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lundi 20 août 2007

Québec : "Je me souviens"


Village Huron de Québec :


Nous voici donc sur le chemin du retour vers Montréal.
Dernière étape avant la capitale québécoise, dans les faubourgs de Québec, le site traditionnel huron dans la réserve indienne des Hurons-Wendat
Même si nous avons la très nette sensation d'avoir revêtu le rôle de voyeurs, surtout dans devant ces parodies de danse traditionnelles ou cérémonies de partage de calumets vidées de toute substance, cette expérience est l'occasion d'apprendre quelques unes des facettes de la vie et de l'histoire des Hurons. Cette dénomination leur a été donnée par les colons français vis-à vis de leur coiffe qui n'est pas sans rappeler la hure des sangliers.



Ce "Village-des-Hurons" ou Wendake est occupé par les descendants des quelques Hurons-Wendats catholiques convertis par les Jésuites qui se sont réfugiés là suite à leur défaite contre les Iroquois, lâchés par les français.
Ils vivaient dans des maisons longues à plusieurs familles, bénéficiaient d'un régime matriarcal (l'enfant appartenait au clan de la mère et était éduqué par l'oncle maternel) et les femmes bénéficiaient semble t-il d'une grande liberté sexuelle.






Des représentations de cartes de l'époque laisse entrevoir l'étendue des terres habitées par ce peuple natif avant l'arrivée des colons européens qui comme à leur habitude les ont volés (cf. Aborigènes en Australie, Kanaks en Nouvelle Calédonie ou Maoris en Nouvelle-Zélande). Ce territoire de 880 km² était délimité par la rivière Niagara à l’est, la rivière Sainte-Claire à l’ouest et le lac Érié au sud.



D'autres représentations laissent entrevoir les conditions de vie de l'époque :



Cette visite me laisse un arrière goût de malaise vis-à vis de la responsabilité de nos ancêtres. Mais les enfants ont adoré. Que demande le peuple ?


Biodôme de Montréal :



Ultime étape : Montréal. Avec le cortège de nuisances liées à toutes les grandes villes soient le bruit, la circulation, la pollution. Que nous étions bien en pleine nature...
Pour passer le temps comme lors de notre précédent voyage, nous passerons la journée au biodôme de Montréal. Biodôme qui a pris ses quartiers dans l'ancien vélodrome construit pour les Jeux Olympiques d'été de 1976 avenue Pierre de Coubertin (clin d'œil de circonstance) :



Au sein de ce bâtiment aux lignes architecturales épurées et contemporaines ont été recrées les quatre écosystèmes rencontrés dans les Amériques dans quatre entités distinctes : la forêt tropicale humide, l'Érablière des Laurentides, le Golfe du Saint-Laurent et les régions subpolaires. 
Comme tous les zoos, le concept bien qu'intéressant (mission affichée de partager les connaissances naturelles auprès du plus grand nombre) me gêne pour une raison qui peut paraître insignifiante : les animaux sont captifs. 
À chaque fois, je repense à ce roman de science fiction de Pierre Boulle et ses adaptations cinématographiques : "La Planète des singes" où les rôles sont inversés quant à la suprématie entre les espèces animales. 

Gros problème de ce zoo : l'affluence. Que de bruits !







Mais les enfants ont adoré les activités proposées.



Aéroport Montréal - Dorval :


Et l'heure tant redoutée est arrivée. 
Redoutée puisqu'il nous faut rendre notre voiture de location qui a été je le rappelle redécorée à la pierre par notre cadet. Heureuse coïncidence, au moment où nous la rendons dans les sous sol de l'aéroport de Dorval, une autre voiture de location de la même agence arrive à notre hauteur. Son arrière enfoncé avec le pare choc qui traîne par terre suite à un accrochage détourne l'attention de l'agent qui vérifie l'état de notre propre véhicule. L'éclairage électrique est d'autre part flatteur pour les rayures de carrosserie par rapport à son homologue naturel. Merci la chance !
Redoutée enfin puisque c'est la fin de ce voyage attendu depuis tant d'années et que c'est le retour dans notre région surpeuplée...


Mais c'est décidé, nous reviendrons dès que possible. Et cette fois là nous franchirons du même coup le continent pour visiter l'ouest du Canada avec les Rocheuses dont les paysages grandioses sont à une toute autre échelle semble t-il. 
Déjà que nous étions impressionnés par les paysages de l'est canadien...






