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mardi 8 février 2011

Nouvelle Calédonie : Nouméa et Nouville


Le voyage :


Alors pourquoi la Nouvelle Calédonie

  • Pour changer d'air dans cette France morose, pour voir du pays et parce que cela nous rapproche très sensiblement de deux pays que nous rêvons de visiter : l'Australie et la Nouvelle-Zélande.
  • Pour profiter d'une mutation afin de s'essayer à cette aventure. Initialement pour une durée de deux années reconductible une fois. Bien que le fait d'être enfermé sur une île me soit difficile à imaginer...
Après une multitude de démarches administratives diverses et variées, nous voici donc en ce dimanche matin du 06 février 2011 à la gare pour prendre le train qui nous mènera à Paris. Il est 9h00. 
De l'aéroport Roissy - Charles de Gaulle, nous prendrons l'avion à 23h20 après 11h d'attente pour un voyage de 22h30 et 17131 km vers Nouméa via l'aéroport de Narita à Tokyo (2h de transit après une première étape de 9953 km). 



Nous arrivons finalement le 08 février à 7h30 du matin (après 36 heures de voyage) à l'aéroport de la Tontouta à une cinquantaine de km de la capitale après un survol de toute beauté d'une partie de l'archipel :






Le thermomètre indique 28° C. Et l'humidité de l'air en cet été austral nous rend poisseux en quelques minutes. 
Mais surtout c’est la lumière éblouissante et radieuse, le ciel bleu immaculé, le vert de la végétation qui nous surprennent, quel dépaysement avec la grisaille hivernale française ! 
C'est superbe, ça fait un bien fou.
On descend directement sur le tarmac.





Les premières impressions :


On dit souvent que l'on n'a rarement deux fois l'occasion de faire une première bonne impression. Au contraire des aspects nature, et bien la première impression bâtie, humaine de la Nouvelle Calédonie n'est pas à vraiment parler valorisante  :
  • l'aéroport paraît miteux (des travaux d'agrandissement et de rénovations sont en cours depuis deux ans maintenant). Premier problème : il y a bien un distributeur d'argent mais... il ne fonctionne pas.
  • l'accueil  cliché mais sympathique avec colliers de fleurs et tout le tintouin n'est qu'une vue de l'esprit. Ce folklore n'est valable que lorsque vous êtes attendus par de la famille et/ou des amis venus vous chercher à l'aérogare. Ce n'est pas notre cas. C'est la même indifférence que dans les autres pays du monde.
  • Le village de la Tontouta donne une impression de misère bien loin des vues présentes dans les dépliants touristiques.
Bon, maintenant que nous sommes là, pas de marche arrière possible. Sans doute la fatigue du voyage ne nous aide pas à l'optimisme...

En route vers Nouméa :


On prend possession de notre voiture de location après passage de la douane sous les regards soupçonneux des douaniers (8 bagages) et direction Nouméa. Rapidement la chaleur oppressante nous oblige à mettre en route la climatisation. Quasiment indispensable ici.
Quelques pins colonnaires (emblèmes de la Nouvelle Calédonie) qui ne sont pas des pinacées mais des araucariacées (Araucaria columnaris) bordent la route à la sortie de la Tontouta :




Le village de Païta :


Bon comme on ne possède toujours pas la monnaie locale : le franc pacifique, indexé sur l'(119,33 XPF pour 1 €) puisque le distributeur de l'aéroport est HS et qu'on n'en a pas trouvé d'autres, on est dans l'obligation de quitter la savexpress (péage de 150 XPF) à hauteur du village de Païta. Cela tombe bien pour s'en faire une idée puisque ce sera le lieu de travail et où vraisemblablement nous habiterons. 
Un village tout en longueur qui ne paie pas de mine : route avec nids de poule, trottoirs plein de mauvaises herbes, murs tagués, panneaux tagués ou arrachés...




Le centre ville proprement dit est un peu plus "propre" :





On arrive finalement à Nouméa via la RT1 qui serpente dans les contreforts montagneux au sein d'une végétation tropicale :







La ville de Nouméa :


Mais là c'est la vraie surprise : le long de la route à l'entrée nord de la ville, des bidonvilles (appelés squats ici comme en Polynésie Française d'ailleurs) ! On se croirait le long du périphérique parisien. Pas vraiment en adéquation avec le mythe du paradis terrestre initié par les explorateurs du XVIII è siècle que l'on a en tête...


