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mercredi 8 février 2012

Nouvelle Zélande : the END

Christchurch :


On reprend donc la route vers Chrischurch que l'on évite par l'est vers Littletown via le tunnel. Vues sur les baies au sud de Christchurch. Somptueux sous les éclaircies :


Arrivée à Christchurch. Installation pour 2 nuits au camping Top 10 sous une pluie battante.  Super une piscine chauffée, une vraie de vrai. Il faut ça, on se pèle ! Avec toboggan !

Le lendemain on va se balader dans la partie de Christchurch qui reste accessible, après le tremblement de terre d'il y a un an. Tout le centre ancien détruit est classé "RED ZONE", barricadé. Les bâtiments y sont à moitié effondrés, les vitres brisées, les trottoirs soulevés... La cathédrale a perdu ses flèches, les maisons anciennes sont soutenues par des échafaudages... 
Impressionnés, on est vraiment sans voix devant ce spectacle désolant d'après séismes, un vrai cataclysme, on n'ose pas imaginer ce qu'ont du ressentir les gens à l'instant précis où la terre a tremblé...
Un nouveau quartier commence à voir le jour sur les anciens décombres. Un savant empilement de conteneurs multicolores où l'activité reprend avec ses cafés, ses magasins ...

Le centre ville de Christchurch ressemblait avant le séisme à un petit morceau d'Angleterre avec ses églises gothiques et ses beaux jardins. Cette architecture monumentale de pierre visait à attirer les classes aisées, projet de l'église d'Angleterre au contraire des autres colonies de Nouvelle Zélande. Écoles privées prestigieuses, parcs arborés raffinés, hôtels particuliers et bâtiments en pierre de style néoclassique caractérise cette cité-jardin. C'était la seule grande ville néo-zélandaise à proposer une architecture historique. Las, le tremblement de terre survenu un an plus tôt à détruit ce centre ville dorénavant interdit d'accès (zone rouge).
Et cet héritage historique n'a que très peu de chance d'être réhabilité : un an après le drame, les autorités en charge du dossier n'avait pas encore réussi à rassembler les fonds nécessaires à la mise en sécurité des bâtiments. Quant à leur reconstruction...

Nous visiterons les Botanic Garden (on adore les jardins vraiment !) : quelques specimens magnifiques et surtout une roseraie extraordinaire :


On pourra visiter le musée du Canterbury que les enfants ont beaucoup aimé. Y est retracée l'histoire de la Nouvelle Zélande depuis les premiers peuples à aujourd'hui. Très chouette.
Toute une expo sur l'Antarctique, et une pièce entière dédiée à l'exposition des milliers de cœurs en tissu multicolores et bariolés que des gens (couturiers à leurs heures perdues) ont envoyé du monde entier à la ville comme messages d'espoir et de soutien après la catastrophe. Magnifique et super original ! 



Christchurch nous aura beaucoup plu, du moins ce qu'il en reste. Mais quel avenir pour cette ville ? A chaque fois que nous lisons les journaux (et oui on est des pros en anglais), c'est pour y constater toutes les difficultés auxquelles se heurtent les victimes et la ville aujourd'hui : qui va payer les dégâts ? Les assurances n'assurent plus (au sens propre) ! 
Faut-il mieux tout détruire et refaire neuf ou reconstruire sur du pas très solide... Et il semble que leur expertise dans les techniques de construction anciennes se soient diluées au fil du temps. 
En tout cas les enfants ont été très marqués et se sont dits qu'ils reviendraient s'ils le pouvaient dans plusieurs années pour voir les changements. 


Sur la vidéo on s'aperçoit plus nettement des dommages occasionnés par le séisme :



Le lendemain, nous rendons (à reculons et la larme à l'œil) notre super van Jucy couleur kiwi : malgré sa consommation à l'américaine, sa vitesse d'escargot, sa taille rikiki, il aura été notre chez nous pendant presque 50 jours. Il nous aura abrités sous la pluie souvent battante, réchauffés du côté de l'Antarctique, préservés lors des tempêtes, il se sera enlisé dans les galets avec sa masse éléphantesque. Mais qu'est ce qu'on aura aimé cette vie nomade ponctuée de rencontres, pleine de surprises et de découvertes. Un bonheur de vivre avec juste ce qu'il faut pour dormir, manger et se déplacer (et lire et jouer) et une sensation infinie de liberté. L'indispensable et seulement l'indispensable. Le reste n'est que délire mercantile et matériel pour nous cacher à nous-même le vide existentiel de nos pauvres vies. Et c'est déjà fini !

