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dimanche 27 mai 2012

Des koalas ; en voici, en voilà !

Mount Eccles National Park :


On se retrouve dans l'Etat du Victoria au sud de l'Australie pour la suite de notre aventure. Nous quittons le Parc des Grampians sous la pluie, roulons vers la côte et nous arrêtons au Mont Eccles National Park vers 16h. On espère bien y bivouaquer cette nuit là !...
C'est génial l'Australie, il y a des Parcs nationaux, provinciaux, de conservation... à peu près tous les 50 km. Le paradis !
Donc nous arrivons au Mont Eccles, ancien volcan qui a répandu son flot de lave il y a 19000 ans. Ça ne nous rajeunit pas tout ça... Bien sûr le sol est très fertile et une végétation dense a envahi les flancs du cratère au fond duquel on voit le lac. 




Autour de nous des grottes, des rochers et une ambiance particulière : c'est très humide, feutré, sombre en cette fin d'après-midi d'un calme exceptionnel.

Alors si on est venus là c'est que d'après le "Lonely Planet" il y aurait ici une colonie de koalas ! Il n'a pas intérêt à se tromper celui-là !!! 
Le koala (Phascolarctos cinereus ou "ours à poche gris cendre") n'est pas un Ursidé mais un marsupial. Ce nom signifie en langue aborigène "l'animal qui ne boit pas" ou "sans eau" puisque cet animal puise l'intégralité de l'eau dont il a besoin dans son alimentation solide : certaines feuilles de certaines variétés d'eucalyptus.

Après une dizaine de minutes pour retrouver chaussures, cirés, etc... et équiper tout le monde, nous empruntons le chemin principal en risquant la chute et un torticolis à chaque instant. Mais rien, nada, nothing. Pas de koalas visibles... Et là on voit un couple à qui on demande dans un anglais approximatif s'ils ont eu la chance de voir ces charmantes bêtes, objet de nos désirs. Ils nous expliquent que oui, les koalas sont nombreux ici mais qu'il faut avoir l'œil ! Les koalas aiment la tranquillité et privilégient les fourches en haut des eucalyptus. Et les eucalyptus ici sont très hauts. Cela ne va pas arranger nos affaires surtout que le temps n'est pas très lumineux et sous le couvert, encore moins. On se sépare les yeux rivés en haut des troncs. Rien. Avec force grands signes, nos nouveaux guides nous signalent la présence d'un koala au bord du sentier que nous venons de suivre. On est vraiment nuls ! Vite, on passe la première et on s'élance dans une course élégante, légère et silencieuse (autant que possible). On arrive auprès du couple qui nous montre... un koala juste au dessus de nos têtes. Bon, pour notre défense, il dort au sommet de l'eucalyptus quand même, à une vingtaine de m du sol et il n'est pas bien gros !

Waou, on en reste babas, sans voix. Génial, il n'y a pas d'autres mots pour relater cette rencontre inoubliable du 3ème type !





On sent la présence des animaux (je vous avais prévenus !). À chaque pas on retient notre souffle et on tend l'oreille. On se parle en LSF (langue des signes pour les ignares), là, là :



Des kangourous qui bondissent partout autour, des wallabies qui surgissent des buissons, des koalas bien dodus qui digèrent, des oiseaux qui piaillent : l'activité est à son comble au crépuscule pour notre ravissement ! 





Nous errerons dans la forêt jusqu'à la nuit, observant toute cette vie autour de nous. Nous avons cette fois ci beaucoup de chance avec les animaux au contraire de notre premier voyage en Australie...

Quelle soirée, on en parlera encore longtemps. Surtout qu'un incident vient émailler notre bivouac au milieu de nulle part : je me fais pomper le sang par une bestiole visqueuse qui ressemble à s'y méprendre à une sangsue au niveau de la tête. En Australie, qu'on se le dise, le chapeau est indispensable : contre le soleil et contre les bestioles en tout genre qui tombent des arbres. Alors est-ce qu'on aime toujours les animaux ? Ça dépend lesquels !

Bref, après une nuit pas si mauvaise en pleine forêt, nous retournons jeter un coup d'œil à nos voisins de bivouac : les koalas. Ils n'ont pas bougé depuis la veille au soir mais la lumière plus vive nous offre de meilleures vues :




Grittith Island :


Après nous être repus de cette rencontre, nous prenons la direction de la côte. Nous irons flâner sur Griffith Island, et nous commencerons à comprendre ce que LA vague représente pour tout australien qui se respecte !  