Nous rejoignons notre hôtel où nous avons réservé une chambre : le Lagon. Nom aguicheur dans l'archipel disposant du lagon le plus grand du monde et classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ce sera l'occasion de commencer à visiter la partie est / sud-est de cette capitale. 


Doniembo :



On passe devant  l'usine Société Le Nickel de Doniembo inaugurée en 1909, qui est une source de revenus (pas pour tous les calédoniens) et plus problématique d'une pollution atmosphérique qui pose problème pour les quartiers sous le vent avec des indices "atmo" dégradés :




Anse du Tir :


Puis on passe devant l'Anse du Tir où accostent les porte containers indispensables à l'économie de l'archipel de Nouvelle Calédonie : une écrasante majorité des produits consommés ici sont importés de l'extérieur. Ce sera aussi par là que nos affaires arriveront après un mois et ½ de retard...



Puis on essaie de passer le rond point du Général Patch avec une circulation importante. En travaux, c'est un bazar pas possible :





Baie de la Moselle :


La Baie de la Moselle où accostent sur le quai Ferry les croisiéristes s'offrent à nos yeux fatigués :







Port Moselle :


Avant d'arriver à Port Moselle, port de plaisance où mouillent de très nombreux bateaux. On sent que ce n'est pas le même public qui habite dans ces quartiers que celui des squats par exemple... Cela nous donne un aperçu percutant des inégalités sociales qui règnent ici. Encore plus importantes qu'en France, ce qui n'est pas peu dire. La redistribution des richesses par la puissance publique ne parait pas vraiment efficiente.
Sur ce port donne la place du marché  de Nouméa :







La Pointe de l'Artillerie :


On arrive ensuite dans les beaux quartiers de Nouméa, majoritairement blancs après avoir passé la Pointe de l'Artillerie :



À la lecture des blogs, des documents, au visionnage de vidéos sur la Nouvelle Calédonie que nous avons fait pour arrêter notre choix, une impression de luxe, calme et volupté se dégageait. 
En fait, plusieurs Calédonies coexistent et pas de façon harmonieuse : celle riche et blanche des beaux quartiers de Nouméa ou des lotissements privés type apartheid avec plages privées comme celui de Naïa et l'autre plus pauvre mais aussi plus authentique...


Les baies de Nouméa :



Dans l'ordre, la Baie de l'Orphelinat



La Baie des Citrons où se déroule essentiellement la vie nocturne :



L'Anse Vata ou LES plages touristiques de Nouméa. Les plages de sable blanc et la couleur bleue de l'eau du Pacifique Sud est une réelle invitation à la baignade surtout que la température de l'eau avoisine les 28 - 30 ° C à cette époque de l'été austral. 

Le moral remonte : 





Pourtant, la couleur de l'eau cache une qualité phytosanitaire hasardeuse : rapidement on s'est aperçu qu'il faut éviter de s'y baigner à marée basse sous peine d'être la cible de bactéries et virus. Dernièrement, ces plages ont d'ailleurs fait l'objet d'une fermeture administrative suite à des problèmes sur l'usine de retraitement des eaux usées : fuite due à une "cancer" du béton. Le béton perdrait ses qualités et deviendrait poreux ! Peut-être juste un terme pour cacher le fait que la qualité des matériaux utilisés n'est pas forcément aux normes... 
Sur le même registre, il faut savoir qu'en Nouvelle Calédonie, environ 75 % des eaux usées ne sont pas traitées avant de rejoindre le milieu naturel (dixit association environnementale calédonienne). Sic !

On arrive enfin à l'hôtel. Direction la douche et mise en route de la climatisation. Il nous faut résister au sommeil pour prendre le rythme local. On décide de jouer aux mollusques sur la plage entre les baignades. Un vrai bonheur que de rentrer dans l'eau sans prendre sur soi. 
Puis c'est l'heure tant attendue de se coucher. Tôt puisqu'à 18h - 18h30, il fait nuit. Tant mieux.
Superbe coucher de soleil sur l'Anse Vata :





Les joies du décalage horaire… Il est 5H30 en ce matin du mercredi 9 février 2011. Nouméa, capitale de la Nouvelle Calédonie s’éveille... nous émergeons d’une plutôt bonne nuit… 
Nous y sommes enfin au bout du monde.