Auckland :


Vol annoncé pour Auckland : décollage immédiat sous le soleil. Quelle ironie après tant de jours de pluies. Mais oui quand on part, c'est souvent comme ça !  La vue sur Christchurch et la mer est éblouissante. 
Très rapidement on atterrit à Auckland où nous resterons 2 jours et 3 nuits dans un appart hôtel en ville, ouah !!! 2 lits King size, un canapé, de la moquette moelleuse sous les pieds, une méga salle de bains, et des toilettes, quel luxe !! Passer de 4 à 20 m² c'est délirant ! De vrais coqs en pâte !

C'est parti pour la visite d'Auckland city, deux belles et chaudes journées à vagabonder dans le centre : Queen street (LA rue touristique et commerciale), Auckland harbour, Auckland Tower, les quais, les parks, l'université, bref d'agréables balades urbaines !







Auckland est la plus grande et la plus peuplée des villes de Nouvelle Zélande. Située au nord de la Nouvelle Zélande, elle fut la première capitale avant Wellington choisie ultérieurement puisque mieux centrée.  Une ville dont l'agencement est proche de celui de Sydney et avec des monuments symboles identiques : "Auckland Tower", "Auckland Harbour Bridge". Manque plus que l'Opéra... 
Une ville cependant moins agréable et moins harmonieuse que son modèle avec des parcs plus éloignés de la baie et du centre ville. 
On reste éloigné de la magie, de la beauté spectaculaire et du bien-être que l'on avait ressentis à Sydney. 
Une ville maritime avec une particularité : deux ports sur l'Océan Pacifique Sud et la Mer de Tasman.





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jeudi 2 février 2012

Nouvelle Zélande : it's raining cats and dogs !

Le Westland


Alors voilà, nous arrivons bientôt à la fin de notre voyage en Nouvelle Zélande, déjà le 2 février (à ce moment précis). Encore une semaine pour visiter le Westland, le Nord de la Cote Ouest, là où il pleut un jour sur deux par an !
Et bien on confirme, et on compatit (pour les habitants). Il fait un temps épouvantable. On guette non pas une éclaircie, c'est impossible. On attend juste que les énormes gouttes se transforment en bruine. C'est super de marcher sous la bruine néo-zélandaise, ça donne l'impression d'avoir un pied en Bretagne et l'autre en Normandie !
Bref 5 jours de grisaille, de brouillard, d'humidité qui vous glace... Par contre c'est la nature qui s'en réjouit, la végétation est luxuriante : on y trouve même une espèce de palmier, le palmier Nikau. 
Encore beaucoup d'endroits sauvages, très très peu de monde (il faut être fou pour venir habiter là !). Et du coup ça nous plait, et même beaucoup !



Les Pancakes Rocks :


Nous quittons donc Greymouth et empruntons une très belle route le long de la mer de Tasman qui nous amène jusqu'à Wesport prochaine ville au Nord.
Une curiosité en cours de route : les Pancakes Rocks. Cette attraction touristique permet l'observation d'une formation calcaire érodée par les assauts inlassables de la mer de Tasman, le vent (on veut bien le croire, ça décoiffe !), et la pluie très fréquente. 
Pour les géologues en herbe, ce massif calcaire provient de l'accrétion d'organismes marins en des couches alternes de dureté variable ce qui donne cet aspect en pancakes si particulier. 
Pour changer, il pleut des cordes. Bref, arrêt rapide, trempés des pieds à la tête, chauffage à fond, buée, vapeurs, odeurs... 
C'est très curieux et le site est magnifique. La mer puissante, les vagues et l'écume impressionnantes :




Pororari River Walk :


Juste à côté, une petite balade sympa le long de la rivière  Pororari. Elle s'écoule depuis sa source dans les chaînes de montagne Paparoa jusqu'à son embouchure à Punakaiki
Ses berges sont colonisées par une forêt subtropicale avec de nombreux spécimens de fougères arborescentes et de palmiers :



