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mardi 14 août 2007

Le Parc de Forillon : que du bon


Site d'interprétation Micmac de Gespeg :


Le voyage d'une petite centaine de km qui nous amène de Percé au Parc National du Forillon nous permet de bénéficier de vues magnifiques sur le Golfe du Saint Laurent. Nous ferons une halte à Gespeg, site d'interprétation Micmac. L'arrivée sur Gespeg est somptueuse et on aperçoit encore le Rocher Percé (3e photo) :





La visite de ce centre d'interprétation de la vie des indiens Micmac se révèle très instructive. 
Ils savaient tirer parti au maximum des possibilités que leur offrait leur environnement (utilisation d'écorces de bouleau pour recouvrir leurs tentes, pièges à ours et autres animaux,...) tout en ayant en tête que ces ressources n'étaient pas inépuisables et qu'il leur fallait dès lors faire preuve de bon sens dans leurs prélèvements. Bon sens qui fait singulièrement défaut de nos jours où la profusion inconsidérée semble faire loi, aller de soi au plus grand nombre.
Ces charmantes bestioles que sont les maringouins (moustiques) ont décidé d'un commun accord sous le commandement de leur chef d'escadron de nous prendre pour cible privilégiée. Et les démangeaisons ne tardent pas à nous faire perdre le fil des explications pourtant fort intéressantes de notre guide, descendante de la civilisation des indiens Micmac. Le doyen de notre groupe dans son infinie sagesse décide d'utiliser son arme fatale : l'essence de citronnelle. Résultat, une odeur enivrante (quantité utilisée) et très peu de résultats répulsifs sur ces satanés insectes diptères. 

Un petit aparté concernant les moustiques. On se demande souvent à quoi "servent" les moustiques puisqu'il semble qu'il faille que les espèces vivantes doivent "servir" à quelque chose. Ma théorie est que les systèmes naturels ou écosystèmes atteignent toujours leur profil d'équilibre lorsqu'on leur en laisse le temps. Les déséquilibres manifestes entre espèces (cf. écologie au sens scientifique du terme et relations intra et inter espèces) sont naturellement à proscrire pour un développement durable entre toutes les espèces vivantes au sein des divers biotopes et pour ne pas porter atteinte à la biodiversité au profit d'une seule espèce. La nôtre en l’occurrence. Pour corriger de tels déséquilibres paroxystiques (actuellement la population humaine a dépassé les 7 Mds d'individus avec des effets délétères manifestes sur son milieu), des parasites vecteurs de maladies tels les moustiques paraissent nécessaires...

Donc, quelques photos de ce centre d'interprétation Micmac de Gespeg :





Des souvenirs pour les petiots en relation avec cette civilisation indienne. Une fois n'est pas coutume, ils ne sont pas "Made in... China". Quelle aubaine.




Parc National de Forillon :


Et c'est l'arrivée dans le Parc National de Forillon qui occupe la presqu'île du même nom. 
Les contingences matérielles accomplies, direction la nature. Superbe coin avec ses forêts qui poussent jusqu'aux falaises du bord de mer ou quasi-directement les pieds dans l'eau. Pas de plages de sable ou de graviers. Et de plus ce n'est pas la ruée touristique. Que du bonheur !








Les efforts de conservation du patrimoine culturel (en plus du patrimoine naturel) des autorités publiques en charge du parc sont manifestes et permettent de replonger dans l'histoire des colons européens dont la grande majorité venait des îles de Jersey et Guernesey

    ♦ L'Anse Blanchette avec son petit hameau de maisons de pêcheurs dont la célèbre maison de Xavier Blanchette :



     ♦ Le village de pêcheurs de Grande-Grave. Des 26 bâtiments historiques conservés sur la rive sud de Forillon, deux témoignent le mieux de la vie de cette communauté de pêcheurs. Le magasin Hyman est l'authentique résidence que se fit construire William Hyman en 1864. Le rez-de-chaussée devint magasin général de cette compagnie en 1918 et beaucoup d'objets du quotidien ont été restaurés et replacés dans leur contexte :




Dans un genre d'étable attenante au magasin appelée "salle de projection" , on peut visionner une vidéo sur l'utilisation du sel pour la conservation des morues. 
À l'étage, l'exposition "Vivre au rythme des saisons" permet d'aborder les tâches quotidiennes nécessaires pour assurer la difficile subsistance.



À l'étage encore, des tableaux de bateaux à voile de cette époque :



Les colons étaient à la fois pêcheurs, cultivateurs et exploitaient les ressources forestières pour pouvoir subsister.

Après cet épisode culturel, direction la forêt avec de belles balades possibles, le long de cours d'eau, en admirant des cascades pour se défouler :



Les paysages maritimes de la fin de journée valent le détour :





Est venu le temps de reprendre la route vers Rivière-du-Loup pour une croisière dans le Parc Marin du Saguenay au milieu des cétacés.

À la prochaine...




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