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samedi 11 février 2012

Nouvelle Zélande : bilan

Sous forme d'interview :

- Le Journaliste : "Quel voyage ! Presque 2 mois en Nouvelle-Zélande, qu'avez-vous aimé ?"

- Nous
  • "On a adoré les Hot pools (traduisez sources chaudes), 
  • Les randonnées magnifiques, bien balisées, 
  • Pouvoir observer des animaux : kiwis, manchots, cachalots, kéas, wekas, moutons (eux pas spécialement !). Même si les mammifères terrestres exotiques sont inexistants.
  • On a adoré manger des fruits juteux et délicieux, une viande extra fondante, du Nutella, des glaces, globalement la vie n'est pas chère (par rapport à la Calédonie s'entend !!). En un mot l'absence d'interdiction d'entrée de certains produits embargo comme en Calédonie), de trust et la libre concurrence qui en découle.
  • On a adoré certains endroits surtout sur l'Île du Sud, où les paysages étaient vraiment "breathtaking" (traduisez à couper le souffle), la couleur des lacs, les forêts, les montagnes et les glaciers.
  • Il y a une grande variété de choses à voir, c'est une île idéale pour les activités plein air ! On a adoré les campings tout confort de temps en temps avec méga jeux pour les enfants, BBQ, cuisines...où on a fait des rencontres géniales.
  • Et on a super apprécié la propreté partout, des toilettes everywhere nickel, des gens super respectueux, polis et agréables ."
- Le journaliste : "Et qu'avez-vous moins aimé ?"


- Nous :
  • "On a détesté les black flies et leurs attaques qui nous ont valu plaies et œdèmes.
  • On a fini par détester la pluie, qui tombe à n'en plus finir. Nous n'avons eu que 7 jours de franc soleil en 50 jours de séjour estival.
  • On n'a pas aimé rouler sur les nombreuses "gravel road". Globalement l'état des routes n'est pas terrible. 
  • On n'a pas aimé voir les panneaux "No overnight parking" qui fleurissent partout nous empêchant de bivouaquer où on le voulait ! 
  • On n'a pas trop aimé la période Noël-Premier de l'An qui correspond au 15 août en France. Du monde partout, les campings pleins, les plages bondées. Berk nous qui cherchions la nature sauvage tant vantée dans les guides, magazines et autres reportages... 
  • Enfin, on peut y pratiquer toutes sortes d'activités (parachute, canyonning et j'en passe), mais tout coûte un bras ! Les enfants ont souvent été déçus de ne pas participer faute de budget."
- Le journaliste : "Quelle ville a retenu votre attention ?"


- Nous :
  • "Auckland est plutôt sans intérêt, 
  • Christchurch est très british et vraiment sympa, 
  • Wellington de part son emplacement, son musée nous a bien plu, 
  • Dunedin super originale nous a fait souffrir par ses côtes et ses descentes (le van a chauffé dur !), 
  • Oamaru, une belle petite ville historique victorienne".
- Le journaliste : "Et alors, le mot de la fin sur la Nouvelle Zélande, le mythe du Seigneur des anneaux, le pays le plus écolo du monde..."


- Nous : 
  • "Et bien justement, c'est un mythe (selon nous). Nous avons été un peu déçus par les dégâts causés par l'homme, ses cultures et ses moutons. Certes, la Nouvelle Zélande est verte, mais pour nous la nature ce n'est pas des collines rasées par les moutons sur lesquelles plus rien ne pousse. Nous avons traversé énormément de régions agricoles, très laides, et à part dans les Parcs Nationaux (et heureusement ils sont assez nombreux), nous ne pouvons pas dire que la Nouvelle Zélande  est un pays où la Nature domine, non.
  • De plus, les Néo-zélandais ne sont pas du tout écolos, ou du moins pas plus que les autres : bâtiments non isolés (feux de bois pour chauffer les maisons en plein été), voiture reine avec beaucoup de 4x4, loisirs aquatiques avec prédominance des engins motorisés, consommation à gogo comme partout : dès qu'il ont du temps libre, les citadins se ruent dans les commerces. 
  • Certes un peu de bio sur les étals mais pas si fréquemment, 
  • Désherbage chimique à outrance (surtout par hélicoptère et avion !), utilisation d'intrants chimiques à gogo dans les exploitations agricoles vinicoles et arboricoles, 
  • Tellement d'élevage : des millions d'ovins, de bovins avec les problèmes de météorisation liés : dégagement de GES tel le CH4 (méthane),
  • Dépôts de poison (1080) dans les parcs pour éradiquer les opossums néfastes, dépôts dont certains néo-zélandais s'émeuvent par ailleurs,
  • Faune endémique en voie de disparition... La vision écologique béate de la Nouvelle Zélande véhiculée par les films, les prospectus et autres guides reste un leurre. (Pour nous, je précise).
  • Enfin, beaucoup considèrent et c'est vrai que la Nouvelle Zélande est un petit condensé de l'Europe à l'autre bout du monde : montagnes, glaciers, fjords... Certains endroits sont spectaculaires mais nous sommes restés un peu sur notre faim par rapport aux louanges  dithyrambiques que l'on peut lire sur les présentations de la Nouvelle Zélande : nous nous attendions à "plus" : plus grandiose, plus bleu, plus vert .... Bref nous dirions au final que la Nouvelle Zélande est magnifique, à voir vraiment, mais que pour nous, tous les superlatifs employés sont un peu usurpés. Est-ce que cela vaut vraiment la peine de faire 20000 km depuis l'Europe ?"
Le bilan écologique est finalement et malheureusement loin d'être si glorieux. Ce n'est pas parce que ce pays est aux antipodes géographiques du nôtre que ses habitants sont plus respectueux de leur milieu de vie (attitude opposée à la nôtre). 
La nature humaine prédatrice reste partout la même. On aurait pu penser qu'une densité de population faible couplée à un pays jeune aurait permis d'éviter de répéter les aberrations écologiques des autres pays. Que nenni.