On arrive à Wesport et on s'enferme à la "library". Ouf, au moins on est au sec et c'est l'occasion de retrouver une connexion internet et de jeunes voyageurs français, allemands avec les sacs à dos trempés. Les courageux !
On passe la nuit en free camping sur le parking de la Denniston coal mine : mine de charbon située sur les hauteurs avec, malgré ou grâce aux nuages et au brouillard, une très belle lumière au coucher du soleil :



Oparara Arch Basin :


Le lendemain, ça se calme, temps gris, très gris mais pas de pluie... On reprend la route pour aller tout au Nord et rentrer dans le Parc naturel de Kahurangi
L'aventure, la vraie est au bout de la route qui se termine en effet par une piste en partie abîmée pour ne pas dire plus par les fortes pluies de fin décembre (rappel pour ceux qui ne suivent pas !)  de 15 km (on l'ignorait !). Quelle déception, toute cette route pour rester bloqués là !! Alors qu'il parait que l'Oparara Basin est superbe. 
Quelques minutes de concertation. Allez, on tente l'aventure ! Et on s'engage sur la piste défoncée. Ça monte, ça descend, ça tourne, impossible de croiser un autre véhicule, pas moyen de faire demi-tour... On frôle le ravin, on roule, on patine dans la boue. On sert les fesses, crispés, sans parler. Qu'est ce que c'est long 15 km, ça n'en finit pas ! Vraiment la trouille de s'enliser définitivement avec le camper van qui fait tout de même 2,5 T. Pourvu qu'on arrive à remonter la côte sans s'embourber...

On débouche enfin, après un sacré stress,  sur un grand parking en pleine forêt. C'est superbe. 
Un autre bout du monde, on oublie tout puisqu'on est dans un endroit merveilleux, on oublie même les sandflies qui passent en mode arme de destruction massive, et on se lance dans une belle randonnée dans la forêt. 
Randonnée le long d'une rivière toute marron, couleur purin (berk). Sa couleur provient en fait de l'infusion des feuilles d'un arbre, le hêtre austral ou beech tree autrement appelé tea tree. 
Le long séjour des feuilles dans l'eau lui donne donc sa couleur et entraîne son acidification par la même occasion. Cette acidité favorise d'ailleurs la dissolution des roches calcaires et la formation des arches de pierre observées.  Après les pancakes, le tea !




La forêt pluviale (rain forest) primaire est l'écrin de cette marche dans un site préservé de l'activité humaine. 
Cette randonnée permet de se rendre compte de ce que devait être la nature originelle de Nouvelle Zélande à l'arrivée des premiers hommes. Un retour aux sources. C'est une de nos meilleures randonnées, vraiment un coup de cœur. Superbe nature préservée avec ces mousses, ces fleurs, ces arbres majestueux... 
On arrive au bout du sentier pour admirer l'Oparara Basin Arch. C'est une arche, même les nuls en anglais s'y retrouveront !




Je pousserais la balade jusqu'au "Mirror Tarn" qui mérite bien son nom :




Malheureusement bien obligés de se retaper les 15 km dans l'autre sens, je ne vous fais pas un remake de notre soupir de soulagement quand on atteint enfin la route, une vraie route, bien goudronnée !!


Buller River :


Le lendemain, il repleut sur Wesport et sa côte. On ne s'étonne plus, on s'y attendait ! 
On décide de contourner le problème et d'essayer d'apercevoir une éclaircie vers l'intérieur des terres. Nous prenons donc la route vers l'est.  Et là, miracle : des nuages tout secs, bien blancs et même un petit rayon de soleil pour notre balade le long de la Buller River
C'est super joli, très bucolique. Le fleuve Buller s'écoule sur près de 170 km depuis le lac Rotoiti et se jette dans la Mer de Tasman à côté de Westport après avoir traversé les Gorges de Buller. Son nom Maori "Kawatiri" est peu usité.  Les paysages autour de la route qui longe ce fleuve sont vraiment magnifiques. 
On trouve un endroit où les enfants ravis s'élanceront en tyrolienne sur 100 mètres, en passant au dessus de la rivière pendant que nous, plus sages, emprunterons le "swing bridge" : the Buller Gorge Adventure and Heritage Park :





Nous retournons en fin de journée sur la côte. Nouveau free camping entre la route et la plage avec un beau coucher de soleil :




Arthur's Pass National Park :


Le lendemain, de nouveau la pluie et pour plusieurs jours selon les prévisions. C'est décidé, nous retournons vers la côte Est. Vers Christchurch, où nous devons rendre notre merveilleux van Jucy dans quelques jours. Pour cela, il nous faudra passer par le Arthur's Pass National Park
Arthur's Pass ou un des cols les plus pentus de Nouvelle Zélande. Nous nous traînons lamentablement à 30 km/h au sommet du col. Le moteur Toyota est vraiment poussif. C'est super, on a bien cru qu'il faudrait que l'on pousse.  Mais ça n'aurait pas été grave, ce jour là il fait un temps magnifique !!! 
On expose nos visages au soleil. Depuis presque une semaine sans la chaleur et la luminosité, ça fait un bien fou !! 