L'eau est d'une couleur incroyable et l'île magnifique. Des rochers, un wallaby qui saute, plein de coquillages tout nouveaux, des carapaces de langoustes, des oiseaux... Bref un bon dimanche... à la mer ! 
La faible affluence nous permet de profiter du caractère sauvage des côtes de cette petite île en regard de Port Fairy :





Nous aurons le loisir d'observer quelques oiseaux lors de cette petite marche familiale :





Tower Hill Conservation Reserve :


Prochaine destination : "Tower Hill Conservation Reserve", où d'après le couple de naturalistes que l'on a rencontré, on peut voir des animaux ! Rien dans les guides sur cet endroit. À ce propos, les guides sur l'Australie en notre possession sont très décevants. À croire que personne ne va sur le terrain tester et que tout est pompé sur les brochures touristiques éditées par les différentes localités et Parcs. 
Et bien, pas de souci, à peine arrivés on tombe sur nos animaux favoris pour le moment, les koalas. Hourra, et cette fois ils sont hyperactifs. L'eucalyptus qui leur sert de garde manger devait être enrichi en vitamines. La sieste est finie les gars !!





Il fait sa gym et ses étirements entre 2 crottes qui nous tombent ras la casquette !! Trop drôle ! Et on a même l'immense chance d'en voir un descendre de son arbre, traverser devant nous, regarder à gauche puis à droite, (ben oui ici on roule à gauche !!) puis remonter dans le suivant, vraiment une boule de poils super agile et trop mignonne ! On craque !!!






Après ce spectacle enchanteur, on décide d'aller faire une petite randonnée et là, incroyable, à notre hauteur, un gros koala supérieurement intelligent a réussi à sauter par dessus la protection plastique qui entoure les jeunes eucalyptus (pour leur donner une chance de pousser), et se nicher au milieu des feuilles. Comme on dit, la "faim" justifie les moyens ! Tout ça a dû l'épuiser car le temps qu'on le contemple, qu'on l'observe, et tout, il n'a pas bougé d'un poil !! 





Cape Otway :


Cette réserve est géniale pour observer les animaux en liberté !! On aura passé une après-midi exceptionnelle ! Les rencontres avec les koalas sauvages ne sont pas finies. Le long de la route pour nous rendre au Cap Otway. Cette route traverse des forêts d'eucalyptus profondes :



Et les koalas sont ici nombreux d'où la détérioration visible de la santé sanitaire de la forêt d'eucalyptus : beaucoup d'arbres défoliés sont morts suite aux "attaques" des koalas insatiables. Les koalas seraient-ils trop nombreux ? Ici assurément... 
Petite explication : après avoir été exterminé pour sa fourrure, ce mignon petit animal qui ressemble fort à un ours en peluche est dorénavant protégé. Pourtant son biotope se réduit comme peau de chagrin : défrichement à des fins agricoles, déforestation pour produire de la pâte à papier, du bois, du carton... Des centaines de milliers d'hectares de forêts d'eucalyptus sont passés à la tronçonneuse depuis le début de la colonisation, et le phénomène se poursuit. Cette forêt paye aussi un lourd tribut au développement urbain : une vaste partie des forêts originelles a cédé la place à l'avancement galopant des villes et des banlieues. Cette déforestation est l'une des causes de la répartition inégale du koala qui se retrouve confiné à des poches de forêt intactes. Cette concentration artificielle se révèle néfaste pour le koala : son taux de reproduction assez élevé et ses besoins en nourriture très sélectifs sont responsables de la destruction de pans entiers de forêts d'eucalyptus dont les feuilles sont mangées jusqu'à la dernière, ce qui par suite entraîne la mort des arbres (observations in situ sur la route du Cap Otway, État du Victoria). Malgré les efforts opérés par les autorités environnementales australiennes, le déséquilibre s'aggrave. L'Homme n'est décidément pas en capacité de réinstaurer le fragile équilibre écologique qu'il détruit si négligemment... 
Ce problème de sur effectifs locaux des koalas et la pression alimentaire sur les eucalyptus est aggravé par un nouveau problème majeur : selon Ivan Lawler, scientifique à l'Université James Cook (Townsville, Queensland),  la hausse du taux de dioxyde de carbone atmosphérique (essentiellement d'origine anthropique, faut-il le rappeler) provoque une réduction de l'azote et d'autres substances nutritives contenues dans les feuilles d'eucalyptus, et fait augmenter le taux de tanin, une toxine naturelle. Par suite, les feuilles d'eucalyptus, qui sont la base de l'alimentation des koalas australiens, deviendraient moins nourrissantes, voire même non comestibles. 

Et voilà tout ça en images, le film des koalas est absolument génial, c'est un régal de les voir gigoter...




Prochaine étape, la "Great Ocean Road"...







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