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vendredi 24 juillet 2009

Vancouver Island, l'Île de Vancouver


BC Ferries :


Alors nous voici arrivés dans le port de Vancouver pour prendre le ferry vers l'Île du même nom. Nous n'avons pas réservé notre place, pensant que les rotations étaient nombreuses pour desservir cette grande île. Erreur : nous avons du attendre plus de quatre heures... ce qui donne légèrement l'impression de perdre son temps. Bloqués dans les files d'attente, nous ne pouvions pas faire demi-tour pour aller visiter les environs.
Toujours est-il que la traversée d'environ 1 h ½ s'est bien déroulée, sous le soleil, jusqu'à Nanaimo.

L'Île de Vancouver est grande. Pour donner un ordre d'idée, c'est quatre fois la Corse en superficie et la plus grande île sur le rivage nord ouest américain. Il s'agit d'une île montagneuse avec certains sommets qui dépassent 2000 m d'altitude. La chaîne de montagne traverse l'île dans sa longueur d'où des micro climats marqués entre les deux côtes. Le passage de la ligne de crête se traduira d'ailleurs par l'arrivée de nuages dans notre cas.
Seule la partie sud de l'île est habitée. La capitale de la Colombie Britannique, Victoria (et non, ce n'est pas Vancouver) est située à la pointe sud-est de l'Île de Vancouver.
Le reste de l'île est peu habitée ce qui fait que les paysages sont quasi intacts et que la nature a gardé ses caractères sauvages. Donc, il y a de quoi faire pour les amoureux de la nature...

Cathedral Grove :


"Cathedral Grove" se situe dans le Parc Provincial MacMillan situé à cheval sur la British Columbia Highway 4, ce qui provoque des nuisances sonores parasites de circulation pour les promenades. Dommage ! Ce parc fondé en 1947 protège le delta de la rivière Cameron sur une superficie de 301 hectares. Le parc fait partie de la réserve de biosphère du Mont-Arrowsmith. Dans cette "forêt cathédrale" donnée à la province par la compagnie MacMillan Bloedel Paper, on peut admirer les plus gros arbres encore sur pied du Canada. 
Cette forêt pluvieuse tempérée de douglas taxifoliés  (Pseudotsuga menziesii), de cèdres rouges de l'ouest (Thuya plicata) et des pruches ou hemlock (Tsuga canadensis) abrite des spécimens à plus de 60 m dont le diamètre à la base dépasse les 3 m. Du haut de certains de ces vénérables êtres vivants, jusqu'à huit siècles nous contemplent.  
Ce type de forêts couvrait l'ensemble de l'Île de Vancouver un millénaire plus tôt. La présence humaine et l'exploitation forestière a entraîné une réduction notable de cette superficie. 
Une balade impressionnante de 45 minutes permet de déambuler entre ces gigantesques centenaires. Il est à noter que l'Homme n'intervient pas dans la gestion sylvicole. Le recyclage naturel des arbres au sol permet la croissance des jeunes individus dans les trouées ainsi créées :






  

Kennedy Lake :


On suit ensuite la route n°4 qui descend vers Port Albani, centre d’exploitation forestière, puis longe le lac Sproat, grimpe le long du Mont Klitsa en suivant les pentes de la vallée de la Taylor. Certaines zones de la forêt sont pelées : coupes à blanc. Ce type de coupe très pratique pour l'exploitant est pourtant à proscrire pour une gestion sylvicole durable puisqu'elle entraîne une érosion plus importante des sols mis à nu sur de très grandes surfaces, fragilise les peuplements laissés en place dorénavant soumis à des vents plus violents, etc... 
Le passage du col se traduit par l'arrivée de nuages qui ne nous quitterons plus sur la côte ouest de l'île. Mais il ne pleut pas, c'est déjà ça de gagné : les précipitations sur cette côte atteignent 7000 mm / an soit sept mètres d'eau par m² et par an. Pas mal... quand on sait qu'en Bretagne, région réputée pluvieuse s'il en est, il pleut dix fois moins.
On fera une nuit de camping sauvage dans un parking forestier le long de la route.
On longera le lac Kennedy dont les rivages nous abriterons en camping sauvage à notre retour de la côte ouest et du Parc National Pacific Rim . Il faut absolument réserver si on veut avoir une chance d'obtenir une place dans les campings côtiers...





