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jeudi 5 janvier 2012

Nouvelle Zélande : vers l'Île du Sud, région de Picton et des Marlborough Sounds


Cook Strait :


Nous avons embarqué notre van Jucy sur le ferry InterIslander pour une magnifique traversée du Cook Strait de Wellington jusqu'à Picton dans l'Île du Sud. Nous y avons rencontrés une petite famille de Polynésie Française. Camarades de jeux tout trouvés le temps de la traversée...
Exceptionnel !! Et un passage dans les Marlborough Sounds (c'est un peu comme des fjords) magnifique, je vous laisse voir en images :


Une fois débarqués à Picton, nous avons emprunté la belle et très sinueuse route vers le Nord Ouest, la conduite à gauche ne nous pose plus de problème d'ailleurs ! Sauf encore quelque fois le clignotant qui se met en route à la place des essuies-glace mais pour une fois on n'a pas besoin des essuies-glace !  La vue sur les Marlborough Sounds est vraiment de toute beauté sous une lumière magnifique.

French Pass Road :


On profite un maximum de cette journée ensoleillée et on décide le lendemain d'aller au bout d'une presqu'île, le French Pass, une bonne cinquantaine de km de gravel road ne nous font pas peur même si ça secoue là-dedans.
On arrive entiers au bout du bout qui méritait vraiment tous ces efforts :  French Pass, un de nos coups de cœur en Nouvelle-Zélande ! Un paysage de côtes déchiquetées, des criques, des bois, des collines et la mer d'une couleur extraordinaire variant du turquoise au vert sous les rayons du soleil s'infiltrant de temps à autre entre les nuages. Sublime de beauté, la nature à l'état pur !  
Un vrai bonheur pour nous en quête de paysages, de solitude et d'émotions :





Ce petit coin de Nouvelle-Zélande nommé "French Pass" l'est ainsi en hommage au grand explorateur français Dumont d'Urville, vous savez celui qui est allé jusqu'en Antarctique et qui a découvert Terre Adélie (qu'il a nommé ainsi en l'honneur de sa femme), bref il est arrivé jusqu'ici sur l'Astrolabe pour cartographier la Nouvelle-Zélande qui n'appartenait pas encore aux Anglais, et ceci après James Cook
Incroyable son histoire, il a fait plusieurs fois le tour du monde et il est mort dans un déraillement de train à Montparnasse...


Après cette magnifique journée nous continuons notre route vers le Parc National Abel Tasman via la ville de Nelson où nous ferons le plein de carburant et de nourriture. Hélas le temps redevient tout gris et bien chargé :


Mais les bords de route restent superbes mêm si les peuplements industriels de pins ont remplacé les forêts initiales...


La couverture nuageuse ne nous permet pas de bénéficier des belles couleurs espérées : il parait que les eaux y sont turquoises, on veut bien le croire ! Déjà, il ne pleut pas !
Nous faisons une petite partie du sentier de randonnée qui longe la partie littorale du Parc : la Tinline Bay Walk ce qui nous permet d'admirer tout pleins d'oiseaux, c'est superbe :






Nous passerons la nuit dans le Top 10 de Motueka, petite ville maraîchère, à la limite du Abel Tasman National Park :




Cape Farewell :


Le lendemain matin, on prend la Takaka Hill Highway, route célèbre pour ses 365 virages, pour rejoindre le Cape Farewell. Non sans nous être arrêter pour déguster de succulentes cerises achetées au bord de la route à la sortie de Motueka; Un an et ½ que nous n'en avions pas mangé. En Nouvelle Calédonie, elles sont hors de prix. Un vrai régal !
Cette route très sinueuse sera émaillée de multiples arrêts. Le premier au Takaka Hill Lookout, belvédère avec une vue plongeante sur Motueka :


Un peu plus loin, le Bobs Lookout propose le même type de vue.

Les Te Waikoropupu Springs, troisième arrêt de la journée, sont caractérisées par un débit d'eau de 14000 litres par seconde ce qui fait de ces sources d'eau froide l'une des plus importantes de l'hémisphère sud. Autre record, ces sources sont parmi les plus pures au monde : en effet, des mesures optiques ont montré une portée de la visibilité sous l'eau à 63 m. seule l'eau de l'Antarctique proche de la mer de Weddell peut prétendre à un tel record.
Une petite balade est proposée : la Pupu Hydro Walway qui permet de mieux comprendre les phénomènes à l'origine d'une telle pureté (filtration de l'eau avant sa résurgence) et l'extraordinaire population de macro-invertébrés et de plantes endémiques rares qu'elle héberge. Interdiction est faite de toucher l'eau pour ne pas la souiller (des rangers surveillent !)  :


Puis c'est le tour des Numerous Sinkholes Caves :


Nous arrivons enfin au bout du bout, le Cape Farewell. Très beau mais le temps devient tellement mauvais qu'on finira notre randonnée de la Cape Farewell Ligthouse Walk en courant, car il se met à.... pleuvoir, à venter, à geler (enfin presque). Ça faisait tellement longtemps ! 
On enfile double polaire + ciré, la parfaite combinaison pour affronter les éléments naturels !  Et on attaque une danse du soleil pour implorer un peu de clémence, mais en vain ! Alors on se fait un petit goûter : Toast grillé au toaster livré dans le van et Nutella (frappé d'interdiction par les douanes en Nouvelle Calédonie), avec un bon petit thé pour se réchauffer, et j'oubliais la petite soupe du soir, un an qu'on n'avait pas bu une soupe !! 
Bref dommage, il y avait du potentiel dans ces dunes et ses collines à l'infini :


Cette excursion au Cape Farewell nous aura pris la journée AR. Nous passons la nuit en free camping au départ du sentier de randonnée de l'Anatoki Track en compagnie de sandflies affamés...