Une image (ou deux) valant mieux qu'un long discours :


Nous continuons tous les 4 à classer au TOP 1 (et pas Top 10) les Etats-Unis et le Canada... 
Nous nous sommes sentis plus dépaysés en Australie d'ailleurs ! L'Australie et ses déserts, ses couleurs, sa population super cool et accueillante (on rapprocherait les Australiens des Américains, sachant que les Néo-zélandais sont beaucoup plus british !).

D'ailleurs, ça tombe bien qu'on aime l'Australie, puisqu'on y retournera !







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mercredi 8 février 2012

Nouvelle Zélande : the END

Christchurch :


On reprend donc la route vers Chrischurch que l'on évite par l'est vers Littletown via le tunnel. Vues sur les baies au sud de Christchurch. Somptueux sous les éclaircies :


Arrivée à Christchurch. Installation pour 2 nuits au camping Top 10 sous une pluie battante.  Super une piscine chauffée, une vraie de vrai. Il faut ça, on se pèle ! Avec toboggan !

Le lendemain on va se balader dans la partie de Christchurch qui reste accessible, après le tremblement de terre d'il y a un an. Tout le centre ancien détruit est classé "RED ZONE", barricadé. Les bâtiments y sont à moitié effondrés, les vitres brisées, les trottoirs soulevés... La cathédrale a perdu ses flèches, les maisons anciennes sont soutenues par des échafaudages... 
Impressionnés, on est vraiment sans voix devant ce spectacle désolant d'après séismes, un vrai cataclysme, on n'ose pas imaginer ce qu'ont du ressentir les gens à l'instant précis où la terre a tremblé...
Un nouveau quartier commence à voir le jour sur les anciens décombres. Un savant empilement de conteneurs multicolores où l'activité reprend avec ses cafés, ses magasins ...

Le centre ville de Christchurch ressemblait avant le séisme à un petit morceau d'Angleterre avec ses églises gothiques et ses beaux jardins. Cette architecture monumentale de pierre visait à attirer les classes aisées, projet de l'église d'Angleterre au contraire des autres colonies de Nouvelle Zélande. Écoles privées prestigieuses, parcs arborés raffinés, hôtels particuliers et bâtiments en pierre de style néoclassique caractérise cette cité-jardin. C'était la seule grande ville néo-zélandaise à proposer une architecture historique. Las, le tremblement de terre survenu un an plus tôt à détruit ce centre ville dorénavant interdit d'accès (zone rouge).
Et cet héritage historique n'a que très peu de chance d'être réhabilité : un an après le drame, les autorités en charge du dossier n'avait pas encore réussi à rassembler les fonds nécessaires à la mise en sécurité des bâtiments. Quant à leur reconstruction...

Nous visiterons les Botanic Garden (on adore les jardins vraiment !) : quelques specimens magnifiques et surtout une roseraie extraordinaire :


On pourra visiter le musée du Canterbury que les enfants ont beaucoup aimé. Y est retracée l'histoire de la Nouvelle Zélande depuis les premiers peuples à aujourd'hui. Très chouette.
Toute une expo sur l'Antarctique, et une pièce entière dédiée à l'exposition des milliers de cœurs en tissu multicolores et bariolés que des gens (couturiers à leurs heures perdues) ont envoyé du monde entier à la ville comme messages d'espoir et de soutien après la catastrophe. Magnifique et super original ! 



Christchurch nous aura beaucoup plu, du moins ce qu'il en reste. Mais quel avenir pour cette ville ? A chaque fois que nous lisons les journaux (et oui on est des pros en anglais), c'est pour y constater toutes les difficultés auxquelles se heurtent les victimes et la ville aujourd'hui : qui va payer les dégâts ? Les assurances n'assurent plus (au sens propre) ! 
Faut-il mieux tout détruire et refaire neuf ou reconstruire sur du pas très solide... Et il semble que leur expertise dans les techniques de construction anciennes se soient diluées au fil du temps. 
En tout cas les enfants ont été très marqués et se sont dits qu'ils reviendraient s'ils le pouvaient dans plusieurs années pour voir les changements. 