A Arthur's Pass, nous ferons en famille une belle randonnée dans une forêt de hêtres, au milieu des cascades... : le "Bridal Veil Track".



Une petite balade agréable d'environ 1 h dans une forêt de hêtres avec un petit dénivelé. Elle démarre du même endroit que le sentier des chutes d'eau "Devils Punchbowl" et s'en écarte au niveau de la patte d'oie après le franchissement du pont de la "Bealey River".


Plein d'entrain, je ferais en solitaire la grimpette de "Devils Punchbowl Falls". Ces chutes d'eau "Devils Punchbowl" d'une hauteur de 131 m sont les plus impressionnantes chutes d'eau de la région d'Arthur's Pass. Elles peuvent être observées depuis plusieurs points de vue mais un sentier de balade d'environ 1 h permet de s'approcher de sa base et d'en avoir une vue impressionnante.


Le soir nous réussissons à bivouaquer dans un camping du DOC au sein du Parc Naturel et nous aurons la visite de nouveaux amis : plusieurs kéas, attirés par notre van kiwi, nous offriront un spectacle amusant.

Pour info, le Nestor kéa ou plus simplement Kéa (Nestor notabilis) est une espèce de perroquet montagnard endémique de Nouvelle Zélande. Son nom commun tire son origine de son puissant cri : « keee-aa ». L'adulte mesure près de 50 centimètres, pèse plus de 900 grammes et possède une envergure d'environ 90 cm. Le plumage est de teinte générale olivâtre, les côtés étant plus foncés. Le dos et la partie inférieure de la queue sont rougeâtres.
Le Nestor kéa habite les forêts d'altitude et les prairies des Alpes méridionales de la Nouvelle Zélande, sur des terrains habituellement difficiles à traverser et exposés à un climat rigoureux. Il est le seul perroquet de montagne du monde. 
Il est connu pour son comportement curieux et sa vive intelligence, qui l'a fait surnommer « le clown des montagnes ». Il explore minutieusement l'environnement, allant parfois jusqu'à endommager les constructions et les véhicules. 
On craint que sa population ne soit faible et que l'espèce ne soit menacée. En raison de leur comportement curieux et de leur réputation de carnivores, ils ont été persécutés et on estime que plus de 150 000 oiseaux ont été exterminés au cours des 130 dernières années. Bilan peu glorieux...




Cave Stream Scenic Reserve Walk :


Le lendemain, de nouveau un ciel bien gris pour le dernier jour avant notre retour sur la côte Est. Les paysages le long de la route 73 sont une fois de plus superbes :



On s'arrête en pleine montagne dans un paysage de causses. C'est vraiment très beau. Le Cave Stream Scenic Reserve Walk permet à ceux qui sont équipés de marcher le long du torrent qui passe dans des grottes sous nos pieds, mais là on n'a pas ce qu'il faut pour crapahuter le long du torrent sous terre ! 
L'après-midi, il se met à pleuvoir. Comme c'est bizarre. On passe dans du brouillard et on arrive sur la côte est. 
On s'arrête dans un chouette camping avec plein de jeux (youpi !). Mais c'est qu'il ferait presque beau ici !! 


Hammer Springs :


Ultime virée avant Christchurch : nous décidons de pousser vers le Nord-Est pour retarder l'instant fatidique et de rejoindre Hammer Springs. C'est le week end  du Waitangi Day : accord controversé ratifié le 06 février 1840 et qui reconnaît les droits et privilèges équivalents des Britanniques et des Maoris qui doivent conserver le contrôle de leurs terres. L'avenir sera tout autre.
Le 06 février, réveil sous la bruine. À dix heures, on fait la queue pour les "Hammer Springs". Ce sera trois heures de piscine d'eau chaude et de jeux avec les enfants. 