   

Pacific Rim National Park Reserve :


Le "Pacific Rim National Park Reserve". En français dans le texte, le Parc National du Bord du Pacifique. Pour obtenir l'unique vue panoramique de l'océan et des montagnes des rivages, il faut suivre le court mais raide sentier de la Colline Radar :



Son sommet est marqué par un "clou" historique :



Au cœur du parc, là encore des arbres magnifiques et oh bonheur, un silence religieux pour profiter de la balade de l'Anse Schooner qui nous amène aux rivages du PacifiqueCe sentier descend à travers d'anciens et de jeunes peuplements de cèdres rouges et de pruches jusqu'à une forêt progressivement dominée par l'épinette de Sitka :





En arrivant à la plage, on aperçoit le village d'Esowista du peuple "Tla-o-qui-aht" qui vit le long de ce rivage depuis des siècles :








La grisaille ambiante gâche un peu le plaisir de voir pour la première fois l'Océan Pacifique...

   

City of Victoria :


Tous les campings étant pleins et le mauvais temps semblant s'installer durablement, on décide de repartir vers la côte est  pour visiter la capitale de la Colombie Britannique : j'ai nommé, Victoria. Dès le passage de la ligne de crêtes, le soleil de nouveau nous inonde de ses chaleureux rayons. Et oui, même en plein été, le temps est frais sans soleil ici ! 
Capitale so british avec ses espaces verts fleuris et ses vieux monuments préservés, Victoria fut établie par la Compagnie de la Baie d'Hudson. Au départ simple poste de commerce des fourrures, elle fut nommée en l'honneur... de la reine Victoria. C'est original, non ?
Victoria ne fut érigée capitale provinciale qu'en second temps, en 1869, après la ville de New Westminster
Le choix du Canadian Pacific (société de chemin de fer canadien) d'en faire le terminus de sa ligne transcontinentale a permis d'éviter l'industrialisation de Victoria. Cette capitale a su dès lors garder son caractère original.

Nous avons flâné le long des quais de la baie James, avons admiré l'Empress Hotel (construit par le Canadian Pacific dans un style "château"), le Parliament Building... 

Vues plus détaillées dans la vidéo de fin d'article ;-) :



Comme une visite de ville qui se respecte ne peut se dérouler sans visite au musée local, le "Royal British Columbia Museum" nous a ouvert ses portes. Les vacances peuvent aussi servir à s'éduquer, non ?
Superbe musée pour le choix des collections présentées que par la mise en scène vivante qui plaît particulièrement aux enfants. Choix familial à suivre sans hésitation.









À la sortie de cette visite, on se rend juste derrière dans le "Thunderbird Park" qui donne à voir une belle collection de mâts totémiques et autres sculptures amérindiennes :



En bordure de ce parc, la "Hemcken House", qui reste la seule maison préservée d'époque en bois. Sa partie centrale fut bâtie en 1852 :



Et Victoria marque le début de la Transcanadienne symbolisée par la borne "zéro" ou "Mile '0'"  qui commence là son parcours de presque 8000 km jusqu'à St John's sur l'Île de Terre Neuve. À la frontière française de Saint-Pierre-et-Miquelon. Si ce n'est déjà fait, donnez-vous la peine de lire l'article à ce sujet :



Enfin, afin de se rapprocher de Swartz Bay, port de départ de la traversée retour vers Tsawwassen sur le continent, nous décidons de suivre la promenade panoramique au sud de la ville avec vues sur l'océan et traversée de zones résidentielles :




La petite vidéo de rigueur plus exhaustive pour témoigner des merveilles aperçues :




Puis c'est le retour sur le continent. Peu d'attente cette fois-ci ! La nuit en camping sauvage dans la banlieue lointaine de Vancouver va nous permettre de réfléchir chacun de notre côté pour aboutir à la même conclusion : pourquoi maintenant que nous sommes là si proche de la frontière des États-Unis ne pas  pousser jusqu'à Yellowstone National Park ; même si ce n'était pas du tout prévu au départ ? 
On n'a jamais été aussi près... Quoique : deux jours complet de route seront nécessaires pour y accéder.

