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vendredi 28 octobre 2011

L'Île des Pins, une perle ? Non un joyau du Pacifique !


Je vais en remettre une couche avec cette Île des Pins. Paradis en plein Pacifique Sud, sous le soleil et la chaleur. 
Bon si vous êtes toujours là, je vous raconte la suite : nous avons loué une voiture (un peu pourrie) pour pouvoir faire le tour de l'île qui fait quand même environ 18 km par 15 : on n'est ni Lance Armstrong ni Jeannie Longo pour la sillonner à vélo !

Bagne d'Ouro :


On visitera donc les vestiges du bagne d'Ouro, car l'île a un passé bien triste. Un cimetière de déportés et le bagne nous rappellent le sort malheureux des Communards, exilés sur cette île paradisiaque en 1872 juste parce qu'ils n'étaient pas d'accord avec la capitulation française face aux Prussiens et capturés lors de la Commune de Paris.



Voici le témoignage d'un jeune bagnard sur son expérience : 
"J'avais vingt ans quand j'ai débarqué, un matin de 1872, dans cette île aux paysages paradisiaques. Je n'ai rien vu de sa beauté, désespéré que j'étais par ma peine, l'exil et la séparation des miens. Beaucoup de mes compagnons, déportés comme moi, sont morts sur cette terre. Ce cimetière, au pied de la colline, est leur dernière demeure. Quand, amnistiés, nous avons quitté l'Île des Pins, nous avons construit le monument que vous voyez au centre du cimetière, en espérant qu'ainsi nos compagnons ne tomberaient pas dans l'oubli. 
Vous qui passez, songez à ces hommes et à ces femmes qui sont morts ici, loin de chez eux, sans avoir revu leur patrie"    [Un déporté].


Comme quoi la notion de paradis terrestre est toute relative...


Baie de la Corbeille / Vüro :


On passe ensuite sur la côte Ouest par la Baie de la Corbeille (Vüro):









Baie des Crabes :


Puis direction la Baie des crabes à Gadji via une route dont l'état pose question. Des portions entières ne sont plus goudronnées. Pas bon pour la voiture de location qui n'a rien d'un 4x4. Après prise de renseignements, il semble que les travaux de réfection de cette voirie dure depuis plus d'un an et demi !. Ce n'est pourtant pas bien grand. :




Là encore les mots manquent pour qualifier la couleur de l'eau et le caractère paradisiaque des plages. 





Encore qu'il faille se méfier. Par endroit ce n'est pas du sable mais de la vase blanche limoneuse. Et qui colle aux pieds. Et qui glisse.







Village de Vao :


Puis nous descendrons vers l'unique village de l'Île des Pins, plein sud : Vao. Son église, son école, son collège, sa mairie, son dispensaire et.... c'est tout ! 
Comment font les gens pour vivre ici. Cela ressemble fort à la définition que je me fais d'un "trou"!







Baie Saint-Maurice :


On quitte rapidement le village (ben, il est minuscule) et on fonce vers la statue de Saint-Maurice sur la baie du même nom car c'est l'heure... du picnic ! 
Waouh, quel endroit pour pique-niquer : on est tous seuls face à l'Océan Pacifique (non, il s'agit en fait de la Mer de Corail) qui nous offre toute une palette de bleus sous le soleil. C'est exceptionnel, jamais depuis que nous sommes arrivés sur le caillou nous n'avons vu la mer aussi belle !
Cette statue érigée en l'honneur de Saint-Maurice puisque c'est le premier site chrétien de l'Île des Pins est entourés de totems kanaks païens :









Baie Saint-Joseph :


Nous allons ensuite contempler la Baie Saint-Joseph. Le soleil est de plus en plus caché par les nuages, zut de zut !!! On marche tout de même le long de cette superbe baie en admirant les pirogues à balancier au mouillage avec lesquels les locaux promènent les touristes vers la piscine naturelle d'Oro
À y regarder de plus près, la construction ne paraît guerre traditionnelle : ce sont des bois de récupération qui sont utilisés.




Piscine Naturelle d'Oro :


On essaie de prendre le mauvais temps de vitesse. On arrive au joyau de l'île... la piscine naturelle d'Oro par voie terrestre. Malgré les nuages de plus en plus menaçants, nous décidons  de traverser la rivière à gué. Quand la marée est haute, le gué n'est plus qu'un souvenir puisque l'eau monte jusqu'à la taille (d'un adulte). Il se met alors à pleuvoir des trombes d'eau ! 
Nous patientons une demi heure dans une paillote dont le toit aurait bien besoin d'être réparé en espérant la clémence de la météo. Rien n'y fait, cela semble parti pour la soirée. Ce sera pour un autre jour !

Ambiance au camping :


Une nuit courte plus tard : un groupe d’ados kanaks en difficulté partage le même camping que nous. Ils se sont lâchés la veille au soir malgré la pluie et comme l'habitation mélanésienne est tout sauf isolée phoniquement, on en a bien profité. Ah, le civisme des campeurs en Nouvelle-Zélande et Australie, où est-il ? À 2000 km !


Pic N'Ga :


Ouf grand soleil le lendemain : on part de bon pied (on n'a plus de voiture) à 8h30 pour escalader le Pic N'Ga, 268 m d'altitude et donc de dénivelé... Il fait déjà 27°C à l'ombre, mais très rapidement on quitte la forêt pour marcher sur un pierrier en plein soleil. 
Les enfants sautent comme des cabris et nous on souffle comme des phoques. On est rouge écrevisse, mais on finit par s'échouer comme des baleines au sommet ! 
Nous y rencontrons un couple qui vient de l'Île Maurice et qui ont l'air d'avoir aussi les mêmes difficultés respiratoires. On discute un peu le temps de reprendre notre souffle avant d'admirer le sublime panorama qui s'offre à nos regards éblouis. Par la vue et par... le soleil de plomb. 
Et ils nous apprennent qu'ils sont très déçus par la "Grande Terre" et son manque de belles plages de sable blanc tant vantées dans les dépliants touristiques. Ils sont nostalgiques de leur île de l'Océan Indien. Nous partageons le même constat. 














Un petit pique-nique avec une telle vue ça vous requinque avant la descente. Et devinez à quoi on rêve alors que nous transpirons sous les 30°C : au bon bain qui nous attend à la Baie de Kanumera !!





On explorera cet après-midi là en PMT les fonds autour du rocher de Kanumera. Il est interdit à l'escalade car c'est un rocher sacré
On voit du corail et des centaines de poissons multicolores, c'est vraiment vraiment très beau. J'aperçois une raie. Bon par contre sans combi on se refroidit vite !!! 
Direction la plage, le soleil... quelle chance nous avons de vivre de tels moments ! 

La suite c.à.d la piscine naturelle d'Oro au prochain épisode...




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