On profitera d'être là pour faire la petite balade "Hammer Springs Forest Journey" au milieu d'une belle forêt :




Les environs de Christchurch :


On reprend la route vers Christchurch. Arrêt au camping de Amberley Beach au bord de la mer. Après une nouvelle journée de grisaille, le soleil se montre enfin vers 18 h.
Réveil sous le soleil. Une fois n'est pas coutume. Petit déjeuner luxe avec vue sur la mer et balançoire pour les enfants : un pneu accroché à une branche maîtresse.

Les alentours de Christchurch sont vraiment superbes, sous une petite éclaircie :


Governors Bay
Nous resterons encore un jour à visiter Christchurch, rendre le van avant de s'envoler pour Auckland, encore de bons moments à venir !! 

La fin de notre voyage en Nouvelle Zélande c'est donc pour la prochaine fois !





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dimanche 15 janvier 2012

Lake Tekapo, Lake Pukaki et Mount Cook ! Ke de K !


Lake Tekapo :


Nous avons quitté Akaroa, ancien village français pour nous diriger vers le centre de l'île, vers les Alpes chères à Edmund Hilary, un néo-zélandais bien célèbre, qui a escaladé le fameux Mount Cook, plus haut sommet de Nouvelle-Zélande, d'ailleurs on a bien failli passer à côté sans le voir !!
La route traverse les paysages du Canterbury, paysages décevants car assez plats et surtout très agricoles, mais les derniers kilomètres avant le Lake Tekapo se révèleront enchanteurs ; enfin ils sont là les paysages tant rêvés, à nous "Lord of the rings" !!

Nous tombons au détour d'un virage sur le Lake Tekapo : un bleu turquoise extraordinaire, ciel bleu extraordinaire, paysages extraordinaires !
Vous l'aurez compris, notre journée au Lake Tekapo aura été exceptionnelle, inoubliable, lumineuse : un autre de nos coups de cœur !
Nous entamons une randonnée de 3-4 h qui monte à l'observatoire du Mount John, en effet ici l'air est très pur, et l'impression d'immensité, de solitude se renforce face à de telles couleurs. Sublime !



Un grand vent froid mais vivifiant nous accompagne tout l'après-midi, c'est revigorant ! Les cocos s'accrochent et luttent pour avancer, c'est épique ! 
Un petit arrêt pique-nique pour reprendre des forces. Pour en avoir plein la vue :


Une randonnée à classer dans les TOP !!
Le soir le temps se couvre rapidement, (normal on a eu 8 h d'ensoleillement, il ne faudrait pas bouleverser les statistiques !), on décide d'aller se relaxer aux "Hot pools", au milieu des arbres, avec vue sur le lac.  Sous des averses terribles, nous nous ramollissons dans une eau à 37°C et ressortons à la nuit, "al dente", prêts à se glisser sous la couette... et la nuit fut la première d'une série de nuits... glaciales !!! On dort tout habillés avec les polaires, les chaussettes, quelle nuit !! 4-5 °C maxi, on branche le chauffage en se levant, limite s'il faut aller dégivrer. Dans le camping, on se croirait au pôle Nord, tout le monde est en anorak, bonnet et gants, on hallucine, mais non il fait vraiment un froid de gueux ! Allez un bon petit thé bien chaud et des toasts grillés au Nutella (difficile d'y enfoncer la cuillère d'ailleurs) nous remettent d'aplomb !

Lake Pukaki :


Réchauffés, on quitte Tekapo pour le lac quelques kilomètres plus loin : le Lake Pukaki, plus kaki du tout vu qu'il est turquoise lui aussi (le jeu de mot est facile !!).  On s'aperçoit alors qu'il a neigé ! On n'a pas rêvé : la nuit a vraiment été froide : les sommets qui nous entourent sont tout blancs, c'est grandiose !!


Logiquement (heureusement qu nous avons un guide et une carte pour nous le dire ! ), le Mont Cook se dégage au bout du lac Pukaki, sauf que là-bas, tout là-bas, il y a plein de nuages :

Lake Pukaki
Alors, on y va au Mont Cook ou on n'y va pas ? Bon allez on tente !! La route pour aller dans ce petit bout du monde qu'est le village d'Aoraki au Mont Cook (vous suivez encore ?) est magnifique mais plus on s'en approche plus la légère bruine se transforme en trombes d'eau et nous arrivons au milieu d'un rêve  des nuages, on n'y voit pas à 100 mètres !! Oh non !! 


