors à Akaroa.  
Le village garde malgré tout un air de petite ville française avec quelques spécialités culinaires, des spécificités architecturales (volets) et des noms de boutiques et de rues français. Un village au charme colonial indéniable et dans un écrin naturel magnifique. Il reste dans le village la "French Touch" c'est vraiment sympa :


Tout plein de petits cottages, certains vraiment loufoques rendent cette balade vraiment agréable, au bord de la baie.  On s'offrira notre premier vrai "Fish and Chips". Ça revigore, on a les calories pour 3 jours ! Akaroa et sa Péninsule de Banks nous auront beaucoup plu, l'ambiance y est très paisible et la mer au pied des collines verdoyantes nous offrira ce soir là une belle lumière au coucher du soleil :

Baie d'Akaroa

Très bientôt, prochaine étape, une incursion vers les Alpes néo-zélandaises, le lac Tekapo, le lac Pukaki et le Mont Cook... 

Mais c'est une autre histoire !




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jeudi 5 janvier 2012

Nouvelle Zélande : vers l'Île du Sud, région de Picton et des Marlborough Sounds


Cook Strait :


Nous avons embarqué notre van Jucy sur le ferry InterIslander pour une magnifique traversée du Cook Strait de Wellington jusqu'à Picton dans l'Île du Sud. Nous y avons rencontrés une petite famille de Polynésie Française. Camarades de jeux tout trouvés le temps de la traversée...
Exceptionnel !! Et un passage dans les Marlborough Sounds (c'est un peu comme des fjords) magnifique, je vous laisse voir en images :


Une fois débarqués à Picton, nous avons emprunté la belle et très sinueuse route vers le Nord Ouest, la conduite à gauche ne nous pose plus de problème d'ailleurs ! Sauf encore quelque fois le clignotant qui se met en route à la place des essuies-glace mais pour une fois on n'a pas besoin des essuies-glace !  La vue sur les Marlborough Sounds est vraiment de toute beauté sous une lumière magnifique.

French Pass Road :


On profite un maximum de cette journée ensoleillée et on décide le lendemain d'aller au bout d'une presqu'île, le French Pass, une bonne cinquantaine de km de gravel road ne nous font pas peur même si ça secoue là-dedans.
On arrive entiers au bout du bout qui méritait vraiment tous ces efforts :  French Pass, un de nos coups de cœur en Nouvelle-Zélande ! Un paysage de côtes déchiquetées, des criques, des bois, des collines et la mer d'une couleur extraordinaire variant du turquoise au vert sous les rayons du soleil s'infiltrant de temps à autre entre les nuages. Sublime de beauté, la nature à l'état pur !  
Un vrai bonheur pour nous en quête de paysages, de solitude et d'émotions :





Ce petit coin de Nouvelle-Zélande nommé "French Pass" l'est ainsi en hommage au grand explorateur français Dumont d'Urville, vous savez celui qui est allé jusqu'en Antarctique et qui a découvert Terre Adélie (qu'il a nommé ainsi en l'honneur de sa femme), bref il est arrivé jusqu'ici sur l'Astrolabe pour cartographier la Nouvelle-Zélande qui n'appartenait pas encore aux Anglais, et ceci après James Cook
Incroyable son histoire, il a fait plusieurs fois le tour du monde et il est mort dans un déraillement de train à Montparnasse...


Après cette magnifique journée nous continuons notre route vers le Parc National Abel Tasman via la ville de Nelson où nous ferons le plein de carburant et de nourriture. Hélas le temps redevient tout gris et bien chargé :


Mais les bords de route restent superbes mêm si les peuplements industriels de pins ont remplacé les forêts initiales...


La couverture nuageuse ne nous permet pas de bénéficier des belles couleurs espérées : il parait que les eaux y sont turquoises, on veut bien le croire ! Déjà, il ne pleut pas !
Nous faisons une petite partie du sentier de randonnée qui longe la partie littorale du Parc : la Tinline Bay Walk ce qui nous permet d'admirer tout pleins d'oiseaux, c'est superbe :






Nous passerons la nuit dans le Top 10 de Motueka, petite ville maraîchère, à la limite du Abel Tasman National Park :




Cape Farewell :


Le lendemain matin, on prend la Takaka Hill Highway, route célèbre pour ses 365 virages, pour rejoindre le Cape Farewell. Non sans nous être arrêter pour déguster de succulentes cerises achetées au bord de la route à la sortie de Motueka; Un an et ½ que nous n'en avions pas mangé. En Nouvelle Calédonie, elles sont hors de prix. Un vrai régal !
Cette route très sinueuse sera émaillée de multiples arrêts. Le premier au Takaka Hill Lookout, belvédère avec une vue plongeante sur Motueka :


Un peu plus loin, le Bobs Lookout propose le même type de vue.

Les Te Waikoropupu Springs, troisième arrêt de la journée, sont caractérisées par un débit d'eau de 14000 litres par seconde ce qui fait de ces sources d'eau froide l'une des plus importantes de l'hémisphère sud. Autre record, ces sources sont parmi les plus pures au monde : en effet, des mesures optiques ont montré une portée de la visibilité sous l'eau à 63 m. seule l'eau de l'Antarctique proche de la mer de Weddell peut prétendre à un tel record.
Une petite balade est proposée : la Pupu Hydro Walway qui permet de mieux comprendre les phénomènes à l'origine d'une telle pureté (filtration de l'eau avant sa résurgence) et l'extraordinaire population de macro-invertébrés et de plantes endémiques rares qu'elle héberge. Interdiction est faite de toucher l'eau pour ne pas la souiller (des rangers surveillent !)  :


Puis c'est le tour des Numerous Sinkholes Caves :


