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jeudi 8 septembre 2011

Vers les Mac Donnell Ranges et Alice Springs


Vers Kings Canyon :


Nous avons quitté notre campement sauvage proche du Parc National d'Uluru (épisode précédent) après un magnifique lever de soleil



Nous verrons des échassiers lors d'un arrêt au bord de la route :




Mais toujours pas de kangourous, serait-ce donc un mythe ? 


Nous devons parcourir encore les 450 km (et oui, mais c'est minuscule sur la carte d'Australie)  qui nous séparent du "Kings Canyon". Cela nous prendra 4 h de route monotone. 

Mount Mac Connor :


On en profite pour deviner le Mont Mac Connor ou Conner dans une tempête de poussières. Il est souvent confondu avec l'Uluru :





Watarrka National Park :


On arrive vers 14 h dans le Kings Canyon National Park. La chaleur du désert est déjà bien présente, plus de 30°C et un soleil écrasant. On s'installe au "resort" pour profiter de la piscine. Et là sur qui on tombe ? Je vous le donne en mille, Émile : nos gentils papys et mamys avec un sourire jusqu'aux oreilles. "You're following us !!" "No ! You're following us" ! Vraiment sympathiques ces Aussies !

La région du "Kings Canyon" est l'un des sites d'Australie où on a le plus de chances de rencontrer des dromadaires qui forment aujourd'hui une population de plus d'un million d'individus. Ils ont été importés vers la fin du XIXème siècle pour la construction des voies ferrées. L'avènement des machines modernes a signé le glas de leur coopération subie et environ 20000 de ces animaux adaptés au climat sec australien se sont retrouvés en liberté. 
Leur adaptation leur a permis de prospérer en toute quiétude. Ils sont dorénavant chassés. Malheureusement, nous n'en verrons pas la queue d'un. Comme les kangourous.

On décide d'aller faire la randonnée Kings Creek Walk jusqu'au fond du canyon sur une plate-forme qui offre une vue à mi-hauteur du canyon vers 16h quand le soleil décline. Balade familiale de 2 km AR soit environ 1 h. 
La Kings Canyon Rim Walk de 6 km me tentait plus avec ses possibilités de vues depuis les hauteurs du Kings Canyon (soit 100 m) sur les environs mais il est trop tard et les enfants sont fatigués de leur journée.

Et on rencontre un jeune français auto-stoppeur qui fera la randonnée avec nous. Les enfants sont ravis de raconter leur vie en Nouvelle Calédonie







Sur le parking, on rencontre un autre couple français de baba-cools en van, excellent ! On s'échange les bons tuyaux de camping sauvage, et bla bla bla...
Mais voilà le soleil qui se couche ! Vite ! On s'installe sur le parking spécial sunset. Et là encore, nous aurons droit à un embrasement de couleurs sur le canyon, du orange, du rouge, du jaune. 
Waouh, mais que c'est beau !





Bilan : le Kings Canyon, 3 étoiles ou 3 cœurs c'est selon. Bien mérités : l'endroit est paisible et majestueux. Nous le quitterons à regret car le temps ne s'est pas arrêté malheureusement, malgré nos incantations "Ô temps, suspends ton vol"... La subjectivité du passage du temps est totale !

Dans le camping, nous faisons pâles figures à côté des baroudeurs qui nous entourent. Indiana Jones en perdrait son chapeau. Les vrais Australiens, les purs et durs tels qu'on se les imagine (cf. Crocodile Dundee) ont un équipement inimaginable pour traverser le désert, foncer sur les pistes, vivre seuls au milieu de nulle part en toute autonomie. Des caravanes et remorques 4x4, des bidons d'eau, des jerrycans, des bouteilles de gaz, des pneus de secours en voici en voilà accrochés aux galeries, des antennes de téléphone satellite, de GPS...

La GO accoste alors avec son sourire irrésistible notre voisin de site. Manque de bol, encore un retraité. Point de Nicole Kidman ou de Hugh Jackman... Il nous confirme que la piste de la Mereenie Loop est praticable avec notre campervan (4x4 certes, mais nous on n'est pas encore Sebastien Loeb !). Il affirme que c'est faisable, allez hop c'est décidé demain on tente l'aventure : 160 km de piste.
Prudents, on fait le "check-up", comme notre gentil et prévenant voisin nous le conseille : pneus OK, cric gonflable, pelle de désensablage OK, corde OK, eau 60 litres OK, bouffe OK. 

Mereenie Loop Road :


Et le lendemain matin c'est le grand départ pour notre petite aventure. Cette piste autrement appelée Red Centre Way est la seule voie alternative possible à la route goudronnée entre Alice Springs et le parc d'Uluru
Triple avantage : c'est un raccourci qui permet de ne pas refaire bêtement la même route dans l'autre sens et elle permet de découvrir d'autres paysages, loin de la cohue...