Mais ceci est une autre histoire, que vous pouvez lire ici ;o).





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samedi 18 juillet 2009

Canada : British Columbia


Au sortir de notre inoubliable séjour sur la "Icefields Parkway", nous partons plein ouest à partir de Jasper en empruntant la route n° 16.
En franchissant le col Yellowhead, le col de la crête des Rocheuses canadiennes le moins élevé, on franchit la limite entre les provinces de l'Alberta et de la Colombie Britannique. C'est le moment de régler nos montres et de gagner une heure. Pas de refus quand on est en vacances, pas vrai ?

Mount Robson Provincial Park :


À 24 km de Jasper, on entre dans le Mount Robson Provincial Park, parc provincial de près de 225000 ha (224866 ha). Ce parc provincial du Mont Robson a été créé en 1913 à la suite d'une loi dont l'objectif affiché était de préserver la conservation des plus beaux sites naturels de la région. Ce fut le second parc créé en Colombie Britannique
En son sein, le sommet culminant du Canada : le Mont Robson  qui s'élève à 3954 m. Les peuples natifs avaient appelé cette montagne "Yuh-hai-has-hun" (la montagne du chemin en colimaçon). 
On ne sait pas officiellement de qui le Mont Robson tient son nom occidental : John Robson, Premier Ministre de la Colombie Britannique à la fin du XIX è siècle ; ou Colin Robson, ancien agent de la compagnie de la baie d'Hudson.

Coup de chance, le beau temps est de la partie et le Mont Robson paré de neige se laisse admirer dans son écrin de verdure. Ce qui semble t-il n'est pas si fréquent :


Premier arrêt au lac Kinney (Kinney Lake) situé au sud du Mont Robson pour s'essayer à la balade du lac Kinney ou tout du moins la première partie du "Berg Lake Track" de 6 à 7 km (13 km AR) de niveau facile à modéré. Peut être suivie en VTT.
Ce sentier de randonnée traverse une forêt de western red cedar (Thuya plicata) et de western hemlock (Tsuga heterophylla) de belles dimensions. En effet, le Mont Robson est le plus élevé et le plus important des sommets du coin ce qui fait qu'il capte une grande partie des pluies et neiges qui viennent de la côte pacifique ; humidité importante indispensable au bon développement de ces arbres.



Le sentier longe les eaux tumultueuses de la "Robson River" :




Et on arrive enfin sur les berges du lac Kinney aux eaux bleues laiteuses. Le soleil s'est caché mais le spectacle est somptueux. Au loin, le Mont Robson se reflète dans le lac :






On s'arrête au bord du lac où des tables de pique nique sont disposées pour se restaurer. De petits écureuils par l'odeur de la nourriture alléchés nous tiendront compagnie :


Nous décidons de nous arrêter tôt au camping "Robson Meadows Campground" avec vue sur le Mont Robson et emplacement sous les arbres.
Les deux enfants font la connaissance d'enfants du même âge du site voisin. Tant et si bien que nous lions connaissance avec leurs parents et partageons la fin de repas avec eux en faisant fondre les marshmallows sur le feu de bois. Rituel incontournable ici. 
Lui est anglais et travaille en tant qu'ingénieur pour les exploitations pétrolières de la province de l'Alberta et elle est d'origine française et travaille dans un hôpital des environs de Calgary. Ils sont très heureux de leur choix de vie au Canada
Au fil de la conversation, alors que nous leur posons la question du nombre des jours de congés qui nous semble à nous français bien maigre, ils nous assurent qu'en se débrouillant bien avec les jours fériés, une dizaine par an, combinés aux weekends, ils obtiennent quatre à cinq jours de congés par mois. Pas si mal finalement. Surtout que les grands espaces naturels sont aux portes des grandes villes et qu'ils n'ont pas besoin de perdre des jours de voyage dans les bouchons pour profiter de leur environnement.