Vue de l'hôtel Le Lagon


Quelques repères administratifs et économiques :


Ce seront plusieurs jours de démarches administratives (banques, assurances, recherche d'une voiture, d'une maison, d'une école, etc...). 

L'occasion de s'apercevoir que le coût de la vie en Nouvelle Calédonie est très élevé : en moyenne 34 % plus élevé qu'en France
Il s'agit en fait du territoire français ultramarin où le coût de la vie est le plus élevé.

Selon l'UFC Que Choisir locale, cette variabilité par rapport à la métropole serait plutôt de 104 %...
  • petite Toyota Yaris de trois ans et plus de 65000 km à 9000 €, un Dacia Duster diesel neuf pour 18500 € (15000 € en France).
  • maison de 110 m² basique (toit en tôle ondulée, mur en parpaings, simple vitrage, aucune isolation) à Païta pour 1300 € / mois. Et ce pour une maison ayant bénéficié de la défiscalisation : il ne faut pas dépasser un revenu plafond pour accéder à ce type de location. À Nouméa, c'est encore plus cher pour un appartement plus petit ! Et les locataires n'ont aucun droit : deux mois de caution que l'on ne revoit jamais et jusqu'à six mois de loyers d'avance à la remise des clefs pour les gens sans travail. La priorité à l'emploi local ne facilite pas l'entrée sur le marché de l'emploi pour les métropolitains  peu qualifiés.
  • électricité autour de minimum 100 € / mois sans clim et en faisant attention. Après dépôt d'un droit au raccordement d'environ 110 €. Compter pour la consommation 0.30 € / kWh pour un abonnement de 6,6 kVA contre 0.12 € / kWh tarif bleu de base en France. Prix de l'abonnement en sus.
  • taxe poubelle : 260 € / an
  • eau : dans le grand Nouméa, on paye au minimum un forfait de consommation de 40 m3 même si votre consommation est de 1 m3. Environ 60 € tous les 2 mois pour 25 m3
  • Courses alimentaires : aucun extra, aucun produit préparé : autour de 1000 € / mois. Et il faut en faire des magasins pour trouver les produits basiques... Sauf au Casino Johnston de Nouméa où on trouve à peu de choses près les références que l'on peut trouver en métropole. Les fruits de mer et autres petites douceurs sont proscrites. Nous n'irons jamais au restaurant pendant ces deux ans... Prix supérieurs en moyenne de 65,4 % avec une inflation annuelle entre 2 et 3 % par an depuis 2010 malgré les promesses réitérées de lutte contre la vie chère. Une arlésienne ici.
  • Internet : 40 € / mois pour un débit théorique de 1 Mbits. Jamais atteint en deux ans... sans compter les coupures récurrentes de service. Et il faut attendre trois semaines pour obtenir une connexion !! Caution encaissée de 100 € pour la box récupérable en fin d'abonnement.
  • OPT : téléphone fixe et ligne pour l'internet avec un abonnement minimum et quasiment aucune communication : autour de 100 € / mois. Ce qui rend l'abonnement total internet autour de 120 € / mois.
  • Assurance voiture / maison : 600 à 700 € / an avec un contrat basique. Et très peu de remboursement en cas de problèmes...
  • Carburant : diesel ~1,25 € le litre et super sans plomb ~1.30 €. Moins cher qu'en France mais la qualité semble aléatoire. 
  • Frais bancaires divers et variés plus élevés qu'en métropole. Conditions de prêts beaucoup plus drastiques. Pas de chèque de banques lors des ventes de biens d'occasion : aux risques et périls du vendeur...
  • Les garanties internationales ne s'appliquent pas en Nouvelle Calédonie : la durée de la garantie est ici à la discrétion du distributeur : de 3 jours à trois mois pour les objets de consommation courante (y compris multimédia) et un ou deux ans pour les véhicules. Ainsi Renault garantit ses véhicules pendant trois ans en métropole. Garantie ramenée à deux ans ici. Pourquoi ? "Bah,... c'est comme çà !" est la réponse apportée. J'en ai fait personnellement l'expérience : achat de matériel de jardinage européen avec une garantie internationale de deux ans. Au bout de quinze jours, dysfonctionnement. Retour chez le distributeur pour échange. Refus : la garantie internationale mentionnée sur le blister ne s'applique pas en Nouvelle Calédonie. La Nouvelle Calédonie serait-elle en dehors du monde ?!
Une imposition sur les revenus plus faible qu'en France avec ~0,15 % d'imposition. Et dont les Calédoniens se vantent en moquant les contribuables français. Mais ce sont les impôts payés par ces mêmes contribuables français qui permettent aux Calédoniens de ne pas en payer... En effet, entre 15 et 20 % du PIB de la Nouvelle Calédonie provient des transferts financiers massifs de la métropole... soit plus de 1 Mds d'€ en 2010... Ce qui revient à une aide par habitant d'environ 3850 € (260166 hab. estimation juillet 2011). Non négligeable... 
De même aucune redevance télé n'est à régler malgré 8 chaînes publiques reçues dont France 24.
Mais il est malgré tout fortement question d'augmenter nettement ces impôts pour les hauts revenus. Normal. Les prestations sociales redistribuées augmentant, le besoin d'argent commence à être pressant. Surtout que l'autre source de revenu de Nouvelle Calédonie  l'exploitation du nickel et du cobalt, ne tient pas toutes ses promesses avec le site de Prony dont l'exploitant brésilien Vale a menacé de fermer les portes tant les retards de production s'accumulent.
  