Nous arrivons enfin au bout du bout, le Cape Farewell. Très beau mais le temps devient tellement mauvais qu'on finira notre randonnée de la Cape Farewell Ligthouse Walk en courant, car il se met à.... pleuvoir, à venter, à geler (enfin presque). Ça faisait tellement longtemps ! 
On enfile double polaire + ciré, la parfaite combinaison pour affronter les éléments naturels !  Et on attaque une danse du soleil pour implorer un peu de clémence, mais en vain ! Alors on se fait un petit goûter : Toast grillé au toaster livré dans le van et Nutella (frappé d'interdiction par les douanes en Nouvelle Calédonie), avec un bon petit thé pour se réchauffer, et j'oubliais la petite soupe du soir, un an qu'on n'avait pas bu une soupe !! 
Bref dommage, il y avait du potentiel dans ces dunes et ses collines à l'infini :


Cette excursion au Cape Farewell nous aura pris la journée AR. Nous passons la nuit en free camping au départ du sentier de randonnée de l'Anatoki Track en compagnie de sandflies affamés...

En route vers... Blenheim :


On hésite alors sur la direction à prendre pour la suite de notre périple : Est ou Ouest ? On réussi à choper la wifi dans un petit bled, hop la météo et là catastrophe ! Nous voulions aller vers la côte Ouest et ils annoncent 10 jours de "Rain, Heavy rain, Rain... I'm singing in the rain !!". Bon nous on n'est ni Gene Kelly ni amphibie alors on prend la direction plein Ouest où le temps devrait être meilleur, l'espoir fait vivre ! Un petit arrêt à St Arnaud au Lac Rotoiti s'impose, paysage très beau malgré les nuages :

Lake Rotoiti

Et surtout malgré l'attaque massive à l'arme biologique dont nous serons victimes dès la porte ouverte : assaillis de toute part par une espèce de petits moucherons tout minus mais qui nous arrachent la peau ! Help ! Des sandflies ! Horreur, où est le spray ? Nom de D... de p... de m... où est ce fichu spray ? Le van est envahi, on en a partout sur nous, ils nous bouffent littéralement et... le spray, caché sous le siège des enfants, pschitt, vite on redémarre, les fenêtres ouvertes, le vent à fond, quel cauchemar !!! Première rencontre du 3ème type avec ces satanées bestioles !! 
On décide d etenter notre chance un peu plus loin au lac Rotoroa : mêmes punitions !

Lake Rotoroa

On se dirige alors vers Blenheim (vers l'ouest donc), et là de nouveau des frissons : l'esprit d'aventure voire l'inconscience parle. 
En passant près de la Wairau River, je me dis : "Tiens, idéal pour un camping sauvage" sauf que la route pour y aller est tout sauf une route, plutôt une piste pour 4x4 (ce que n'est à l'évidence pas notre camper van : 2.5 T avec deux roues motrices AR). 
Donc une piste avec trous, galets... et forcément, et bien forcément y'a un moment où on ne peut plus avancer... mais on ne peut plus reculer non plus ! A l'évidence après avoir fait le tour du van ; à l'évidence on est coincés là, enlisés dans les galets, au milieu de nulle part !... C'est pas possible, la journée pourrie avec la poisse, c'est pas possible ! 
Bon, réfléchissons, déjà y'a pas mort d'homme (c'est notre devise en voyage !) qu'est ce qu'on peut faire ? On sort le cric, monte le van et on dispose sous une roue des galets bien plats. Rien à faire, plus on accélère plus on s'enlise !! Le châssis touche maintenant le sol... Un vrai cauchemar ! 
Bon il faut réfléchir : personne aux alentours pour nous aider, c'est la fin de journée et pas de téléphone dispo. En plus le crochet de remorquage est placé devant le van qui occupe toute la largeur disponible du sentier. Donc pas moyen d'être tracté par derrière... 
Il faut donc trouver le moyen de se débrouiller seuls. Nous partons en chasse de morceaux de bois les plus longs possibles. Dans le lit du torrent, on trouve des troncs de jeunes arbres. Les enfants farfouillent à droite à gauche et nous ramènent des galets plats. 
Et rebelote : on soulève le van, on creuse, on glisse les troncs sous les roues,  on accélère et miracle on réussi à reculer. Il faut maintenant faire 1/2 tour : on ne peut pas faire plusieurs km en marche arrière sur ce terrain instable. Une quinzaine de manœuvres seront nécessaires. 
1h et demi de galère, on est tout boueux, quasi épuisé après tant d'efforts et d'énervements. C'est la leçon du jour : il ne faut jamais abandonner !! 

On reprend la route vers Blenheim dont les environs sont couverts de vignobles qui produisent du Sauvignon blanc, du Chardonnay, Riesling, Pinot gris, Gewürztraminer et du Pinot noir au sein de la Wairu Valley Winery. Les français n'ont qu'à bien se tenir !
Malheureusement, en plus de copier les cépages français, les vignerons locaux copient aussi les mêmes méthodes d'élevage : les tracteurs enjambeurs traitent les vignes avec ce qui ressemble fort à des intrants chimiques vu les protections dont se couvrent les ouvriers... Pas très écologique, tout cela !



Pour se remettre de nos émotions, on se trouve un super camping Top 10 à Blenheim avec tout : jeux, piscine, douche chaude, le pied. 
Et surtout, après l'effort, le réconfort : on se fait, à la mode des Néo Zélandais un super BBQ, trop bon !! On l'aura bien mérité ! 

 Allez la suite bientôt, la côte Ouest de l'Île du Sud, Kaikoura et ses baleines, un autre coup de cœur de notre voyage !





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