Wells Gray Provincial Park :


Le lendemain, 19 juillet, on prend la route n° 5 vers le sud jusqu'à Clearwater. Là, on prend des renseignements à l'i centre (office de tourisme local). Les dépliants sont rares et les infos chiches. Malgré tout, le parc provincial de Wells Gray semble prometteur avec de belles chutes d'eau. 
Petite précision : pour accéder à ces chutes d'eau, rapidement la route perd son revêtement goudronné et devient gravel road. Pas terrible avec un gros RV... 
On ne fera que deux arrêts pour ne pas trop tenter le diable et se retrouver crevé à 30 km de la route principale, surtout qu'il fait lourd et que les moustiques de sortie ne nous laissent aucun répit .
Premier arrêt aux "Spahats Creek Falls" dont le cours d'eau a profondément entamé le plateau rocheux en y creusant une petite gorge :


Ultime arrêt avant de rebrousser chemin aux "Helmcken Falls" beaucoup plus connues :



C'est beau mais on reste un peu sur notre faim après les spectacles grandioses offert le long de la 'Icefields Parkway"...



Vallée de la rivière Thompson :


On redescend plein sud ; on passe Clearwater, coin paumé ; et direction Kemloops, agglomération plus importante.
Plus on se rapproche de Kamloops, en suivant la vallée de la rivière Thompson, plus les paysages sont arides et le temps chaud. On ne pensait pas observer ce type de paysages au Canada, pays vert dans l'imaginaire collectif. 
En fait cette partie de la Colombie Britannique se situe dans le couloir de remontées d'air chaud et sec de la "Death Valley" en Californie (à la frontière du Nevada). On retrouvera ces mêmes paysages de l'autre côté de la frontière à la même longitude dans l'État de Washington... 
Kamloops se targue d'ailleurs de bénéficier d'une durée d’ensoleillement supérieure à 2500 heures annuelles et d'une pluviométrie faible : 330mm / m² / an. Records canadiens...



Bon, rien d’extraordinaire à dire sur Kamloops. Juste un centre urbain pour faire le plein de carburant et de courses...


Marble Creek Provincial Park :


On quitte le plus vite possible cette ville pour mettre le cap plein ouest sur le "Marble Creek provincial Park" en suivant les routes n° 97 puis 99. Très tranquille mise à part les bateaux à moteur tirant des skieurs nautiques et avec une couleur d'eau étonnante. 
On y fera une petite pause le temps pour les enfants de jouer et pour nous de se détendre :





Duffey Lake Road :


Puis on commencera à s'inquiéter du lieu où nous allons passer la nuit. On passe la petite ville  de Lillooet et on prend à droite la "Duffey Lake Road", petite route qui devient rapidement sinueuse et montagnarde. Pas facile à négocier avec le gros RV. Juste après la bifurcation un camping mais proche d'une voie de chemin de fer. Donc pas pour nous. 
On poursuit notre  route. Après environ une heure, au crépuscule, on trouve une aire de repos au bord d'un cours d'eau qui longe à cet endroit la "Duffey Lake Road". On s'arrête pour la nuit au bord du torrent de montagne. 
Une jeune biche vient nous rendre visite au cours de la soirée.





Lillooet Lake / Whistler :


Le 20 juillet, au matin, frais et dispo, nous reprenons la route vers Vancouver via Pemberton et Whistler
Au détour d'un virage, vue superbe sur le lac Lillooet :



À environ 120 km du Nord de Vancouver, à hauteur de Whistler, l'autoroute provinciale n° 99 que nous suivons devient le théâtre de travaux routiers importants. Ce qui fait que nous n'avançons plus qu'au pas. En effet, cette ville accueillera les Jeux Olympiques et paralympiques d'hiver l'année prochaine, en 2010. Il s'agit en fait de la station de sports d'hiver de Vancouver nommée Whistler Blackcomb. Entre Whistler et Vancouver, que de travaux pour élargir les voies...


Horseshoe Bay :



On finit par arriver à "Horseshoe Bay" dans le district ouest de Vancouver, là où nous prendrons le ferry pour l'Île de Vancouver
Les paysages marins qui bordent l'autoroute sont magnifiques :





Et nous arrivons au terminal de BC Ferries qui doit nous amener sur l'île. Nous n'avons pas réservé pensant que les rotations seraient nombreuses. Grossière erreur : nous attendrons plus de quatre heures dans les files d'attente, en plein soleil. Que du bonheur. 

Mais ceci est une autre histoire.









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