Sur la vidéo on s'aperçoit plus nettement des dommages occasionnés par le séisme :



Le lendemain, nous rendons (à reculons et la larme à l'œil) notre super van Jucy couleur kiwi : malgré sa consommation à l'américaine, sa vitesse d'escargot, sa taille rikiki, il aura été notre chez nous pendant presque 50 jours. Il nous aura abrités sous la pluie souvent battante, réchauffés du côté de l'Antarctique, préservés lors des tempêtes, il se sera enlisé dans les galets avec sa masse éléphantesque. Mais qu'est ce qu'on aura aimé cette vie nomade ponctuée de rencontres, pleine de surprises et de découvertes. Un bonheur de vivre avec juste ce qu'il faut pour dormir, manger et se déplacer (et lire et jouer) et une sensation infinie de liberté. L'indispensable et seulement l'indispensable. Le reste n'est que délire mercantile et matériel pour nous cacher à nous-même le vide existentiel de nos pauvres vies. Et c'est déjà fini !

Auckland :


Vol annoncé pour Auckland : décollage immédiat sous le soleil. Quelle ironie après tant de jours de pluies. Mais oui quand on part, c'est souvent comme ça !  La vue sur Christchurch et la mer est éblouissante. 
Très rapidement on atterrit à Auckland où nous resterons 2 jours et 3 nuits dans un appart hôtel en ville, ouah !!! 2 lits King size, un canapé, de la moquette moelleuse sous les pieds, une méga salle de bains, et des toilettes, quel luxe !! Passer de 4 à 20 m² c'est délirant ! De vrais coqs en pâte !

C'est parti pour la visite d'Auckland city, deux belles et chaudes journées à vagabonder dans le centre : Queen street (LA rue touristique et commerciale), Auckland harbour, Auckland Tower, les quais, les parks, l'université, bref d'agréables balades urbaines !







Auckland est la plus grande et la plus peuplée des villes de Nouvelle Zélande. Située au nord de la Nouvelle Zélande, elle fut la première capitale avant Wellington choisie ultérieurement puisque mieux centrée.  Une ville dont l'agencement est proche de celui de Sydney et avec des monuments symboles identiques : "Auckland Tower", "Auckland Harbour Bridge". Manque plus que l'Opéra... 
Une ville cependant moins agréable et moins harmonieuse que son modèle avec des parcs plus éloignés de la baie et du centre ville. 
On reste éloigné de la magie, de la beauté spectaculaire et du bien-être que l'on avait ressentis à Sydney. 
Une ville maritime avec une particularité : deux ports sur l'Océan Pacifique Sud et la Mer de Tasman.





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jeudi 2 février 2012

Nouvelle Zélande : it's raining cats and dogs !

Le Westland


Alors voilà, nous arrivons bientôt à la fin de notre voyage en Nouvelle Zélande, déjà le 2 février (à ce moment précis). Encore une semaine pour visiter le Westland, le Nord de la Cote Ouest, là où il pleut un jour sur deux par an !
Et bien on confirme, et on compatit (pour les habitants). Il fait un temps épouvantable. On guette non pas une éclaircie, c'est impossible. On attend juste que les énormes gouttes se transforment en bruine. C'est super de marcher sous la bruine néo-zélandaise, ça donne l'impression d'avoir un pied en Bretagne et l'autre en Normandie !
Bref 5 jours de grisaille, de brouillard, d'humidité qui vous glace... Par contre c'est la nature qui s'en réjouit, la végétation est luxuriante : on y trouve même une espèce de palmier, le palmier Nikau. 
Encore beaucoup d'endroits sauvages, très très peu de monde (il faut être fou pour venir habiter là !). Et du coup ça nous plait, et même beaucoup !



Les Pancakes Rocks :


Nous quittons donc Greymouth et empruntons une très belle route le long de la mer de Tasman qui nous amène jusqu'à Wesport prochaine ville au Nord.
Une curiosité en cours de route : les Pancakes Rocks. Cette attraction touristique permet l'observation d'une formation calcaire érodée par les assauts inlassables de la mer de Tasman, le vent (on veut bien le croire, ça décoiffe !), et la pluie très fréquente. 
Pour les géologues en herbe, ce massif calcaire provient de l'accrétion d'organismes marins en des couches alternes de dureté variable ce qui donne cet aspect en pancakes si particulier. 
Pour changer, il pleut des cordes. Bref, arrêt rapide, trempés des pieds à la tête, chauffage à fond, buée, vapeurs, odeurs... 
C'est très curieux et le site est magnifique. La mer puissante, les vagues et l'écume impressionnantes :




Pororari River Walk :


Juste à côté, une petite balade sympa le long de la rivière  Pororari. Elle s'écoule depuis sa source dans les chaînes de montagne Paparoa jusqu'à son embouchure à Punakaiki
Ses berges sont colonisées par une forêt subtropicale avec de nombreux spécimens de fougères arborescentes et de palmiers :



On arrive à Wesport et on s'enferme à la "library". Ouf, au moins on est au sec et c'est l'occasion de retrouver une connexion internet et de jeunes voyageurs français, allemands avec les sacs à dos trempés. Les courageux !
On passe la nuit en free camping sur le parking de la Denniston coal mine : mine de charbon située sur les hauteurs avec, malgré ou grâce aux nuages et au brouillard, une très belle lumière au coucher du soleil :