Et alors, qu'est ce qu'on a bien fait de passer par là !! La piste permet d'éviter de revenir sur nos pas et de se manger les 550 km de route monotone jusqu'à Alice Springs ! Et cette piste nous offrira des paysages superbes, des instants de grande solitude, des chevaux sauvages, de la poussière, de la boue, des rochers, du sable et de la tôle ondulée : on ralenti par endroits à 50-60 km/h sur un toit de tôle bordé de sable, en serrant les dents et les fesses en priant que ça passe sans que ça casse ! 
Par contre, les cahots sont violents et dorénavant on sait véritablement ce que signifie une route de tôle ondulée. Les affaires fixées dans la cellule s'arrachent sous les chocs répétés ce qui nécessitera une vingtaine de minutes de bricolage pour tout remettre en place. 
Autre inconvénient : le dos, qui souffre... surtout quand la conductrice se lâche et dépasse les 90 - 100 km/h !








Bilan de la course :
- DS et SuperMarioKart en direct, "Quelle chance les enfants hein ?", "Allez c'est parti on accélère !!"
- quelques engueulades au sein d'un couple auparavant soudé !!, faut bien se défouler : "Mais arrête de rouler dans le sable !!" "Où veux-tu que je roule ?" " "Tu roules à droite !!" "Ah oui c'est vrai !"
- le camper-van a changé de couleur sous la poussière et a pris 10 ans en 3 h
- le frigo et les placards sont ouverts en vrac (bon je l'accorde c'était pas très bien rangé avant). Tout nous tombe dessus en ouvrant la porte du van, et M...de !
- sous le "bordel" on trouve l'extincteur et le boitier de commande électrique qui ont été arrachés (ça tenait avec 3 vis de rien !), oh P.....n !
- un léger mal de dos pour le copilote pour qui il était temps que ça s'arrête, "T'aurais pas amené la ceinture lombaire des fois ?" "Ben non"
- une séance gratuite de musculation pour la pilote, biceps, fessiers tonifiés et doigts rigidifiés sur le volant...

Heureusement, le copilote se transforme alors courageusement en Mac Gyver, dégaine son arme fatale, Le couteau suisse multilames, dévisse quelques vis autour du frigo et revisse avec ces vis ce qui est tombé, sans aucun doute le copilote est l'atout technique et matériel de nos expéditions !

West MacDonnell Ranges :


Nous sommes arrivés sains et saufs à l'Ouest d'Alice Springs, dans une chaîne de montagnes que nous allons explorer pendant deux jours : les West MacDonnell Ranges. Comme c'est un National Park, tout est bien indiqué, balisé et les randonnées sont magnifiques et assez courtes.

Tyler's Pass Lookout : 



Premier arrêt, le belvédère de "Tyler's Pass" qui est aussi une aire de repos en altitude. Altitude qui offre de superbes vues panoramiques sur les environs dont Gosse Bluff, cratère de cinq km de diamètre et qui a formé des "lèvres" ou collines de 250 m d'altitude tout autour. 
Ce cratère témoigne de la violence de l'impact d'une météorite (première et deuxième photo (agrandissement)) :





Redbank Gorge :


Outre son caractère sacré pour les Aborigènes, la Redbank Gorge (Yarretyeke) est une oasis pour la faune et la flore grâce à la présence d'eau tout au long de l'année mais seulement au fond de la gorge au niveau de son billabong (trou d'eau). La Redbank Gorge est une étape du Larapinta Trail
À cette époque de l'année, la sécheresse se fait sentir :









Mount Sonder Lookout :


Sur la route de "Glen Helen Gorge", nous profiterons de la vue offerte par le "Mount Sonder Lookout". Le Mount Sonder qui a pour nom aborigène Rrewtyepme et qui fut une source d'inspiration de tout premier plan pour le peintre Albert Namatjira, peintre australien aborigène connu pour ses tableaux de paysages :





Glen Helen Gorge :


La "Glen Helen Gorge" creusée par la Finke River est rougeoyante à la lumière déclinante de fin de journée. Un héron nous tiendra compagnie :




Au bord de la Davenport River :


Nous trouvons un super site de camping sauvage au bord d'une rivière la "Davenport River".  La route pour accéder à ce site offre de superbes vues avec une belle lumière à cette heure de la journée : 




On bénit le ciel (ou ce que vous voudrez) de disposer d'un vrai 4X4 sinon c'était le dépannage assuré puisque le sable est omniprésent  et très profond. La démultiplication n'a pas été de trop. De nouveau le calme de la nature nous repose et nous assure une douce traversée dans les bras de Morphée.



Ormiston Gorge :


L'Ormiston Gorge, quelle balade ! Considéré comme un des plus impressionnants sites des West MacDonnell Ranges. Au fond de la gorge, serpente un petit cours d'eau jusqu'à Ormiston Pound.
On monte par un sentier super escarpé qui nous amène à un belvédère en bois : le Ghost Gum Lookout  après une vingtaine de minutes de marche et qui permet une vue extraordinaire sur la gorgeOn descend ensuite dans la gorge le long du Pound Walk, sentier de 7,5 km (environ 3 h). Pour revenir, on escalade les rochers si on ne veut pas reprendre le même chemin. Ce dont on a horreur ! 