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vendredi 17 août 2007

Les baleines du Parc Marin du Saguenay



Côte Nord de la Gaspésie :


Nous suivrons une fois encore la route côtière vers Rivière-du-Loup sur près de 500 km. La beauté des paysages fait encore l'unanimité parmi nous :







De beaux phares montent la garde le long de ces côtes sans aucun doute dangereuses par temps de brume :



Mais le mauvais temps n'est pas encore là même si le soleil s'est caché derrière les nuages de plus en plus menaçants. Certains phoques profitent du répit accordé pour paresser sur les pierres encore chaudes :






Jardins de Métis :


Nous nous arrêterons pour une pause bien méritée aux Jardins de Métis où la sensibilité esthétique de tout un chacun peut s'exprimer devant la fragile beauté des fleurs de toute sorte dans ce superbe temple de la Gaspésie de l'art horticole. 
Au départ, je n'étais pas persuadé du bien fondé de cet arrêt coûteux (plus de 70 $) pour quatre adultes (gratuit pour les enfants de moins de 13 ans). Mais sous les exhortations et la prise en charge financière des initiateurs du projet, nos aînés, j'ai fléchi et ne le regrette nullement : le parc est superbe et la profusion de fleurs dans des assemblages élaborés de couleurs et de formes vaut le détour :






Courage, il faut repartir. Après encore quelques dizaines de km, nous arrivons enfin à Rivière-du-Loup


Parc Marin du Saguenay Saint Laurent :


Une nuit fraîche au camping du coin  et un lever aux aurores plus tard, nous embarquons pour une croisière d'observation des cétacés dans le Parc Marin du Saguenay Saint Laurent
Nous avions déjà effectué une telle croisière 7 ans plus tôt (en 2000) mais nous étions partis de l'autre rive, de Tadoussac
Là, il faudra plus de ¾ d'heure pour atteindre les cétacés. Cela nous permettra de mieux nous rendre compte des dimensions de ce fleuve du Saint Laurent qui fait plus de 3 km de large à la hauteur de Tadoussac. On se croirait quasiment en pleine mer, ressenti aggravé par la vue des gros cargos qui naviguent sur le chenal réservé au trafic maritime. Le Saint Laurent n'est en fait un fleuve à proprement parler qu'à partir de la ville de Québec... 



La qualité phytosanitaire des eaux du Saint Laurent s'est fortement dégradée depuis l'implantation d'une industrie lourde sur les rives du lac Ontario et du Saint Laurent (rejets industriels organo chlorés qui s'accumulent dans les tissus adipeux des poissons et mammifères marins)
En outre l'urbanisation galopante de ses berges a conduit à des modifications profondes des équilibres biologiques et à des rejets massifs des eaux usées directement dans le cours d'eau. 
Même si des efforts importants ont été accomplis tel l'équipement massif de centres de traitements des eaux usées et l'arrêt de l'utilisation industrielle de certaines molécules chimiques, la qualité des eaux reste sous surveillance et est loin de la normale. Les "vieux" polluants voient leur concentration diminuer alors que de nouveaux apparaissent comme les retardateurs de flamme "bromés". Les industriels suite à l'interdiction qui leur est signifiée d'utiliser telle ou telle molécule la remplacent par une molécule voisine ayant des propriétés analogues et dont les effets délétères sur l'environnement le sont tout autant. Navrant... 
La preuve est faite que dès que l'Homme s'installe quelque part même dans un pays "neuf", il ne tarde pas à saccager sans vergogne son environnement dans sa course forcenée aux profits et au confort.

Ainsi donc, le bélouga du Saint Laurent est devenu une espèce menacée. Après avoir subi de lourdes pertes suite à la chasse commerciale qui a fortement grevé ses populations, le niveau de pollution alarmant de son milieu de vie limite fortement sa survie. Nous aurons la chance d'en apercevoir un. C'est la petite tâche blanche :o) :



Notre cadet de trois ans à qui nous avons offert une peluche de bélouga l'a laisser glisser par dessus bord. Ses cris et pleurs de désespoir ont alerté l'équipage inquiet d'un éventuel problème. Heureusement un dernier bélouga en peluche reste à vendre (ouf !!) et le seul problème qu'il reste est celui de la pollution aggravée du Saint Laurent par ce nouveau représentant à fourrure des bélougas. La pollution est partout !

Même si le petit téléobjectif ne permet pas de se rapprocher suffisamment de nos sujets, ici la baleine à bosses, voici quelques clichés où l'on aperçoit l'objet de nos convoitises. Le bateau reste relativement loin pour ne pas les perturber plus. Le bruit des nuées d'embarcations qui leur tournent autour les dérangent bien assez, en plus du trafic maritime omniprésent. 
Se pose à nos consciences le problème du délicat équilibre entre la découverte et la gêne occasionnée à ces animaux. Toujours le même problème du nombre croissant des touristes-observateurs et des nuisances exponentielles sur le milieu naturel. Difficile choix...





La présence à la poupe du bateau du drapeau du Québec me permet de suppléer une déficience depuis le début du voyage soit illustrer par son drapeau la "Belle Province" :



Puis c'est le retour triste vers Rivière-du-Loup. Triste puisque nos accompagnateurs nous quittent pour retourner vers leur lointaine île (quel courage, en voiture !) et que cette séparation marque la quasi fin de ce voyage.

Mais il est temps de résumer en vidéo cette découverte de l'est canadien avant de se séparer, n'est-il pas ?



Plus que quelques jours pour montrer aux enfants un village huron dans la banlieue de Québec et le bio-dôme de Montréal en attendant notre avion de retour vers la vieille Europele dernier jour.