Oparara Arch Basin :


Le lendemain, ça se calme, temps gris, très gris mais pas de pluie... On reprend la route pour aller tout au Nord et rentrer dans le Parc naturel de Kahurangi
L'aventure, la vraie est au bout de la route qui se termine en effet par une piste en partie abîmée pour ne pas dire plus par les fortes pluies de fin décembre (rappel pour ceux qui ne suivent pas !)  de 15 km (on l'ignorait !). Quelle déception, toute cette route pour rester bloqués là !! Alors qu'il parait que l'Oparara Basin est superbe. 
Quelques minutes de concertation. Allez, on tente l'aventure ! Et on s'engage sur la piste défoncée. Ça monte, ça descend, ça tourne, impossible de croiser un autre véhicule, pas moyen de faire demi-tour... On frôle le ravin, on roule, on patine dans la boue. On sert les fesses, crispés, sans parler. Qu'est ce que c'est long 15 km, ça n'en finit pas ! Vraiment la trouille de s'enliser définitivement avec le camper van qui fait tout de même 2,5 T. Pourvu qu'on arrive à remonter la côte sans s'embourber...

On débouche enfin, après un sacré stress,  sur un grand parking en pleine forêt. C'est superbe. 
Un autre bout du monde, on oublie tout puisqu'on est dans un endroit merveilleux, on oublie même les sandflies qui passent en mode arme de destruction massive, et on se lance dans une belle randonnée dans la forêt. 
Randonnée le long d'une rivière toute marron, couleur purin (berk). Sa couleur provient en fait de l'infusion des feuilles d'un arbre, le hêtre austral ou beech tree autrement appelé tea tree. 
Le long séjour des feuilles dans l'eau lui donne donc sa couleur et entraîne son acidification par la même occasion. Cette acidité favorise d'ailleurs la dissolution des roches calcaires et la formation des arches de pierre observées.  Après les pancakes, le tea !




La forêt pluviale (rain forest) primaire est l'écrin de cette marche dans un site préservé de l'activité humaine. 
Cette randonnée permet de se rendre compte de ce que devait être la nature originelle de Nouvelle Zélande à l'arrivée des premiers hommes. Un retour aux sources. C'est une de nos meilleures randonnées, vraiment un coup de cœur. Superbe nature préservée avec ces mousses, ces fleurs, ces arbres majestueux... 
On arrive au bout du sentier pour admirer l'Oparara Basin Arch. C'est une arche, même les nuls en anglais s'y retrouveront !




Je pousserais la balade jusqu'au "Mirror Tarn" qui mérite bien son nom :




Malheureusement bien obligés de se retaper les 15 km dans l'autre sens, je ne vous fais pas un remake de notre soupir de soulagement quand on atteint enfin la route, une vraie route, bien goudronnée !!


Buller River :


Le lendemain, il repleut sur Wesport et sa côte. On ne s'étonne plus, on s'y attendait ! 
On décide de contourner le problème et d'essayer d'apercevoir une éclaircie vers l'intérieur des terres. Nous prenons donc la route vers l'est.  Et là, miracle : des nuages tout secs, bien blancs et même un petit rayon de soleil pour notre balade le long de la Buller River
C'est super joli, très bucolique. Le fleuve Buller s'écoule sur près de 170 km depuis le lac Rotoiti et se jette dans la Mer de Tasman à côté de Westport après avoir traversé les Gorges de Buller. Son nom Maori "Kawatiri" est peu usité.  Les paysages autour de la route qui longe ce fleuve sont vraiment magnifiques. 
On trouve un endroit où les enfants ravis s'élanceront en tyrolienne sur 100 mètres, en passant au dessus de la rivière pendant que nous, plus sages, emprunterons le "swing bridge" : the Buller Gorge Adventure and Heritage Park :





Nous retournons en fin de journée sur la côte. Nouveau free camping entre la route et la plage avec un beau coucher de soleil :




Arthur's Pass National Park :


Le lendemain, de nouveau la pluie et pour plusieurs jours selon les prévisions. C'est décidé, nous retournons vers la côte Est. Vers Christchurch, où nous devons rendre notre merveilleux van Jucy dans quelques jours. Pour cela, il nous faudra passer par le Arthur's Pass National Park
Arthur's Pass ou un des cols les plus pentus de Nouvelle Zélande. Nous nous traînons lamentablement à 30 km/h au sommet du col. Le moteur Toyota est vraiment poussif. C'est super, on a bien cru qu'il faudrait que l'on pousse.  Mais ça n'aurait pas été grave, ce jour là il fait un temps magnifique !!! 
On expose nos visages au soleil. Depuis presque une semaine sans la chaleur et la luminosité, ça fait un bien fou !! 

A Arthur's Pass, nous ferons en famille une belle randonnée dans une forêt de hêtres, au milieu des cascades... : le "Bridal Veil Track".