Ochre Pits :


Ici c'est "Ochre Pits" une carrière sacrée où les Aborigènes se fournissaient en pigments pour leurs peintures rituelles. Ces ocres blanches, jaunes et rouge-brun proviennent du calcaire coloré par les oxydes de fer.





Derniers kilomètres avant Alice Springs :


Puis le temps passant dangereusement vite, nous reprenons la route vers Alice Springs. La route longe des paysages quasi lunaires :






Alice Springs :


Puis c'est l'arrivée dans la deuxième plus grande ville du Northern Territory : Alice Springs. Après ces quelques jours isolés, la tête nous tourne de voir tout ce monde et cette agitation qui semble tout de même un peu vaine... 
Nous rendons le campervan non sans problème à l'agence Apollo puisque le comptoir de location de notre second véhicule que l'on prend en échange à l'aéroport reste désespérément fermé malgré ce qui était prévu à la réservation... On hérite finalement d'une petite Toyota Yaris à boîte manuelle, ce qui complique la conduite : le maniement de la boîte de vitesse avec la main gauche n'est pas si aisée que cela ! 
Avantage indéniable de la civilisation :  2 nuits à l'hôtel Alice in the Territory, volupté d'un bain et confort dans le lit King size. Rien que ça !!

Cette ville d'Alice Springs semble avoir poussé comme par magie au milieu de la poussière rouge. Comme cette ville est le principal accès au parc d'Uluru - Kata Tjuta, à certaines époques de l'année, il peut y avoir jusqu'à six fois plus de touristes que d'habitants. 
Pour devenir un résident reconnu par ses pairs, on doit avoir vu la "Todd River" couler trois fois... Ce qui peut demander vingt ans ! Là encore, les coutumes peuvent sembler loufoques : tous les ans se déroule la plus grande régate sur rivière asséchée !
Dans la rue commerciale d'Alice Springs, de nombreuses galeries exposent des œuvres de l'art aborigène.

Alice Springs Reptile Centre :


Nous visiterons le Centre des Reptiles où est enseigné le comportement à tenir en cas de rencontre hasardeuse. Un peu tard pour nous qui avons quitter le bush... 
Visite dédiée à notre spécialiste animalier, qui réclamait à corps et à cris de voir son lézard à collerette,  son diable cornu, son Varan de Gould et tout le tintouin.

Et bien il a été plus qu'heureux au Alice Springs Reptile Centre :




School of the Air :


On visitera aussi l'École des Ondes (School of the Air) qui repose sur le même principe que le "Royal Flying Doctor Service Base" à quelques rues de là : puisque la puissance publique ne peut s'implanter partout sur un aussi vaste territoire (1,3 millions de km²) à la densité de population faible, les services publiques sont centralisés et officient depuis la capitale via la radio HF et les équipements internet. Ainsi, en cas d'urgence médicale, ce sont les services médicaux se déplacent jusqu'à la population. 
On a assisté en direct à un cours de gym : la prof, dans le studio, est devant la caméra et parle aux enfants comme s'ils étaient devant elle, et sur un autre écran on les voit, les petits élèves, chez eux... 
Une visite à ne pas manquer pour comprendre ce qu'est l'Australie, et la vie que l'on peut y mener.





Downtown Alice Springs :


Alice Springs n'est pas une belle ville en soi, on le savait. Mais on a pu y trouver quelques magasins sympas, pour les souvenirs ; et un Woolworth (c'est un peu Monoprix) qui nous a semblé sortir tout droit du paradis : un vrai magasin, propre, éclairé, et surtout très achalandé. Alors que la ville est au milieu de nulle part.
Pain, viandes, nourriture de tous pays, variée, copieuse, des fruits des légumes. Tout ce qu'on trouve difficilement en Nouvelle Calédonie. On s'est régalé des yeux, les narines au vent. Et pour une fois on n'est pas à calculer. En Australie, tout est hors de prix mais pour la nourriture c'est à peu près comme en France. Cela aussi nous change agréablement de la Nouvelle Calédonie.








Nous reprendrons un vol vers Sydney où nous passerons la nuit dans l'hôtel Formule 1 de l'aéroport. Lever à 4 h du matin pour prendre l'avion vers Nouméa. Déjà qu'on a vraiment pas envie de rentrer mais se lever à cette heure là, décidément...!

Et voilà, c'est la fin de notre premier voyage en Australie. Magnifique voyage. Souvenirs pleins la tête !

Nous avons beaucoup aimé... Mais comment ne pas apprécier cette immensité, ces couleurs, ces rochers, ce soleil...

AUSTRALIA, WE WILL BE BACK !!!





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