C'est le contenu du prochain épisode...





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mardi 14 août 2007

Le Parc de Forillon : que du bon


Site d'interprétation Micmac de Gespeg :


Le voyage d'une petite centaine de km qui nous amène de Percé au Parc National du Forillon nous permet de bénéficier de vues magnifiques sur le Golfe du Saint Laurent. Nous ferons une halte à Gespeg, site d'interprétation Micmac. L'arrivée sur Gespeg est somptueuse et on aperçoit encore le Rocher Percé (3e photo) :





La visite de ce centre d'interprétation de la vie des indiens Micmac se révèle très instructive. 
Ils savaient tirer parti au maximum des possibilités que leur offrait leur environnement (utilisation d'écorces de bouleau pour recouvrir leurs tentes, pièges à ours et autres animaux,...) tout en ayant en tête que ces ressources n'étaient pas inépuisables et qu'il leur fallait dès lors faire preuve de bon sens dans leurs prélèvements. Bon sens qui fait singulièrement défaut de nos jours où la profusion inconsidérée semble faire loi, aller de soi au plus grand nombre.
Ces charmantes bestioles que sont les maringouins (moustiques) ont décidé d'un commun accord sous le commandement de leur chef d'escadron de nous prendre pour cible privilégiée. Et les démangeaisons ne tardent pas à nous faire perdre le fil des explications pourtant fort intéressantes de notre guide, descendante de la civilisation des indiens Micmac. Le doyen de notre groupe dans son infinie sagesse décide d'utiliser son arme fatale : l'essence de citronnelle. Résultat, une odeur enivrante (quantité utilisée) et très peu de résultats répulsifs sur ces satanés insectes diptères. 

Un petit aparté concernant les moustiques. On se demande souvent à quoi "servent" les moustiques puisqu'il semble qu'il faille que les espèces vivantes doivent "servir" à quelque chose. Ma théorie est que les systèmes naturels ou écosystèmes atteignent toujours leur profil d'équilibre lorsqu'on leur en laisse le temps. Les déséquilibres manifestes entre espèces (cf. écologie au sens scientifique du terme et relations intra et inter espèces) sont naturellement à proscrire pour un développement durable entre toutes les espèces vivantes au sein des divers biotopes et pour ne pas porter atteinte à la biodiversité au profit d'une seule espèce. La nôtre en l’occurrence. Pour corriger de tels déséquilibres paroxystiques (actuellement la population humaine a dépassé les 7 Mds d'individus avec des effets délétères manifestes sur son milieu), des parasites vecteurs de maladies tels les moustiques paraissent nécessaires...

Donc, quelques photos de ce centre d'interprétation Micmac de Gespeg :





Des souvenirs pour les petiots en relation avec cette civilisation indienne. Une fois n'est pas coutume, ils ne sont pas "Made in... China". Quelle aubaine.




Parc National de Forillon :


Et c'est l'arrivée dans le Parc National de Forillon qui occupe la presqu'île du même nom. 
Les contingences matérielles accomplies, direction la nature. Superbe coin avec ses forêts qui poussent jusqu'aux falaises du bord de mer ou quasi-directement les pieds dans l'eau. Pas de plages de sable ou de graviers. Et de plus ce n'est pas la ruée touristique. Que du bonheur !








Les efforts de conservation du patrimoine culturel (en plus du patrimoine naturel) des autorités publiques en charge du parc sont manifestes et permettent de replonger dans l'histoire des colons européens dont la grande majorité venait des îles de Jersey et Guernesey

    ♦ L'Anse Blanchette avec son petit hameau de maisons de pêcheurs dont la célèbre maison de Xavier Blanchette :



     ♦ Le village de pêcheurs de Grande-Grave. Des 26 bâtiments historiques conservés sur la rive sud de Forillon, deux témoignent le mieux de la vie de cette communauté de pêcheurs. Le magasin Hyman est l'authentique résidence que se fit construire William Hyman en 1864. Le rez-de-chaussée devint magasin général de cette compagnie en 1918 et beaucoup d'objets du quotidien ont été restaurés et replacés dans leur contexte :




Dans un genre d'étable attenante au magasin appelée "salle de projection" , on peut visionner une vidéo sur l'utilisation du sel pour la conservation des morues. 
À l'étage, l'exposition "Vivre au rythme des saisons" permet d'aborder les tâches quotidiennes nécessaires pour assurer la difficile subsistance.



À l'étage encore, des tableaux de bateaux à voile de cette époque :



Les colons étaient à la fois pêcheurs, cultivateurs et exploitaient les ressources forestières pour pouvoir subsister.

Après cet épisode culturel, direction la forêt avec de belles balades possibles, le long de cours d'eau, en admirant des cascades pour se défouler :



Les paysages maritimes de la fin de journée valent le détour :





Est venu le temps de reprendre la route vers Rivière-du-Loup pour une croisière dans le Parc Marin du Saguenay au milieu des cétacés.

À la prochaine...




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