Une petite balade agréable d'environ 1 h dans une forêt de hêtres avec un petit dénivelé. Elle démarre du même endroit que le sentier des chutes d'eau "Devils Punchbowl" et s'en écarte au niveau de la patte d'oie après le franchissement du pont de la "Bealey River".


Plein d'entrain, je ferais en solitaire la grimpette de "Devils Punchbowl Falls". Ces chutes d'eau "Devils Punchbowl" d'une hauteur de 131 m sont les plus impressionnantes chutes d'eau de la région d'Arthur's Pass. Elles peuvent être observées depuis plusieurs points de vue mais un sentier de balade d'environ 1 h permet de s'approcher de sa base et d'en avoir une vue impressionnante.


Le soir nous réussissons à bivouaquer dans un camping du DOC au sein du Parc Naturel et nous aurons la visite de nouveaux amis : plusieurs kéas, attirés par notre van kiwi, nous offriront un spectacle amusant.

Pour info, le Nestor kéa ou plus simplement Kéa (Nestor notabilis) est une espèce de perroquet montagnard endémique de Nouvelle Zélande. Son nom commun tire son origine de son puissant cri : « keee-aa ». L'adulte mesure près de 50 centimètres, pèse plus de 900 grammes et possède une envergure d'environ 90 cm. Le plumage est de teinte générale olivâtre, les côtés étant plus foncés. Le dos et la partie inférieure de la queue sont rougeâtres.
Le Nestor kéa habite les forêts d'altitude et les prairies des Alpes méridionales de la Nouvelle Zélande, sur des terrains habituellement difficiles à traverser et exposés à un climat rigoureux. Il est le seul perroquet de montagne du monde. 
Il est connu pour son comportement curieux et sa vive intelligence, qui l'a fait surnommer « le clown des montagnes ». Il explore minutieusement l'environnement, allant parfois jusqu'à endommager les constructions et les véhicules. 
On craint que sa population ne soit faible et que l'espèce ne soit menacée. En raison de leur comportement curieux et de leur réputation de carnivores, ils ont été persécutés et on estime que plus de 150 000 oiseaux ont été exterminés au cours des 130 dernières années. Bilan peu glorieux...




Cave Stream Scenic Reserve Walk :


Le lendemain, de nouveau un ciel bien gris pour le dernier jour avant notre retour sur la côte Est. Les paysages le long de la route 73 sont une fois de plus superbes :



On s'arrête en pleine montagne dans un paysage de causses. C'est vraiment très beau. Le Cave Stream Scenic Reserve Walk permet à ceux qui sont équipés de marcher le long du torrent qui passe dans des grottes sous nos pieds, mais là on n'a pas ce qu'il faut pour crapahuter le long du torrent sous terre ! 
L'après-midi, il se met à pleuvoir. Comme c'est bizarre. On passe dans du brouillard et on arrive sur la côte est. 
On s'arrête dans un chouette camping avec plein de jeux (youpi !). Mais c'est qu'il ferait presque beau ici !! 


Hammer Springs :


Ultime virée avant Christchurch : nous décidons de pousser vers le Nord-Est pour retarder l'instant fatidique et de rejoindre Hammer Springs. C'est le week end  du Waitangi Day : accord controversé ratifié le 06 février 1840 et qui reconnaît les droits et privilèges équivalents des Britanniques et des Maoris qui doivent conserver le contrôle de leurs terres. L'avenir sera tout autre.
Le 06 février, réveil sous la bruine. À dix heures, on fait la queue pour les "Hammer Springs". Ce sera trois heures de piscine d'eau chaude et de jeux avec les enfants. 

On profitera d'être là pour faire la petite balade "Hammer Springs Forest Journey" au milieu d'une belle forêt :




Les environs de Christchurch :


On reprend la route vers Christchurch. Arrêt au camping de Amberley Beach au bord de la mer. Après une nouvelle journée de grisaille, le soleil se montre enfin vers 18 h.
Réveil sous le soleil. Une fois n'est pas coutume. Petit déjeuner luxe avec vue sur la mer et balançoire pour les enfants : un pneu accroché à une branche maîtresse.

Les alentours de Christchurch sont vraiment superbes, sous une petite éclaircie :


Governors Bay
Nous resterons encore un jour à visiter Christchurch, rendre le van avant de s'envoler pour Auckland, encore de bons moments à venir !! 

La fin de notre voyage en Nouvelle Zélande c'est donc pour la prochaine fois !





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mardi 24 janvier 2012

Nouvelle-Zélande : Fjords et glaciers de la West Coast

Fiordland National Park


Nous nous sommes quitté à Te Anau, petit village très touristique à l'entrée du Parc National de Fjordland. Petit village en bordure du deuxième plus grand lac de Nouvelle-Zélande (le premier étant le lac Taupo dans l'Île du Nord).
Et petit village dans lequel nous avons fait du shopping pour tuer le temps, le mauvais temps. 
Les enfants se sont trouvés (avec leur argent de Noël, merci le Père Noël !) des petites peluches en kiwi habillés comme les All Blacks, et du coup ils se constituent des familles de kiwi et ça joue, ça joue ! On a longuement reluqué les gants, bonnets et écharpes en pure laine de mouton kiwi ; lorgné les moumoutes en peau d'opossum (THE enemy in New Zealand), mais comme on allait remonter vers le Nord et donc vers la chaleur, ces achats n'étaient plus à l'ordre du jour. Soyons écolos. Consommons avec modération. 
Avant l'acte d'achat, afin d'éviter que celui-ci soit impulsif, posons-nous la question : en ai-je véritablement besoin ? Si on joue le jeux, curieusement, on achète alors énormément moins de choses...