En route vers... Blenheim :


On hésite alors sur la direction à prendre pour la suite de notre périple : Est ou Ouest ? On réussi à choper la wifi dans un petit bled, hop la météo et là catastrophe ! Nous voulions aller vers la côte Ouest et ils annoncent 10 jours de "Rain, Heavy rain, Rain... I'm singing in the rain !!". Bon nous on n'est ni Gene Kelly ni amphibie alors on prend la direction plein Ouest où le temps devrait être meilleur, l'espoir fait vivre ! Un petit arrêt à St Arnaud au Lac Rotoiti s'impose, paysage très beau malgré les nuages :

Lake Rotoiti

Et surtout malgré l'attaque massive à l'arme biologique dont nous serons victimes dès la porte ouverte : assaillis de toute part par une espèce de petits moucherons tout minus mais qui nous arrachent la peau ! Help ! Des sandflies ! Horreur, où est le spray ? Nom de D... de p... de m... où est ce fichu spray ? Le van est envahi, on en a partout sur nous, ils nous bouffent littéralement et... le spray, caché sous le siège des enfants, pschitt, vite on redémarre, les fenêtres ouvertes, le vent à fond, quel cauchemar !!! Première rencontre du 3ème type avec ces satanées bestioles !! 
On décide d etenter notre chance un peu plus loin au lac Rotoroa : mêmes punitions !

Lake Rotoroa

On se dirige alors vers Blenheim (vers l'ouest donc), et là de nouveau des frissons : l'esprit d'aventure voire l'inconscience parle. 
En passant près de la Wairau River, je me dis : "Tiens, idéal pour un camping sauvage" sauf que la route pour y aller est tout sauf une route, plutôt une piste pour 4x4 (ce que n'est à l'évidence pas notre camper van : 2.5 T avec deux roues motrices AR). 
Donc une piste avec trous, galets... et forcément, et bien forcément y'a un moment où on ne peut plus avancer... mais on ne peut plus reculer non plus ! A l'évidence après avoir fait le tour du van ; à l'évidence on est coincés là, enlisés dans les galets, au milieu de nulle part !... C'est pas possible, la journée pourrie avec la poisse, c'est pas possible ! 
Bon, réfléchissons, déjà y'a pas mort d'homme (c'est notre devise en voyage !) qu'est ce qu'on peut faire ? On sort le cric, monte le van et on dispose sous une roue des galets bien plats. Rien à faire, plus on accélère plus on s'enlise !! Le châssis touche maintenant le sol... Un vrai cauchemar ! 
Bon il faut réfléchir : personne aux alentours pour nous aider, c'est la fin de journée et pas de téléphone dispo. En plus le crochet de remorquage est placé devant le van qui occupe toute la largeur disponible du sentier. Donc pas moyen d'être tracté par derrière... 
Il faut donc trouver le moyen de se débrouiller seuls. Nous partons en chasse de morceaux de bois les plus longs possibles. Dans le lit du torrent, on trouve des troncs de jeunes arbres. Les enfants farfouillent à droite à gauche et nous ramènent des galets plats. 
Et rebelote : on soulève le van, on creuse, on glisse les troncs sous les roues,  on accélère et miracle on réussi à reculer. Il faut maintenant faire 1/2 tour : on ne peut pas faire plusieurs km en marche arrière sur ce terrain instable. Une quinzaine de manœuvres seront nécessaires. 
1h et demi de galère, on est tout boueux, quasi épuisé après tant d'efforts et d'énervements. C'est la leçon du jour : il ne faut jamais abandonner !! 

On reprend la route vers Blenheim dont les environs sont couverts de vignobles qui produisent du Sauvignon blanc, du Chardonnay, Riesling, Pinot gris, Gewürztraminer et du Pinot noir au sein de la Wairu Valley Winery. Les français n'ont qu'à bien se tenir !
Malheureusement, en plus de copier les cépages français, les vignerons locaux copient aussi les mêmes méthodes d'élevage : les tracteurs enjambeurs traitent les vignes avec ce qui ressemble fort à des intrants chimiques vu les protections dont se couvrent les ouvriers... Pas très écologique, tout cela !



Pour se remettre de nos émotions, on se trouve un super camping Top 10 à Blenheim avec tout : jeux, piscine, douche chaude, le pied. 
Et surtout, après l'effort, le réconfort : on se fait, à la mode des Néo Zélandais un super BBQ, trop bon !! On l'aura bien mérité ! 

 Allez la suite bientôt, la côte Ouest de l'Île du Sud, Kaikoura et ses baleines, un autre coup de cœur de notre voyage !





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