On remarque quand même des campeurs, courageux ou fous, des randonneurs équipés pour les pôles qui s'attaquent à la montagne (ils sont ou ils vont givrer, trop de kiwis est néfaste !!).
Nous on déguste notre sandwich pain de mie au rythme des gouttes de pluie qui s'écrasent sur le van, en guettant la prochaine infiltration sous le déluge !
En vain, on scrute le ciel, notre danse du soleil ne fonctionne encore pas (il faut l'arrêter celle-là). 
On se replie d'où on vient, au moins là-bas il ne pleut pas ! On revient sur nos pas (50 km tout de même) pour consulter les "Weather forecast" au I-Center à Twizel. And tomorrow, probability of rain : 0%. A dream or a Big mistake ?? Wait, wait to be wet ???

Nous passons la nuit (difficilement) en camping sauvage sous des arbres le long de la route 8. On va encore une fois se peler, il fait un froid terrible et interdiction de faire des feux : "total fire ban". On enfile tous les vêtements qu'on a. 

Mount Cook National Park :


Mais nous sommes récompensé le lendemain matin : on ouvre l'œil... avec les rayons du soleil !! Youpi, vite vers Aoraki ! A nous le Mont Cook pour une fois sans nuages !
Nous réempruntons la même route qui longe le lac Tekapo, mais cette fois-ci sous un soleil splendide, heureux et chanceux que nous sommes, et contemplons une fois encore des paysages somptueux :


Courageux nous aussi, nous avons mangé plein de kiwis, nous nous attaquons à la "Hooker Valley Track".
3 h de randonnée prévue, il nous faudra presque 5 h avec nos arrêts, et le sentier se révèlera très pierreux et technique, mais que de beautés autour de nous ! Des ponts suspendus, nous voilà tels Indiana Jones marchant courageusement vers le fond de la vallée, de vrais aventuriers à la conquête du glacier !



L'arrivée au glacier "au pied" du Mont Cook (encore bien loin), après 2h30 de marche, est éblouissante :



Oui ce sont bien des morceaux de glace, des icebergs qui se promènent devant nous pendant qu'on reprend notre souffle. C'est qu'on n'est pas comme Edmund Hilary nous. Vous savez, c'est lui qui a grimpé l'Everest et qui s'entraînait là. Il nous faut un peu de repos avant d'entamer le retour. Aïe les mollets !

En tout cas nous avons encore eu beaucoup de chance avec cette journée magnifique dans les Alpes Néo-Zélandaises ! 
Direction ce soir-là de nouveau la côte Est et le Pacifique pour continuer notre périple vers le Sud.

A venir donc au prochain numéro : Oamaru, charmante ville victorienne et ses manchots... Encore de bien beaux souvenirs !





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mardi 10 janvier 2012

Oh, des cachalots ! A Kaikoura, hourra !

Pour se repérer :


Une carte pour visualiser notre parcours sur l'Île du Sud en Nouvelle-Zélande :


De Blenheim à Kaikoura :


Au menu aujourd'hui : la sublime route côtière le long du Pacifique de Blenheim à Kaikoura, les otaries et les cachalots, juste en photos et vidéo comme petit apéro ! C'est le 10 janvier et nous sommes devenus des "weather forecast" optimistes : un soleil radieux pendant presque 3 jours. Hop le moral est remonté en flèche et on en a pris plein les mirettes !!
Nous avons donc emprunté la route qui descend le long du Pacifique jusqu'à Christchurch : le ciel bleu azur et le soleil radieux nous ont permis de contempler le Pacifique, quel océan celui-là !, dans toute sa splendeur : l'eau d'un bleu laiteux comme on ne l'avait encore jamais vu, les plages de sable noir, les montagnes en fond, nous en sommes restés bouche bée, vraiment Waouh ! Que c'est beau, mais que c'est beau !


Clarence Beach


Il nous aura fallu pas mal de temps pour atteindre Kaikoura, puisqu'on s'arrête toutes les 5 minutes, photos, films... mais quelle route, inoubliable !