Milford Sound Cruise :


Et en effet, le ciel néo-zélandais a entendu nos prières en français. Le lendemain la pluie s'arrête enfin et les weather forecast sont fantastiques : 1 jour 1/2 de magnifique temps sont annoncés ! Incredible !
Vite on enfourne gosses et kiwis dans le van, c'est qu'il s'agit de profiter au maxi de ces 36 h ! 
Nous empruntons une route qui nous mène jusqu'au Milford Sound. Cette route, la 94, représente l'unique voie d'accès routier du Milford Sound à partir de la ville de Te Anau
Très belle route qui serpentent dans la forêt primaire pluviale et qui permet d'observer de très beaux paysages et points de vue remarquables comme "Mirror Lakes", "Eglinton Creek", "Lake Gunn", "Lookout Point", "The Chasm", "Key Summit Walk". 
Au détour des virages des vues vertigineuses sur les montagnes enneigées. Ça monte, ça descend, on klaxonne : Rémi et Caro arrivent en face ! Hello !

C'est vraiment très beau :



On arrive enfin au Milford Sound, magnifique fjord sur lequel on se lance pour une belle croisière.


Mitre Peak

Cette Milford Sound Cruise nous offrira des vues magnifiques sur les montagnes, la mer, les otaries, les rochers, des cascades extraordinaires. 
De beaux souvenirs :



Le soir venu nous trouvons une place dans un camping du DOC (c'est le Department of Conservation) qui s'occupe des Parcs. C'est rustique, mais sympa (à part les sand flies qui ont recommencé leur attaque !). 
Seul bémol : normalement, dix emplacements et on est... le double ! Filouter le DOC et ne pas payer son emplacement semble être un sport national. Envolée de moineaux à l'arrivée du ranger. 


Key Summit Walk :


Le matin du 24 janvier, nous nous levons avec une lumière splendide sur le "Lake Gunn" semblable à un miroir. On en voudrait d'autres des matins aussi radieux :


Lake Gunn

Vue la météo exceptionnelle, on s'attaque à la randonnée "Key Summit Walk". Qui monte, qui monte : trois heures de marche avec un dénivelé de 500 m. On va souffrir, jusqu'à un col.  
Il est annoncé une vue exceptionnelle sur le lac Marian. Le seul lac visible est en fait à plusieurs km à vol d'oiseau, minuscule et enchâssé entre deux sommets. 
Mais la vue y est magnifique malgré tout :



On reprend la route dans le sens inverse et on rencontre un couple franco-britannique en tour du monde à vélo. Quel courage : ils pédalent tous les jours depuis 7 ans et ont traversé plus de 50 pays ! Une belle leçon de courage, de prise de décision, de vie simple... 


West Coast :

Queenstown :


On arrive le soir dans la région de Queenstown, LA ville touristique de Nouvelle-Zélande, le paradis des sports extrêmes ; le Chamonix néo-zélandais. 
Et bien nous on n'a pas trop aimé : trop de monde partout, des prix exorbitants. 
Tout près du camping TOP 10 de Queenstown - Shotover dans lequel nous avons trouvé de la place, les gorges de la Shotover River où on peut se payer des virées en jet (Shotover Jet) avec des acrobaties sur l'eau...


Shotover River


Lac Wakatipu :


Bref, on quittera rapidement cette ville le lendemain au matin pour longer le lac Wakatipu jusqu'à Glenorchy
Là nous nous sentirons tout de suite beaucoup mieux. Il faudrait être difficile ! :


Jeux dans le lac dont l'eau est très fraîche : les enfants ne pourront dépasser la hauteur du genou.  Pique nique sous les assauts des sand flies. Comment peut-on être aussi petits et aussi em...dants ?! 
Nous faisons le tour du lac dans l'espoir de dénicher un site de free camping. Peine perdue comme très souvent en Nouvelle-Zélande. À ce propos, le camping sauvage en Australie est beaucoup plus aisé.


Lac Wanaka :  


Nous décidons de profiter de l'après-midi déjà bien avancée pour pousser dans la région du lac Wanaka. Et nous traversons des zones dorénavant désertiques qui étaient semble t-il couvertes de forêts avant l'arrivée des colons européens...


Nuit au Top 10 de Wanaka loué pour sa piscine d'eau chauffée, ses jeux... L'eau de la piscine est froide ! Camping surpeuplé. Pas Top... 
 Le lendemain, 26 janvier, nous tentons de rejoindre la balade du glacier Rob Roy. Mais plus de 50 km AR de pistes défoncées et de prévisions météo alarmantes mettront un terme à ce projet avorté. 
1/2 tour sur la piste au milieu de nuages de poussières soulevées par un vent violent et on se rabat sur la "Rocky Mountain Walk". Montée raide avec des escaliers pendant 10 bonnes minutes. 
L'effort est récompensé : superbe vue sur le lac Wanaka.