Pas de TVA mais des taxes douanières d'importation d'environ 40 % sur les produits importés d'Europe et d'environ 60 % sur ceux des autres continents... Et ces taxes sont aussi appliquées... sur les frais de port !
Pas de taxe d'habitation ni d'impôts fonciers.


Mais il faut avoir les reins solides financièrement : 
  • minimum 3000 € de salaire mensuel (selon notre expérience) pour un foyer de quatre personnes avec un niveau de vie très dégradé par rapport à la métropole : aucun extra.
  • nécessité d'un pactole à l'arrivée : pour un container de 30 m3, prévoir autour de 6500 € ; nuits d'hôtel autour de 120 € par nuit pour quatre dans un hôtel ***, cautions diverses et variées autour de 100 € pour tous les prestataires de service (eau, électricité,...)
La recherche d'une école est un vrai casse tête car le niveau scolaire est très faible malgré des résultats officiels bons... mais tronqués : les consignes données aux enseignants sont de donner au max la moyenne pour obtenir des résultats de validation des acquis scolaires proches de ceux de la métropole. 
Le coût de l'enseignement secondaire toujours à la charge des métropolitains est suffisamment élevé (~4,5 millions d'€ par an) pour ne pas donner l'impression d'une certaine efficacité. 
Seuls quelques établissements des beaux quartiers de Nouméa peuvent prétendre à un enseignement d'un niveau comparable à celui de la métropole. Faible niveau scolaire couplé à une violence ordinaire : ainsi, à Païta, tous les établissements d'enseignement sont classés en Zone d'Éducation Prioritaire.

Le Parc Zoologique et Forestier Michel Corbasson de Nouméa :


Ces obligations administratives sont entrecoupées de visite.

Celle du Parc Zoologique et Forestier Michel Corbasson de Nouméa. Situé dans le quartier de Montravel, ce parc familial ouvert en 1972 permet de découvrir sur près de 36 ha la faune et la flore de Nouvelle Calédonie. Il participe aussi de la préservation des espèces endémiques de l'archipel dont les espèces de la forêt sèche originelle détruite à 99 % depuis l'installation européenne. Nous y observerons le cagou, oiseau endémique et emblématique de la Nouvelle Calédonie
Ce sera la seule fois en deux ans de découverte de l'île principale et de nombreuses balades...







Le centre ville de Nouméa :


Visite du centre ville. Bon, il ne faut pas s'attendre à une recherche esthétique qui ne brille que par son absence... Aspect très orthogonal. En effet, l'administration coloniale au XIX è siècle va au plus simple et charge le chef de bataillon Coffyn de dessiner le premier plan de la ville : un quadrillage basique. Beaucoup de quartiers de la ville de Nouméa ont été gagnés sur les marais.

