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vendredi 17 août 2007

Les baleines du Parc Marin du Saguenay



Côte Nord de la Gaspésie :


Nous suivrons une fois encore la route côtière vers Rivière-du-Loup sur près de 500 km. La beauté des paysages fait encore l'unanimité parmi nous :







De beaux phares montent la garde le long de ces côtes sans aucun doute dangereuses par temps de brume :



Mais le mauvais temps n'est pas encore là même si le soleil s'est caché derrière les nuages de plus en plus menaçants. Certains phoques profitent du répit accordé pour paresser sur les pierres encore chaudes :






Jardins de Métis :


Nous nous arrêterons pour une pause bien méritée aux Jardins de Métis où la sensibilité esthétique de tout un chacun peut s'exprimer devant la fragile beauté des fleurs de toute sorte dans ce superbe temple de la Gaspésie de l'art horticole. 
Au départ, je n'étais pas persuadé du bien fondé de cet arrêt coûteux (plus de 70 $) pour quatre adultes (gratuit pour les enfants de moins de 13 ans). Mais sous les exhortations et la prise en charge financière des initiateurs du projet, nos aînés, j'ai fléchi et ne le regrette nullement : le parc est superbe et la profusion de fleurs dans des assemblages élaborés de couleurs et de formes vaut le détour :






Courage, il faut repartir. Après encore quelques dizaines de km, nous arrivons enfin à Rivière-du-Loup


Parc Marin du Saguenay Saint Laurent :


Une nuit fraîche au camping du coin  et un lever aux aurores plus tard, nous embarquons pour une croisière d'observation des cétacés dans le Parc Marin du Saguenay Saint Laurent
Nous avions déjà effectué une telle croisière 7 ans plus tôt (en 2000) mais nous étions partis de l'autre rive, de Tadoussac
Là, il faudra plus de ¾ d'heure pour atteindre les cétacés. Cela nous permettra de mieux nous rendre compte des dimensions de ce fleuve du Saint Laurent qui fait plus de 3 km de large à la hauteur de Tadoussac. On se croirait quasiment en pleine mer, ressenti aggravé par la vue des gros cargos qui naviguent sur le chenal réservé au trafic maritime. Le Saint Laurent n'est en fait un fleuve à proprement parler qu'à partir de la ville de Québec... 



La qualité phytosanitaire des eaux du Saint Laurent s'est fortement dégradée depuis l'implantation d'une industrie lourde sur les rives du lac Ontario et du Saint Laurent (rejets industriels organo chlorés qui s'accumulent dans les tissus adipeux des poissons et mammifères marins)
En outre l'urbanisation galopante de ses berges a conduit à des modifications profondes des équilibres biologiques et à des rejets massifs des eaux usées directement dans le cours d'eau. 
Même si des efforts importants ont été accomplis tel l'équipement massif de centres de traitements des eaux usées et l'arrêt de l'utilisation industrielle de certaines molécules chimiques, la qualité des eaux reste sous surveillance et est loin de la normale. Les "vieux" polluants voient leur concentration diminuer alors que de nouveaux apparaissent comme les retardateurs de flamme "bromés". Les industriels suite à l'interdiction qui leur est signifiée d'utiliser telle ou telle molécule la remplacent par une molécule voisine ayant des propriétés analogues et dont les effets délétères sur l'environnement le sont tout autant. Navrant... 
La preuve est faite que dès que l'Homme s'installe quelque part même dans un pays "neuf", il ne tarde pas à saccager sans vergogne son environnement dans sa course forcenée aux profits et au confort.

Ainsi donc, le bélouga du Saint Laurent est devenu une espèce menacée. Après avoir subi de lourdes pertes suite à la chasse commerciale qui a fortement grevé ses populations, le niveau de pollution alarmant de son milieu de vie limite fortement sa survie. Nous aurons la chance d'en apercevoir un. C'est la petite tâche blanche :o) :



Notre cadet de trois ans à qui nous avons offert une peluche de bélouga l'a laisser glisser par dessus bord. Ses cris et pleurs de désespoir ont alerté l'équipage inquiet d'un éventuel problème. Heureusement un dernier bélouga en peluche reste à vendre (ouf !!) et le seul problème qu'il reste est celui de la pollution aggravée du Saint Laurent par ce nouveau représentant à fourrure des bélougas. La pollution est partout !

Même si le petit téléobjectif ne permet pas de se rapprocher suffisamment de nos sujets, ici la baleine à bosses, voici quelques clichés où l'on aperçoit l'objet de nos convoitises. Le bateau reste relativement loin pour ne pas les perturber plus. Le bruit des nuées d'embarcations qui leur tournent autour les dérangent bien assez, en plus du trafic maritime omniprésent. 
Se pose à nos consciences le problème du délicat équilibre entre la découverte et la gêne occasionnée à ces animaux. Toujours le même problème du nombre croissant des touristes-observateurs et des nuisances exponentielles sur le milieu naturel. Difficile choix...





La présence à la poupe du bateau du drapeau du Québec me permet de suppléer une déficience depuis le début du voyage soit illustrer par son drapeau la "Belle Province" :



Puis c'est le retour triste vers Rivière-du-Loup. Triste puisque nos accompagnateurs nous quittent pour retourner vers leur lointaine île (quel courage, en voiture !) et que cette séparation marque la quasi fin de ce voyage.

Mais il est temps de résumer en vidéo cette découverte de l'est canadien avant de se séparer, n'est-il pas ?



Plus que quelques jours pour montrer aux enfants un village huron dans la banlieue de Québec et le bio-dôme de Montréal en attendant notre avion de retour vers la vieille Europele dernier jour.

C'est le contenu du prochain épisode...





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