L'arrivée de pluies fortes nous feront accélérer dans la descente. Nous ne pourrons suivre complètement l'intégralité du tracé de cette randonnée. 


Lac Hawea :


On rejoint la route qui nous reconduira vers la Westcoast avec arrêt en free camping le soir au bord du lac Hawea à Wanaka.  Une vraie tempête s'abat alors sur la région, un vent glacial et une pluie battante : heavy rain. On est obligés d'allumer pendant la nuit le moteur pour se réchauffer ! 

Petits yeux le lendemain matin. Tout s'est calmé, de la neige sur les sommets, mais une vue magnifique encore, c'est bon, on est bien réveillés. 

La route est sublime, les paysages extraordinaires :


Et surtout on est bien contents d'être toujours en un seul morceau après la terrible tempête de le veille !! Le soleil nous réchauffe un peu. 


Le Mount Aspiring National Park :


On fera des petites randonnées bien sympas dans le "Mount Aspiring National Park", contemplant les cascades, les torrents, l'eau toujours bleu très très clair, presque turquoise. La forêt est superbe aussi avec ses fougères.
Le "Mount Aspiring National Park" s'étend sur environ 140 km le long de la ligne glacière de la région des Alpes du Sud. Ce parc créé en 1964 soit le dixième parc de Nouvelle-Zélande, couvre actuellement une superficie de 3 555 km² ce qui en fait en surface le troisième parc de Nouvelle-Zélande après ceux de Fiordland et de Kahurangi
Le Mount Aspiring ou Tititea en Maori s’élève à 3033 mètres.


Sur la route SH 6, arrêt aux "Blue Pools" à environ 8 km du centre ville de Makarora. Blue Pools qui ce jour là se présente sous la forme d'un torrent de couleur verte ! Va savoir, Charles. Les pluies récentes et donc la météo doivent influer certainement sur la couleur de l'eau...

Blue Pools Swing Bridge

Puis halte aux "Thunder Creek Falls" où le nombre de blackflies égale le nombre de touristes d'origine asiatique débarqués en masse compacte (ce sont les vacances du jour de l'an chinois). 
Les attaques épidermiques des insectes belliqueux nous ferons quasi instantanément remonter dans le van. Ils sont fous ces néo-zélandais ! 
Contrairement à son nom, les "Thunder Creek Falls" (littéralement cascades avec un bruit de tonnerre) sont en fait une cascade d'environ 30 m gracieuse qui donne sur la rivière HaastSans doute l'une des cascades les plus pittoresques de la vallée de la "Haast River". Cascade très populaire puisqu'accessible à partir d'un parking via une courte promenade de 5-10 minutes qui passe par le "Haast Point Lookout". Balade courte mais très pentue au milieu d'une forêt de hêtres, les beech tree :
  

Puis ce sont les "Roaring Billy Waterfall" que l'on atteint après avoir traversé le lit de graviers et de galets à ½ asséché du cours d'eau. Il faut prendre ses repères pour le retour pour retrouver le sentier dans la forêt :



En suivant toujours la route SH 6, on arrive de nouveau sur la côte Ouest, la Mer de Tasman nous attend, les paysages sont très sauvages, la mer déchaînée, le vent souffle de nouveau, près de nous emporter. 

Avec la vue du Mont Cook depuis la côte ouest :

Mount Cook

Fox Glacier :


Avant de s'arrêter pour la nuit à Fox Glacier, petite bourgade sympathique avec un super camping tout équipé, arrêt à "Knights Point Lookout". 
On s'est posé la question d'un bivouac sur le parking de ce belvédère mais il y a l'air d'avoir déjà pas mal de candidats...

Knights Point Lookout

Le camping ne sera pas un Top 10 pour une fois (celui de Haast Village ressemblait à s'y méprendre à une zone de stabulation industrielle pour bovins), mais un Kiwi Holiday Park. Même niveau de prestations. 

Les petits cocos se ruent sur le trampoline et les jeux, pendant que nous préparons le dîner et le BBQ. 
Dans tous les campings des grandes chaînes de Nouvelle-Zélande, il y a des pièces communes, grandes cuisines toute équipées, tables pour manger au chaud et à l'abri (oui, ça arrive qu'il pleuve et qu'il fasse un froid de gueux, même en plein été !). 
C'est toujours extrêmement convivial : c'est l'endroit où on rencontre d'autres campeurs et où on s'essaie laborieusement à entamer la conversation avec les locaux. Laborieusement puisque leur anglais est loin d'être académique. Et qu'il est très éloigné de notre pauvre anglais scolaire !
Ce soir là incroyable, les enfants se font une copine chinoise : Tweetie, 12 ans. La barrière de la langue n'existe plus, c'est une fascination réciproque entre eux alors qu'ils n'échangent aucune parole ! On n'arrive à les séparer qu'en se promettant de se retrouver le lendemain. 
Nous avons, nous, fait la connaissance des parents : Gloria, chinoise et Franck expatrié allemand à Shanghai. Un anglais divin que l'on comprend enfin. 
Une cuisine savoureuse, des sourires adorables, vraiment quelle belle rencontre !! 