Kaikoura Beach

Kaikoura est bien touristique, en effet c'est ici que l'on peut admirer au mieux la faune locale. Du coup le camping sauvage avec notre Jucy violet risque d'être difficile.  On se rabat sur le super camping TOP 10 pour la plus grande joie... des cocos qui vont pouvoir se défouler sur le jumping pillow géant et aussi dans la piscine, gla gla mais elle est chauffée parait-il (à moins qu'on en ait perdu notre anglais sous le soleil qui tape ! ). On part réserver une croisière au cachalot (Kaikoura Whales Watching) pour le lendemain.  Puis nous allons visiter la ville et la côte. Le long de la Kaikoura Peninsula Walway et de la South Bay Parade on admirera encore les otaries, les oiseaux et les totems maoris.
La lumière est splendide. Et avec le soir qui arrive, cette lumière baisse, les nuages se profilent, un bel orage nous attend puis un arc en ciel... 
Quelle belle journée ! Ce bleu laiteux sur l'océan...





Kaikoura Whales Cruise :


C'est donc avec une grande impatience que nous arrivons le lendemain matin, prêts à embarquer pour partir à la rencontre, on l'espère des cachalots - en anglais "sperm whales" - rigolo tout de même. Bref on espère, on espère et après quelques kilomètres au large, on aperçoit le souffle d'un premier cachalot, moteurs coupés, silence, un spectacle grandiose : la baleine reprend son souffle une douzaine de fois, ce qui nous laisse le temps de contempler sa taille, sa peau, on voit son évent aux jumelles, avant de plonger pour 90 minutes, extraordinaire !!  Beaucoup de chance pour nous : nous verrons 4 cachalots, et serons admiratifs devant de tels animaux, une telle puissance, un jour exceptionnel dans notre vie de petits voyageurs ! 


On revient enchantés par le spectacle :


Après cette magnifique matinée, nous allons pique-niquer au sommet de la colline, le "Kaikoura Scarborough Street Lookout" nous offre un panorama à couper le souffle,  avec un beau rainbow
Superbe !



Nous poursuivons notre route vers le sud et avant de nous arrêter pour la nuit dans un camping gratuit en pleine nature au bord de l'Océan Pacifique Sud, à Hurunui River., on s'arrête à côté de Gore Bay pour observer Cathedral Cliff (falaise de calcaire) :


On passera la nuit dans un banc de nuages isolés. Ce n'est pas grave. Surtout que l'on rencontre un pêcheur néo-zélandais retraité d'origine autrichienne et on passe une bonne soirée à discuter !


Banks Peninsula :


Le lendemain nous passerons par Christchurch, sans nous y arrêter (c'est plutôt prévu pour la fin du voyage) et nous nous dirigeons vers la presqu'île de Banks qui se situe juste au sud.


Beaucoup de chance, le temps est encore au beau fixe et nous atteindrons Akaroa dans l'après-midi. On laisse le van au camping Top 10 en haut de la colline et on descend explorer le village à pied.
En fait, Akaroa est un petit bout de France en Nouvelle-Zélande puisqu'un français, Jean-François Langlois,  commandant de baleinier, fonde Akaroa en 1840 pour qu'elle devienne colonie française. Revenu en France pour soulever des fonds nécessaire à son objectif, il doit patienter pour collecter l'argent et obtenir les autorisations royales. 
Ce temps d'attente mettra un terme aux ambitions coloniales françaises dans l'Île du Sud. A son retour, le traité de Waitangi (si controversé) vient juste d'être signé entre certains chefs Moaris et William Hobson, gouverneur envoyé par la Couronne Britannique.  Les Anglo-Saxons affluent alors à Akaroa.  
Le village garde malgré tout un air de petite ville française avec quelques spécialités culinaires, des spécificités architecturales (volets) et des noms de boutiques et de rues français. Un village au charme colonial indéniable et dans un écrin naturel magnifique. Il reste dans le village la "French Touch" c'est vraiment sympa :


Tout plein de petits cottages, certains vraiment loufoques rendent cette balade vraiment agréable, au bord de la baie.  On s'offrira notre premier vrai "Fish and Chips". Ça revigore, on a les calories pour 3 jours ! Akaroa et sa Péninsule de Banks nous auront beaucoup plu, l'ambiance y est très paisible et la mer au pied des collines verdoyantes nous offrira ce soir là une belle lumière au coucher du soleil :

Baie d'Akaroa

Très bientôt, prochaine étape, une incursion vers les Alpes néo-zélandaises, le lac Tekapo, le lac Pukaki et le Mont Cook... 

Mais c'est une autre histoire !




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