La cathédrale Saint Joseph domine le centre ville et a été construite d'après les plans d'un  ancien bagnard : un certain Labulle au lieu-dit le "Cap Horn". La main d'œuvre mise à disposition par l'Administration Pénitentiaire permet l'édification à moindre coût en dix ans. Siège de l'Archidiocèse de Nouméa, elle est inscrite au titre des monuments historiques classés depuis 1992 :



Au dessus, le terre plein sur lequel a été édifié le FOL (Fédération des Œuvres Laïques) permet un point de vue panoramique sur Nouméa, la ville aux sept collines et aux sept baies :





Et sur le mur du FOL, un tag qui rappelle le mythe de la vahiné :



Nous avons déambulé au cœur du centre ville. Beaucoup de saletés, une mauvaise odeur  décuplée par la chaleur (urine), des poivrots qui s'alpaguent, beaucoup de façades taguées et de rares monuments historiques préservés. 
Anecdote : un homme allongé de tout son long sur le trottoir rue de la Somme ne semble pas au meilleur de sa forme...





Quelques beaux bâtiments vestiges de l'époque coloniale tout de même :




Seul effort d'aménagement urbain digne de ce nom, la Place des Cocotiers avec une vue de profil de la Fontaine Céleste (3 è photo):







Centre Culturel Tjibaou :


Nous sommes allés visiter le Centre Culturel Tjibaou, haut lieu de la promotion de la culture kanake. Architecture renommée qui représente sous forme stylisée les cases kanakes. 
Le tout  géré par l'Agence de développement de la culture kanake fondée suite aux évènements de 1988 dans le cadre des accords de Matignon... et dont les fonds sont directement issus des impôts des métropolitains.
Nous nous sommes promenés le long du chemin kanak au sein du parc paysager et botanique. Les attaques incessantes de moustiques nous ont fait presser le pas afin d'essayer de s'en protéger à l'intérieur des bâtiments.
Une exposition photo temporaire montre que jusque dans les années 1940, l'anthropophagie restait d'actualité au sein de certaines tribus kanakes. Effroi des enfants et malaise...


Nouville :


Une promenade à Nouville, anciennement Île Dubouzet nous offre de superbes vues sur la mer et sur... quelques squats. Son histoire coloniale débute lorsque James Paddon, navigateur et négociant anglais l'achète au chef Kuindo pour y implanter un comptoir maritime. Par la suite, l'Administration Pénitentiaire s'y installe puis c'est au tour d'administrations plus classiques telles l'Université, un théâtre, des écoles... 





Nous nous essayons malgré la chaleur à la balade du Fort Tereka. Cette balade aménagée par l'association Mocamana nous permet d'apercevoir des vestiges de la batterie de canons de l'époque coloniale et depuis le sommet de la colline, une table d'orientation permet de se repérer à 360 °. Le Fort Tereka a été édifié en 1877 et classé monument historique en 1978.



Le bâtiment construit en 1875 prévu à l’origine pour accueillir l’église du pénitencier et qui abrite désormais le Théâtre de l’Île :





Île aux Canards :


Après notre installation à Païta, nous prendrons un bol d'air sur l’Île aux Canards. Un petit coin de paradis à quelques minutes en bateau de la plage de l'Anse Vata, avec une randonnée PMT (palmes - masque - tuba) bien balisée malgré quelques balises arrachées par la tempête tropicale Vania... Sous chaque bouée, un panneau sous-marin donne un complément d'information sur le milieu. Les récifs et "patates" coralliens sont de toute beauté.
Bon, nous ne possédons pas d'appareils de prises de vue étanches donc ni photos ni vidéos sous marines... mais quelques clichés de l’Île aux Canards :





Au large, un entraînement de va'a : pirogues polynésiennes en vue des Jeux du Pacifique 2011.
Cet endroit nous rapproche de l'image du paradis terrestre que nous avions en tête avant de venir et quelque peu ternie. 


Nouméa depuis la mer :



Le retour par bateau depuis l'Île des Pins huit mois après notre arrivée nous a permis de découvrir la ville de Nouméa (anciennement Port-de-France) depuis la mer et de nuit :





Et un petit résumé en vidéo :


Nous aurions aimé découvrir l'Îlot Amédée et son phare métallique (le premier du genre en France), autre perle aux abords de Nouméa
Mais le prix est exorbitant (aux alentours de 380 € pour deux adultes et deux enfants) pour une sortie à la journée tout compris et nous privilégions nos voyages en Nouvelle Zélande et Australie... 

Ne nous éparpillons pas !





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