Le lendemain, il pleut. Tiens bizarre. Il était pourtant prévu un temps plus conforme à la saison la veille au soir. 
On retrouve vite nos nouveaux amis et on décide d'aller faire une petite randonnée au Fox Glacier. C'est super sympa. Qu'on aime cette vie de nouveautés chaque jour, de nouvelles rencontres... 
Ce qui nous fait beaucoup rire c'est qu'ils sont habillés Quechua "from head to toes". Forcément il y a un Décathlon à Shanghaï
Gloria et Tweetie qui ont les cheveux raides et noirs sont fascinées par les longs cheveux soyeux de notre aînée. Elles trouvent qu'elle ressemble à Angelina Jolie ! Nous on est d'accord, on veux bien Brad Pitt comme gendre !


On discute beaucoup : économie, société... On compare nos vies en Chine et en Europe.
Quand il se remet à pleuvoir, ils nous invitent à manger dans leur super camping-car grand luxe Kea, nous partageons nos spaghettis... L'après-midi passe trop vite. 


Franz Joseph Glacier :


Nous allons ensemble faire quelques courses et nous décidons de nous retrouver à Franz Joseph Glacier
Nouveau camping sympa. Les enfants font du bricolage, Franck nous montre plein de photos de la Chine, Gloria nous mitonne un repas chinois, une belle soirée en perspective !! 
Le lendemain ça se découvre un peu, on se balade ensemble sur le Franz-Joseph Glacier. Les enfants sont ravis de jouer dans le torrent et essaient d'apprendre quelques mots de chinois... 
Mais l'heure de la séparation arrive car eux doivent rentrer sur Christchurch et Shanghai le surlendemain. 
Une rencontre que les enfants ne sont pas près d'oublier et nous non plus. On échange les adresses, ils nous invitent en Chine dès qu'on veut. Sniff, on a passé presque 3 jours ensemble, des jours et des gens formidables... Ce qui n'est pas si fréquent.







Le lac Matheson :


Mais on continue notre périple, on s'approche du lac Matheson, qui est censé être un vrai miroir, une vision enchanteresse du Mont Cook. Encore une fois on veut bien croire le guide, mais nous le Mont Cook, ça fait 3 jours qu'on aimerait le voir et qu'il reste dans les nuages ! 
Ce n'est pas pour rien que le capitaine James Cook ne l'aurait pas aperçu à son époque. 
Le lac nous parait alors bien fade !




Greymouth :


Nous continuons de longer la côte jusqu'à la ville de Greymouth. On s'y installe dans le meilleur camping qu'on ait vu en Nouvelle-Zélande, et c'est encore un TOP 10. On se fait un petit spa, les enfants sont ravis de jouer sur l'immense jumping-pillow

On se prépare pour notre super BBQ où l'on y rencontre nos voisins de site. On avait bien cru entendre parler français. Et bien ils sont québécois de Montréal : un couple Kathy et Jean François,  avec leur fille Madeleine. Ils ont huit mois pour faire un tour du monde... quel pied ! 
Bien sûr pendant que les enfants jouent ensemble (quelle joie pour eux de parler français et de se faire comprendre !!), nous aussi, on discute. La discussion porte sur les voyages, le boulot, la vie au Canada, bref c'est super sympa. 
Pendant que j'aimerais émigrer au Canada, Kathy rêve de s'installer en France. L'herbe paraît toujours plus verte chez le voisin... 
Je prends juste le temps d'aller photographier et filmer notre premier vrai coucher de soleil sur la Mer de Tasman
Miracle ce soir : il n'y a pas beaucoup de nuages et la mer est très belle :



Le lendemain, les enfants passent la matinée ensemble encore à jouer, nous à échanger adresses et bons plans. Peut-être nous rencontrerons-nous au Québec, qui sait ?... 
Une autre rencontre plus incongrue avec la faune locale : un weka, oiseau qui comme le kiwi n'est pas apte au vol. Lui aussi est un oiseau endémique, de la famille des ratites et lui aussi en voie de disparition. Quelle chance d'en croiser un :


En tout cas, encore de belles rencontres humaine et animale que nous réserve ce voyage, ça compense la météo, car vraiment on a la guigne de ce côté là ! 
Greymouth en même temps c'est forcément "grey". Alors on squatte le Mac Donald, on va au super magasin Warehouse où on trouve de tout. C'est génial : on fait le plein de pâte à modeler, de colle, scotch et autres accessoires de bricolage, car la pluie et le gris, y'en a marre !! 
Mais comme le dirait John Updike (c'est un écrivain américain) : "Rain is grace, without rain there would be no life"! 
Et malgré tout le temps file, à ce moment là on est déjà le 28 janvier...

En route vers le nord de la West Coast





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